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Le Testament de Dom Bedos. Abbatiale Sainte-Croix de Bordeaux, 1748-2001
Barraud Jean
WILLIAM BLAKE
51,10 €
Épuisé
EAN :9782841031115
Le nom de Dom Bedos signe la somme des connaissances théoriques rassemblées autour de la fabrication de l'instrument-roi, contenues dans son traité L'Art du Facteur d'Orgues (1766). On connaît beaucoup moins les talents du Bénédictin dans sa pratique elle-même, du fait de la rareté des orgues de sa main, ou construits sous sa direction. La restauration effectuée en l'Abbatiale Sainte-Croix de Bordeaux en 1997 révéla de façon éblouissante le seul instrument authentique de cette taille qui nous soit parvenu. Elle constitue Le Testament de Dom Bedos, légué à la ville de Bordeaux certes, mais aussi aux facteurs d'orgues et aux organistes des générations futures. Ce livre a l'ambition de retracer l'histoire hors-norme d'un instrument édifié en 1748 pour une abbaye bénédictine au sommet de sa prospérité. Au travers d'épisodes dans lesquels les passions révolutionnaires, la pusillanimité et l'aveuglement des hommes ont contribué à exiler, mutiler, dégrader le chef-d'?uvre du moine jusqu'à le rendre méconnaissable et proche de la ruine complète. Il raconte comment quelques esprits lucides et passionnés ont lutté avec opiniâtreté pour rendre à cet instrument son éclat d'origine. La restauration effectuée par Pascal Quoirin, onze années durant, fait de lui aujourd'hui l'un des instruments les plus fascinants de l'Europe baroque. Ce livre s'adresse tout autant à l'amateur de patrimoine historique qu'aux spécialistes de la facture d'orgues intéressés par les détails d'une restauration reconnue aujourd'hui comme une référence.
Jean-Marie Barnaud (né en 1937) est un poète discret, même s'il est largement reconnu dans le monde de la poésie (prix Apollinaire, prix Georges Perros, exposition rétrospective à la Bibliothèque de Charleville, chroniqueur éminent de remue. net). Il a bâti au fil des décennies, dans la proche parenté de Jaccottet et Bonnefoy, au reste très attentifs à son travail, une oeuvre d'une cohérence et d'une constance rares. Riche de seize livres tous publiés à Cheyne, cette oeuvre poétique, qui s'est accompagnée de romans et récits chez Gallimard et Deyrolle notamment, est toute entière vouée à formuler les arguments de la beauté subsistante au coeur des incessants démentis et des inévitables cruautés de l'existence individuelle et de l'histoire collective. On y entend d'un bout à l'autre une voix sobre, pudique, d'une bouleversante humanité dans sa retenue même et qui parle d'emblée intimement au lecteur. Le geste littéraire ici est étroitement tributaire d'une exigence éthique sans faille, comme la manifestaient un Paul Celan ou un Claude Simon, avec lequel le poète a correspondu. Le présent volume qui reprend des poèmes extraits de plusieurs des recueils majeurs de l'auteur et qui est préfacé par le poète et critique Alain Freixe, doit permettre de mieux distinguer la voix haute et singulière de Jean-Marie Barnaud dans la génération des Noël, Venaille, Bancquart ou Deguy.
Le censeur est mélancolique. Il ne croit plus à l'armée, ni à l'ordre, ni à l'idéologie, ni à l'Etat. Il est âgé, vit seul, s'émeut de la naissance du printemps, prend soin d'un loriot, écoute de la musique, va à la pêche avec un jeune officier à qui il enseigne l'art de censurer les lettres... Car la Censure n'est pas un acte grossier et arbitraire : c'est une activité infiniment complexe, délicate. Elle s'attache à enregistrer toutes les variations des âmes, les oscillations infimes des sentiments et des pensées ; et, pour finir, chacun en est à la fois l'acteur et la victime. Pris sous le regard de la Censure, déchirés par ses pièges, enchaînés à leurs fatalités, tous les personnages du livre cherchent en secret la parole et l'amour qui libère.