Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Un capitalisme à visage humain. Le modèle vénitien
Barreau Jean-Claude
FAYARD
22,45 €
Épuisé
EAN :9782213654386
Venise n?a pas toujours été une ville morte, une ville musée saturée de touristes telle que nous la connaissons aujourd?hui. Durant cinq siècles, la Sérénissime fut une cité grouillante, commerçante, souvent belliqueuse, à la tête d?un empire qui domina une grande partie du monde occidental et oriental, avant de céder la place à la Grande-Bretagne.Comment un républicain aussi convaincu que Jean-Claude Barreau peut-il choisir l'oligarchie vénitienne comme modèle pour notre société? Parce qu?elle inventa un capitalisme intelligent, respectueux de son peuple, fondé sur le sens de l?État de ses élites. Parce qu'avoir de l'argent impliquait plus de devoirs que de droits. Bien avant les protestants de Max Weber et leur célèbre éthique, les Vénitiens inventèrent le capitalisme moderne (la Bourse, les banques, la lettre de change, la comptabilité double), mais aussi l?écologie au quotidien, une certaine forme de laïcité, le non cumul des mandats et la justice égale pour tous. Parce que les riches qui dirigeaient ce monde avaient à c?ur de le préserver, de le faire fructifier et non de le consommer. Comment construire un capitalisme à visage humain ? En ces temps de crise, la question est d'une grande urgence. Venise nous donne une partie de la réponse et Jean-Claude Barreau une magistrale leçon d'économie politique.
Jean-Claude Barreau, élevé dans l?athéisme, s?est converti à l?âge de vingt ans: il fut prêtre quelques années. Il exerça par la suite de nombreuses responsabilités dans l?État; il est actuellement directeur du département de culture générale au pôle universitaire Léonard de Vinci. Il est également l?auteur d?une trentaine d?ouvrages dont certains ont connu un grand succès, parmi lesquels, récemment, Les Vérités chrétiennes (Fayard, 2004) et Toute l?histoire du monde (Fayard, 2005).
Résumé : Que sait-on exactement du Christ ? Que disait-il à ses disciples, à ceux qui l'entouraient, à ceux qui l'ont mis à mort ? A quoi ressemblait le Royaume qu'il annonça toute sa vie ? Quelles ont été ses relations avec Marie-Madeleine ? Avec sa mère Marie ? A-t-il vraiment fait des miracles ? Avec Les vraies paroles de Jésus, Jean-Claude Barreau, ancien prêtre-ouvrier et auteur de nombreux ouvrages consacrés à l'Eglise ainsi que d'une Biographie de Jésus très remarquée, revient aux sources et va au-delà des exégèses et des interprétations. C'est à Jésus qu'il donne la parole. Une parole dont on mesure seulement aujourd'hui à quel point elle a été révolutionnaire et qui laisse apparaître, derrière le mythe, un homme seul et, parfois, fragile. Un ouvrage iconoclaste et engagé d'une réjouissante alacrité.
Il est dangereux de parler de Dieu. Qu'Il existe ou non, Il n'est pas le concept évanescent auquel nos arrière-grands-pères éclairés daignaient concéder une présence fantomatique. Le mot camoufle des forces puissantes, lumineuses ou obscures. Il ne faudrait pas le prononcer à la légère. Si un ordre supérieur à mon individualité existe, cet ordre doit pouvoir être conçu dans l'ordre inférieur où je me situe. L'individu conscient, infiniment petit, doit pouvoir concevoir l'infiniment grand. Quel que soit l'ordre concevable, l'ordre supérieur doit être imaginé dans l'ordre inférieur. L'individu renvoie ainsi à l'univers, ou à Dieu et l'univers ou Dieu à l'homme. Chaque être humain, à l'instant même où il s'éprouve comme "quelqu'un", devient en quelque sorte un point focal de l'univers, un être métaphysique. Le réel, pour nous, est d'abord ce que nous ne pouvons pas nier. Or s'il y a une chose que nous ne pouvons pas nier, c'est notre conscience individuelle. C'est donc d'elle qu'il faut partir, modestement, pour s'interroger sur Dieu.
Le commissaire Gradenne prend froid dans l?hiver du Jura. A la manière de Maigret, enquête « grippée », gendarmes trop « pressés » comme ce corps broyé par la machine?Quelle idée aussi de confier à des officiers de marine à la retraite le renflouement d?une usine, dans ce « port de mer » sous la neige, au milieu des forêts!Vous reprendrez bien de cette Morteau, mijotée dans la potée de la veille, accompagnée d?un Poulsard?? Avec un Comté de plus de dix-huit mois, on vous recommande ce jeune lieutenant de 30 ans d?âge sans beaucoup d?affinage à la PJ, mais avec du? nez, avisé et goûteux!
Carnages. Des millions de morts dont le décompte pourrait avoisiner celui des victimes de toutes les guerres depuis 1945. Qui en parle? Qui s?intéresse à ces « carnages incompréhensibles »? Rwanda, Kivu, Sud-Soudan, Somalie, Darfour? Invoquer la folie des hommes ne fournit aucune clé d?interprétation; et l?on ne peut pas se contenter de regarder l?Afrique sous le seul angle des Droits de l?homme ou de la Françafrique.Étonnamment, ces conflits majeurs n?ont jamais été appréhendés dans leur globalité. Qui ont été les soutiens, voire les promoteurs de toutes ces guerres? Quels intérêts ont-elles servis? À contre-courant de tout ce qui s?écrit sur l?Afrique, Pierre Péan expose les logiques stratégiques qui visent à remodeler l?Afrique, et dont les « dégâts collatéraux » ont été d?une ampleur inédite et tragique.Il nous révèle ainsi les dessous du Grand Jeu africain des puissances occidentales et les affrontements feutrés entre elles. Après la chute du mur de Berlin, les États-Unis, aidés notamment de la Grande-Bretagne et d?Israël, ont décidé d?étendre leurs aires d?influence sur le continent africain, en réduisant notamment le pré carré français. L?instauration du nouvel ordre mondial y a été d?autant plus profonde que l?Afrique est devenue un des principaux terrains du « choc des civilisations » qui a installé, avant le 11-Septembre, l?Est africain dans l?espace conflictuel du Proche-Orient. Les regards braqués sur le Grand Moyen-Orient n?ont pas vu que le Soudan était devenu pour Israël et pour les États-Unis un pays potentiellement aussi dangereux que l?Iran: il fallait donc « contenir » et diviser le plus grand pays d?Afrique.Les États-Unis, le Royaume-Uni, Israël, la France, le Canada, la Belgique et plus récemment la Chine ont été les belligérants fantômes de ce conflit. Il est temps que l?on tire au clair les responsabilités des uns et des autres. Pierre Péan est écrivain et enquêteur. On lui doit notamment Une jeunesse française: François Mitterrand (Fayard, 1994), La Face cachée du Monde (avec Philippe Cohen, Mille et une nuits, 2003); Noires fureurs, blancs menteurs (Mille et une nuits, 2005), Le Monde selon K (Fayard, 2009).
Abromont Claude ; Montalembert Eugène de ; Fourque
Extrêment complet et passionnant, un guide à conseiller à tous les musiciens, qu'il soit étudiant, professionnel ou simplement mélomane." --Piano, le Magazine
Le nouveau monde de l'oncle Henry La fin de la guerre froide semblait déboucher sur un monde simplifié: au centre, une Amérique victorieuse et sans rivale, seule superpuissance capable de dicter son ordre mondial et de diffuser partout son mode de vie et ses valeurs. La magistrale leçon d'histoire et de diplomatie d'Henry Kissinger détruit cette illusion: l'Amérique, prévient celui qui a inspiré pendant près de dix ans sa politique étrangère, va devoir réformer profondément sa vision du monde et ses méthodes d'action, sous peine de se réfugier à nouveau dans un isolationnisme aussi dangereux qu'illusoire. Il lui faudra évoluer dans un système complexe d'équilibre des forces, une notion avec laquelle elle est justement en "délicatesse". Cette révision déchirante concerne d'abord le rêve américain de sécurité collective: incarné pendant près d'un siècle par Woodrow Wilson, l'architecte de la paix de Versailles, il se nourrit de grands principes (l'autodétermination), de volonté de coopération, de partage des valeurs (américaines) et du respect du droit international. Cette doctrine prenait le contre-pied d'une conception européenne qui avait dominé les affaires internationales pendant près de trois siècles avant de s'effondrer. Richelieu, Metternich et Bismarck avaient inventé les concepts d'Etat-nation et de souveraineté, dans un équilibre où chacun, toujours prêt au conflit, se déterminait selon son intérêt national et sa marge de manoeuvre. Or la doctrine wilsonienne n'est plus pertinente, et le nouvel ordre "ressemblera davantage aux systèmes étatiques des xviiie et xixe siècles qu'aux schémas rigides de la guerre froide". Il comprendra cinq ou six grandes puissances - les États-Unis, la Chine, la Russie, le Japon, l'Europe (si elle est unie) et peut-être l'Inde -, entre lesquelles s'établira un jeu mouvant. Et l'ancien conseiller des princes conclut sa grande fresque en suggérant à Bill Clinton de s'intéresser "au style de Bismarck". Les solutions les plus inventives, affirme-t-il, consisteront à "construire des structures mixtes, en chevauchement", fondées sur des principes, des préoccupations de sécurité, ou des intérêts économiques communs. Mais le rodage de ce système, dit-il, "prendra sans doute plusieurs décennies"... --Vincent Giret--