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Chaos multiples. Derrida et Goodman face à l'ordre et à l'un
Barrau Aurélien
GALILEE
24,99 €
Épuisé
EAN :9782718609591
L'histoire philosophique montre, ou au moins suggère, que toute remise en cause de l'Un s'est accompagnée d'une mise en ordre, et que tout ébranlement de l'ordre s'est achevé en réduction unitaire. Ce balancement se déploie de la métaphysique jusqu'à l'épistémologie. Pour des raisons différentes et avec des méthodes disjointes, Derrida et Goodman ont, chacun, ébranlé l'un des deux piliers qui sous-tendent l'essentiel de la tradition philosophique. Derrida, par le jeu subtil de la différance, a fait vaciller la vaste entreprise de mise en ordre. Goodman, par la profusion de mondes construits et irréductibles les uns aux autres, remet en cause l'aspiration à l'unité. Notre hypothèse consiste à supposer que la mise en échec - si tant est qu'elle soit possible - du diktat de l'unité demande à être pensée conjointement avec la ruine du primat de la mise en ordre. Utilisées à cette fin (qui n'est pas la seule signifiante), les propositions de Goodman et de Derrida, qui charrient les scories de deux longues traditions réputées indépendantes voire antagonistes, bénéficieraient sans doute d'une exploration synchrone. Mais c'est d'abord à la vérité qu'il faudra faire face. Commencer par ce qui aurait dû être l'achèvement. La vérité en tant que garde-fou et en tant que produit de la pensée qui la fonde et s'y confronte. Il s'agit d'ouvrir une brèche dans les obsessions de cette tradition philosophique qui, aussi riche et foisonnante fût-elle, demeure une coupe et donc une incise dans les possibles du réel qu'elle explore et invente.
Résumé : Les trous noirs sont des objets fascinants. Nous sommes aujourd'hui pratiquement certains qu'ils existent et qu'il y en a des centaines de millions dans notre Galaxie. L'espace et le temps y sont très différents de ce que nous connaissons, ils peuvent même se changer l'un en l'autre ! Comment les trous noirs se forment-ils et quels sont les phénomènes étranges qui se passent autour d'eux et en eux ? De nombreuses questions se posent encore et de nouvelles idées un peu folles émergent. Nous verrons comment les théories récentes conduisent à un incroyable scénario d'étoiles en rebond, d'accélérateur vers le futur. L'auteur : Aurélien Barrau est astrophysicien, directeur du Centre de physique théorique Grenoble-Alpes et travaille au Laboratoire de physique subatomique et de cosmologie de Grenoble (LPSC). IL enseigne à l'université Grenoble-Alpes et fait partie du Comité national de la recherche scientifique (CoNRS), section physique théorique. Il est aussi docteur en philosophie et militant écologiste.
Résumé : Dans la première édition de ce livre, Aurélien Barrau nous disait : "La vie, sur Terre, est en train de mourir. L'ampleur du désastre est à la démesure de notre responsabilité. L'ignorer serait aussi insensé que suicidaire. Plus qu'une transition, je pense qu'il faut une révolution. Et c'est presque une bonne nouvelle". Dans cette nouvelle édition, il complète et affine son propos en analysant la nature des oppositions à la pensée écologique et en suggérant de nouvelles voies de résistance pour dépasser l'immobilisme suicidaire.
Notre Univers a-t-il un début ? Est-il unique ? La science moderne a révolutionné notre compréhension de l'Univers. Il est maintenant possible de connaître certains aspects des processus qui eurent lieu moins d'un milliardième de milliardième de milliardième de seconde après le Big Bang. Dans cette nouvelle édition actualisée, Aurélien Barrau décrit le cosmos qui se dessine sous nos yeux. Trous noirs, modèle standard de la physique des particules, gravité... les piliers et les énigmes du Big Bang sont abordés les uns après les autres, à la manière d'une balade aux origines de l'Univers.
Qu'est-ce que la science ? Quel est le statut de la vérité en science ? En se fondant sur les théories physiques récentes et en empruntant à la philosophie du XXe siècle, Aurélien Barrau propose dans cet ouvrage un cheminement sans concessions, mais accessible à tous pour tenter de définir la science et de comprendre son articulation à la vérité. Dans cette nouvelle édition, il étudie le concept de post-vérité et suggère une vision nuancée qui concilie exigence de rigueur et droit à la déconstruction.
L'étrange parfum des fleurs exotiques, la couleur des balisiers, la poétique de la toponymie, les formes tropicales transformées en forces, le cimetière qui est une plage, la trace sur le sable d'un enfant à venir, le pays natal où l'on n'est pas né, la vie sous l'eau, le regard d'un serpent, l'oeil d'un poisson flûte, la lenteur des animaux marins, les séquences d'une pêche miraculeuse, les lumières de la nuit dans un mouillage, l'ombre de Gauguin, la géométrie cosmique d'un squelette d'oursin, le surgissement d'un cercueil, la secousse d'un tremblement de terre, les temps de l'holothurie ou du colibri, le langage des bateaux, la déesse rousse du volcan, les lumières d'un vaisseau fantôme, la naissance de la nuit, la cérémonie d'une noce païenne, l'énergie du rayon vert, le partage des eaux avec une tortue, la furie d'un combat de coqs, la mélancolie du carnaval : la poésie est toujours autobiographique. Voici l'un de mes journaux.
La publication d'un Carnet soviétique écrit lors d'un voyage effectué en URSS en 1983 est l'occasion de critiquer ce que je nomme la gauche bifide - l'une libérale, l'autre robespierriste -, au nom d'une autre gauche : celle de l'individualisme libertaire. Pour ce faire, il faut penser l'impensé de la gauche. Penser l'impensé de la gauche, est-ce vouloir la fin de la gauche ? C'est vouloir plutôt la fin de cette gauche bifide et promouvoir une gauche qui en est très exactement l'antipode : celle de l'individualisme libertaire, forte de singularités qui installent dans l'Histoire leur révolte et leur rébellion, leur insoumission véritable et leur indocilité concrète au nom de la liberté. Doline avait bien raison - c'était la leçon de sa Révolution inconnue qui fut mon livre de chevet lors de ce séjour en URSS, c'est son esprit libertaire qui m'a animé et m'anime encore jusqu'à cette heure où je vois les Gilets Jaunes mourir d'avoir été mordus par Macron puis étouffés par les anneaux constricteurs de Mélenchon.
Il ne s'agit pas d'ajouter quelque chose à Derrida. Pas non plus de suppléer à des manques chez lui. Rien du double sens de ce mot — supplément — dont il a fait une de ses signatures conceptuelles. De manière générale, on ne complète ni on ne remplace jamais rien dans l'oeuvre d'un auteur : elle vaut telle qu'elle existe. Je pense plutôt à un troisième sens du mot, à ce sens littéraire ou journalistique selon lequel on joint une publication à une autre pour offrir un autre registre ou un autre aspect (un supplément illustré, sonore, ou bien encore le Supplément au voyage de Bougainville...). Ces textes écrits au gré des circonstances — colloques, ouvrages collectifs — et au fil de vingt-cinq années ne sont ni des études, ni des commentaires, ni des interprétations de la pensée de Derrida. Ce sont, pour le dire ainsi, des réponses à sa présence — telle qu'elle est venue et qu'à nouveau elle nous vient, supplément d'elle-même.