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Géopolitique de la Côte d'Ivoire
Barrat Jacques ; El Zein Derek ; Ferro Coline ; Ba
SPM LETTRAGE
27,00 €
Épuisé
EAN :9782901952848
Le 21 mai 2011 à Yamoussoukro, se tenait la cérémonie d'investiture du Président ivoirien Alassane Ouattara en présence d'une vingtaine de chefs d'Etat dont Nicolas Sarkozy et de Ban Ki-moon, Sécrétaire général de l'ONU. Cet événement qui symbolise le retour à la démocratie en Côte d'Ivoire intervenait après dix années d'une crise qui, d'économique était devenue politique puis globale, car au cours de ces deux dernières années on avait pu constater l'effondrement du pays dans pratiquement tous les domaines. Le refus pendant cinq ans de Laurent Gbagbo d'organiser des élections présidentielles puis sa volonté par la suite d'en ignorer le verdict parce qu'il lui était défavorable, laissera sans aucun doute pour longtemps des traces profondes et traumatiques dans ce pays qui avait été le phare de l'Afrique noire francophone au lendemain des indépendances. Faut-il rappeler que cette ancienne vitrine de la coopération française est encore aujourd'hui confrontée aux problèmes du sous-développement, en même temps qu'elle doit relancer une économie tombée au plus bas et rasséréner des esprits encore choqués par des souvenirs de pillages, d'exactions, de déplacements de population. Certes, le milieu naturel ivoirien est riche. Mais il est aussi en danger. Certes, la population du pays est jeune, dynamique, de plus en plus citadinisée. Mais elle est demeurée un puzzle d'ethnies encore trop souvent rivales, comme l'a montré la guerre civile qui a ravagé ces dernières années les espaces et les esprits. Pourtant, le père de la nation, Félix Houphouët-Boigny avait su en faire un pays en plein essor en choisissant dès le début de l'indépendance l'économie de marché alors que plusieurs de ses voisins s'enlisaient dans les déboires d'un socialisme à l'africaine, disparu aujourd'hui. De fait, ce sont des turbulences économiques qui ont provoqué peu après la mort du " vieux " la fin du " miracle ivoirien ", et ce, parce que le pays était sans doute trop dépendant des cultures de rente. Cette dégradation a eu pour conséquence une lente désagrégation des structures politiques de la nation qui s'est parallèlement traduite par l'émergence d'une forte hostilité vis-à-vis des étrangers. Le pays allait même jusqu'à connaître la guerre civile, la partition et le jeu de pouvoirs factieux. Cela est d'autant plus étonnant que la tolérance politique et religieuse avait auparavant facilité l'installation sur le sol ivoirien de plus de 4 millions d'immigrés. On a pu croire un moment, à partir des années 2007, que la reprise économique était au rendez-vous dans un contexte national et international apaisé. Il n'en fut rien et ces deux dernières années furent sans doute les plus mauvaises que les Ivoiriens aient connues depuis l'indépendance, malgré les efforts développés par le gouvernement d'Union nationale dans l'attente d'élections présidentielles sans cesse repoussées. Enfin organisées, elles donnèrent la victoire à Alassane Ouattara. Les troubles qui s'en suivirent menèrent la crise à son paroxysme. L'arrestation de l'ancien chef d'Etat donna un coup d'arrêt à cette descente aux enfers. Exsangue aujourd'hui, la Côte d'Ivoire devra se relever, panser ses plaies tant physiques que morales et retrouver son unité. C'est la tâche ardue qui attend le Président Alassane Ouattara. Il reste aussi à espérer que revenue à la démocratie, la Côte d'Ivoire puisse, aidée par des pays amis et les institutions internationales, reprendre en matière économique sa place de " poumon vital " de l'Afrique de l'Ouest. Le pari est difficile. Il peut être tenu.
Barrat Jacques ; Ferro Coline ; Wang Charlotte ; K
Au sein de l'Asie centrale, l'Ouzbékistan présente toute une série de caractéristiques géopolitiques originales. Ce pays doublement enclavé, beaucoup plus peuplé que ses voisins, a une population jeune et dynamique mais dont une part importante est restée rurale. Cultivateurs sédentaires dans des oasis de piémonts plus que millénaires, les Ouzbeks ont fait montre depuis leur indépendance récente d'une grande prudence économique et politique. Elle leur a permis de maintenir une croissance forte et pérenne, de moderniser leur économie et d'évoluer certes lentement mais sûrement vers une société qui se rapproche peu à peu des standards occidentaux en matière de démocratie et de respect des droits de l'homme. Ce " gradualisme " voulu par le Président Karimov a par ailleurs permis à son pays de résister avec succès à la crise financière mondiale de fin 2008. L'Ouzbékistan est par ailleurs un pays assez riche. Riche de ses matières premières et des sources d'énergie que renferme son sous-sol. Riche de la qualité d'une paysannerie qui a su tout en préservant des techniques de culture jardinatoire les hausser au niveau des exigences d'une agriculture moderne. Riche d'une industrie et d'un secteur tertiaire qui, eux aussi, sont en voie de modernisation rapide. Riche du niveau de scolarisation très élevé de ses habitants. Riche enfin d'un patrimoine culturel dont la simple évocation fait rêver : Boukhara, Khiva, Samarcande,Tachkent... Carrefour naturel de l'Asie centrale, l'Ouzbékistan est doté aussi de caractères géostratégiques qui en font un pays qui s'inscrit dans un nouveau grand jeu. Contrairement aux XIXe et XXe siècle où ce grand jeu s'intégrait dans un monde bipolaire (russo-anglais puis soviéto-américain), il se joue aujourd'hui dans un contexte multipolaire avec au minimum trois partenaires : la Russie, les Etats-Unis, la Chine. À l'échelle régionale, l'Iran, la Turquie et à un moindre niveau la Chine n'ont pu vraiment profiter du retrait russe pour créer une nouvelle sphère d'influence. Quant aux mouvements islamistes, marqués par leurs caractères transnationaux, ils sont à la fois trop nombreux, trop éparpillés, trop rivaux pour servir de facteurs d'unité à cette terre musulmane. Toutefois, grâce à la qualité et à l'habileté de la diplomatie déployée par Tachkent ces dernières années, l'Ouzbékistan s'est hissé au niveau d'une puissance régionale incontournable. II l'a montré, en particulier lorsqu'il a été de juin 2009 à juin 2010 à la tête de l'OCS (Organisation de Coopération de Shanghai). Ce pays a pu prouver à cette occasion combien il avait su mesurer et prendre en compte de manière pragmatique, les nouveaux grands équilibres et déséquilibres d'une planète de plus en plus globalisée.
Asher Lev, juif orthodoxe de la communauté hassidique ladovérienne de Brooklyn, est devenu, contre toute attente, peintre de renommée internationale. Il vit tous les jours la dichotomie entre sa foi hassidique et la création artistique, en France où il habite depuis vingt ans. À Brooklyn, il est toujours considéré comme « incompréhensible » et « aberrant ». Lorsqu?un de ses oncles qu?il aimait profondément meurt, il doit, avec sa femme et ses deux enfants, retourner dans sa famille. Revenu aux États-Unis uniquement pour une semaine de deuil rituel, Lev éprouve bientôt une étrange impression. Il a le sentiment confus de perdre peu à peu son libre arbitre. Une série d?événements inattendus va remettre en cause sa décision et menace de prolonger à l?infini son séjour, en l?obligeant, une fois encore, à un choix entre le sacré et le profane. La décision qu?il lui faut prendre sera lourde de conséquences non seulement pour lui, mais aussi pour toute la communauté ladovérienne, l?intégrité de sa famille et surtout ? c?est pour lui le plus douloureux ? le destin de son tout jeune fils.
Au XIXe siècle, Paris avait encore des aspects bucoliques. Jusqu'au milieu du siècle, des maraîchers cultivaient dans l'enceinte de la capitale et la ville était cernée par deux "arrondissements ruraux", celui de Saint-Denis au nord, et de Sceaux au sud. Hors les murs, c'était la campagne, en relation constante avec le marché parisien, hautement valorisant et intensément fréquenté. On produisait de tout autour de Paris : des fruits et légumes de toutes sortes, des plus simples (les légumes pour la soupe de la Plaine des Vertus), aux asperges fines, même en plein hiver, fraises délicates et pêches renommées (la pêche de Montreuil). Cette abondance faisait penser à un "jardin d'Eden". Mais la base de culture était céréalière car la capitale ne devait jamais manquer de pain afin d'éviter les disettes et prévenir les émeutes qui avaient tant marqué les temps révolutionnaires. Les gouvernements successifs étaient donc très soucieux de faire une politique économique qui assure l'approvisionnement de Paris dans les meilleures conditions, celle de "l'échelle mobile", entre protectionnisme et libéralisme. Les cultivateurs de la Seine étaient très majoritairement de petits propriétaires-récoltants. Avec des trésors de savoir-faire et une main- d'oeuvre industrieuse, ils tiraient de quelques arpents de quoi garnir les tables des Parisiens de toutes conditions sociales. Ils ont su résister longtemps à la pression foncière et à l'appel de l'industrie. Cette symbiose ville-campagne peut apparaître comme un modèle de gestion raisonnée de l'environnement, à l'heure où se pose la question des circuits courts de distribution et où les jardins urbains renaissent de façon à remettre le producteur tout près du consommateur.
A la tête de la société Demart pro arte, Robert Descharnes représenta les droits d'auteur de Dali jusqu'en 2004 et défendit son oeuvre contre les faussaires. A sa mort en 2014, Jean-François Marchi, son avocat, fut son exécuteur testamentaire. Il a consacré à Salvador Dali une enquête effectuée sous la forme d'un questionnaire thématique exploré avec le concours de Robert Descharnes qui fut aussi l'ami, le photographe et l'expert du maître catalan. L'itinéraire hyperbolique ainsi visité n'épargne aucun recoin ni détail parfois des plus intimes d'un artiste aussi exceptionnel qu'extravagant.
Le premier objectif de la réalisation de ce Dictionnaire a été pour l'auteur de mieux connaître les grandes lignes de ce conflit qui a duré neuf mois et dix jours. Son deuxième objectif est de transmettre à ses compatriotes ce qu'a été cette guerre franco-prussienne méconnue en France, et mal aimée par les Français, et pour cause... Si l'origine de ce conflit découle en partie des guerres du Ier Empire - "Sans Iéna pas de Versailles" déclara Bismarck -, la guerre de 1870 a, quant à elle, engendré la Première Guerre mondiale, elle-même à l'origine de la Seconde Guerre mondiale. Pendant précisément 75 ans, du 6 août 1870 - la charge de Reichshoffen -, au 6 août 1945 - l'explosion atomique sur Hiroshima -, c'est d'une certaine manière, la même guerre dont les batailles s'enchaînent... L'ouvrage s'inscrit dans les commémorations, en 2020 et 2021, des 150 ans des évènements de ce conflit franco-allemand. Ce Dictionnaire, introduit par une préface du Professeur Jean Tulard, comporte 350 notices conçues dans un esprit pratique et pédagogique. Dans son préambule se déroule la chronologie des événements entre le 19 juillet 1870 et le traité de Francfort du 10 mai 1871 : 98 dates, qui toutes reportent à une des notices. Leur lecture permettra de connaître et comprendre cette guerre, et de savoir pourquoi la France l'a tragiquement perdue.
Alors que les événements révolutionnaires de 1917 sont largement connus et commentés pour la ville de Petrograd, la capitale de l'Empire russe, ceux qui se déroulent à Moscou restent encore méconnus. Les Archives du ministère des Affaires étrangères du Royaume de Belgique recèlent, pour l'année 1917, les rapports réguliers d'Albert Remes, consul général du Royaume de Belgique à Moscou qui décrivent à la fois la vie quotidienne des Moscovites, les principaux développements politiques, et les événements sanglants qui accompagnent la prise du pouvoir par les Bolcheviks dans la capitale économique de l'Empire. Composé de 57 rapports et traductions, ce corpus inédit constitue une nouveauté apportant un éclairage différent sur les événements révolutionnaires russes.