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Refuge sacré
Barreau Cathie
PUBLIE NET
17,95 €
Épuisé
EAN :9782814595941
Cathie Barreau mène depuis longtemps son oeuvre d'écrivain en parallèle d'une forte implication dans le domaine des ateliers d'écriture. Une résidence d'écrivain, c'est avant tout un partage. Un fragment complexe de réel, avec toutes ses contradictions humaines et ses émotions, et l'intervention de l'auteur, le jeu permanent de miroir qu'induisent ses textes, déstabilise la donne. Pour l'écrivain, en retour, littéralement une mise au monde : son expérience dans la langue est au travail dans ce réel même, invisible sinon. Ville-Evrard est un des plus grands établissements psychiatriques de l'île de France. Il a accueilli quelques patients célèbres, dont Camille Claudel et Antonin Artaud bien sûr. L'équipe de soignants y a déjà accueilli, ces dernières années, d'autres écrivains. Dès le départ de cette résidence, Cathie Barreau annonce sa forme : un journal de voyages. Le voyage qu'elle fait de Nantes à l'hôpital. Le voyage qui s'établit, de visite en viste, entre elle et les patients qui écrivent. Journal qui mêle le retour sur soi à l'observation directe, des paysages, des lieux, des choses. Et bien sûr les paroles, le trouble des paroles, l'intensité des relations mises en travail, côté patients, côté accompagnants, côté soignants. Au terme du livre, ce choeur étrange et sauvage, si humainement juste, où les voix des patients, des soignants et celle de l'écrivain même resurgissent dans le lieu même qui les a fait sourdre. Il s'agit bien, il s'agit seulement, de littérature. Celle qui nous ouvre au monde, là où les mots n'étaient pas encore. Elle est chemin, expérience, assaut.
Une femme écrivain se fait fantôme et rend visite à ses aïeux, Célestine, Alexandre, Clarisse, Octavie, Abel, Baptiste... Auprès d'eux, elle vit leur présent. Forte de leur futur, elle les console.Comment évoquer autrement que dans le souvenir ceux qui nous ont précédés? Et comment imaginer que ceux dont nous sommes issus nous ont rêvés?
Résumé : Que s'est-il passé ? Voici le livre le plus étonnant de Ioànnou. On reconnaît bien son monde et pourtant tout a changé. L'auteur est toujours là, au coeur de ces récits composites, inclassables - même si, à vrai dire, la part de fiction semble ici plus grande, même si l'auteur-protagoniste se dissimule à moitié parfois, passant du je au il - et même, une fois, sans doute, au elle... On reconnaît aussi les thèmes - solitude, amours impossibles, union de l'amour et de la mort, du sexe et du sacré, du désespoir et de l'espérance. Il est vrai que cette fois le narrateur s'enhardit, l'autocensure se relâche, l'aveu se fait nettement plus explicite. Mais la grande nouveauté, c'est un spectaculaire changement de voix. L'écriture ancienne de Ioànnou, brève, ramassée, à la fois dense et trouée de silences - du court qui en dit long - est soudain balayée par un grand souffle, comme si une digue cédait soudain, et un torrent de mots déboule tout au long de paragraphes immenses, de phrases qui n'en finissent pas, dans des histoires qui sentent l'insomnie et la fièvre, hallucinées, égarées, où les lieux et les temps parfois se mêlent, brûlantes, où parfois l'on se perd.
Aucune carte du monde n'est digne d'un regard si le pays de l'utopie n'y figure pas. - Oscar Wilde 1830, 1848, 1871, 1905, 1917... les révolutions et révoltes populaires se sont succédées pendant un siècle. Portés par une volonté de conquêtes sociales, d'une transformation profonde de la société et par l'espoir de voir leurs idées triompher, des auteurs engagés dans différents courants progressistes ont imaginé l'avenir des révolutions qu'ils vivaient ou qu'ils souhaitaient : à partir de théories ils projettent les lecteurs dans une ère nouvelle, un âge d'or à venir. Les sept textes réunis dans Demain, les Révolutions ! témoignent de la diversité des points de vue, des courants et des moyens de réaliser la révolution annoncée. Ces disciples de Saint-Simon et de Charles Fourier, socialistes et anarchistes, communards et anarcho-syndicalistes rêvent de voir le monde changer de base. Dans ces utopies et anticipations révolutionnaires, une nouvelle société se dessine : plus juste, plus fraternelle, plus égalitaire. Si ces espérances ne se sont pas toutes réalisées, elles contiennent des buts à atteindre qui sont toujours d'actualité, elles portent en germe l'émancipation du genre humain et le désir d'un avenir radieux. L'utopie n'est pas une illusion, elle est un idéal ; elle n'est pas une chimère, elle est un projet. Si, comme l'écrivait Victor Hugo, "l'utopie est la vérité de demain" , hier comme aujourd'hui, avec tous les Jean Misère, continuons de bâtir des cités idéales, de chanter le temps des cerises et, demain, le soleil brillera toujours ! Présentation de Philippe Ethuin.
Résumé : C'est d'abord un chant de retour. Une femme revient sur une île de Bretagne, dans le paysage de mer où elle a grandi. Elle habite sous un phare, et la nuit ravive les fantômes. Entre le pays et soi, désormais, un décalage, par toutes ces années d'Amérique collées sur la peau. Alors lancer des mots à la mer, par petits éclats, comme les messages des sémaphores. Une adresse à un aïeul, un capitaine qui est allé se perdre à l'ouest aussi, longtemps avant. Et le reflux des souvenirs, premières amours, cassures et dérives, pour s'éclairer où il y a eu partage des eaux, entre rester et s'en aller. Tout ce que nous aurions pu faire si nous n'étions pas partis au loin est resté inachevé. Les fantômes ne sont pas des morts, ce sont des vies que nous avons laissées en suspens.
Résumé : Qui est Robin Sonntag ? Informaticien au sein d'une société secrète, il oeuvre à sauvegarder les savoirs de l'humanité via un réseau d'algorithmes répartis sur des millions d'ordinateurs et d'appareils domestiques. Qui est Alice Barlow ? Celle que Robin ne parvient pas à oublier, et qu'il ne veut pas souiller de sa virilité toxique. Ne pouvant couper aucun pont avec elle dans ce monde hyperconnecté, une idée lui est venue : celle de détruire Internet pour ne plus avoir de lien, même potentiel, avec elle... Dans ce roman d'un nouveau genre, capable à la fois de faire chanter les protocoles régissant les réseaux immatériels et suivre le cheminement des données giclant de câble en câble, Joachim Séné réalise dans l'écosystème littéraire ce que tout un chacun expérimente en ligne : il fait oeuvre de navigation. Dystopie au présent, L'homme heureux synthétise le meilleur et le pire du web encapsulés sous la forme d'un roman à flux tendu qui "écrit les âges sombre du futur avec des bâtons de bergers étrusques".