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Antigraffitisme. Aseptiser les villes, contrôler les corps
Barra Jean-Baptiste ; Engasser Timothée
CLANDESTIN
20,00 €
Épuisé
EAN :9782369351573
Alors que le street art se monnaie dans les galeries d'art, dans les rues, les graffitis sont les cibles d'une lutte acharnée. Tous les ans, ce sont plusieurs milliards d'euros qui sont investis au niveau mondial dans des systèmes de sécurité, de nettoyage et de prévention. Graffeurs eux-mêmes, les auteurs ont ainsi vu leurs inscriptions disparaître de plus en plus rapidement. Leur regard s'est alors décalé : du graffiti, c'est sur son effacement qu'ils se sont penchés. De l'avènement de l'hygiénisme au XVIIIe siècle à la mise en place d'un véritable marché sécuritaire à partir des années 1980, les auteurs retracent l'histoire de la répression de ce geste d'apparence anodine. Ils cherchent ainsi à comprendre ce qui se joue dans la gouvernance des espaces urbains contemporains et alertent sur ces effacements, signes avant-coureurs de logiques de contrôle bien plus insidieuses, qui ne concernent plus seulement celles et ceux qui écrivent dans la ville.
Ce livre a été écrit et publié peu après l?assassinat des moines de Tibhirine. Bouleversé par le sacrifice de ces chrétiens qui ont cru jusqu?au bout à la possibilité de préserver en Algérie leur coexistence, enracinée de longue date, avec les populations musulmanes, Jean-Luc Barré a voulu comprendre le sens de leur message et la raison de leur engagement « à perte de vie », selon la formule du prieur de Tibhirine, Christian de Chergé.Parti à la rencontre des derniers chrétiens d?Algérie, il a recueilli leur témoignage, ainsi que celui d?Algériens restés proches de leur communauté et trouvant dans cette fraternité devenue suspecte un refuge contre le fanatisme et toutes les formes d?intolérance. Un espoir qui n?a rien perdu de sa force ni de son actualité. Directeur de la collection « Bouquins » aux éditions Robert Laffont, Jean-Luc Barré est auteur de nombreuses biographies, dont celle de François Mauriac. Il a reçu pour le présent ouvrage le prix Albert Camus en 1997.
Salué par la critique comme une ?uvre magistrale, le premier tome de cette biographie a aussi suscité de vives controverses en raison de ses révélations sur l?homosexualité de l?écrivain. Ce second volume, qui retrace les trente dernières années de la vie de François Mauriac, montre un personnage tout aussi anticonformiste et dérangeant. Grand résistant, il prend parti contre l?épuration. Éditorialiste au Figaro, il milite en faveur de l?indépendance marocaine et algérienne. Plus que jamais rebelle et provocateur, il ne cesse de faire entendre une voix différente, qui le fait passer pour « traître » à sa classe et lui vaut, selon sa formule, d?être « l?écrivain le plus insulté de France ».Témoignant d?une jeunesse étourdissante, le prix Nobel de Littérature 1952 partage l?aventure des Hussards, collabore à L?Express par goût de la nouveauté et passion pour Jean-Jacques Servan-Schreiber, soutient de jeunes écrivains comme Roger Nimier, Françoise Sagan et Philippe Sollers. Ce livre dévoile beaucoup d?aspects méconnus ou sciemment occultés de l?histoire personnelle et familiale du grand écrivain (suicide son frère, l?abbé Jean, démêlés judiciaires de son autre frère Pierre à la Libération...). En se fondant sur quantité d?archives inédites, il explore aussi sa relation complexe avec le général de Gaulle et ses liens tout aussi mouvants avec Mendès France et Mitterrand. Il brosse le portrait fascinant d?un éternel adolescent aux jugements d?une ironie implacable et celui d?un chrétien animé par une exigence de justice qui a fait de lui le défenseur fraternel des exclus et des marginaux. Écrivain et historien, Jean-Luc Barré est l?auteur de nombreuses biographies, dont celle des Maritain, Les Mendiants du Ciel, récemment rééditée chez Fayard, comme son ouvrage sur les moines de Tibhirine, Tibhirine, une espérance à perte de vie. Il est aujourd?hui directeur de la collection Bouquins chez Robert Laffont.
L'aventure de Jacques et Raïssa Maritain constitue un parcours unique par son ampleur et son rayonnement. Centre de gravité de la vie spirituelle et littéraire pendant l'entre-deux-guerres, point de ralliement des générations perdues et refuge des poètes maudits, le couple tissa autour de lui le réseau d'influence le plus riche et foisonnant de l'histoire du xxe siècle. Disciples de Bergson et de Léon Bloy, confidents de François Mauriac, de Julien Green et de Jean Cocteau, amis de Péguy, de Mounier et de Paul VI, Jacques et Raïssa Maritain, convertis au catholicisme à vingt ans, se firent tous deux messagers de Dieu sur les routes du monde, "mendiants du ciel" au nom d'un nouvel humanisme chrétien. Cette première biographie du couple révèle la trame même d'une réflexion touchant aux multiples domaines de la connaissance: une destinée d'errance et d'exil, de grandes amitiés et de combats souvent âpres contre l'injustice et les dérives du monde moderne, notamment celles de l'Église. C'est aussi la face secrète de la vie d'un couple qui nous est ici dévoilée. Unis par un amour fou et liés par un voeu de chasteté, les Maritain livrèrent leur existence à Dieu sans partage, au prix, pour Raïssa, de "la plus dure mort à soi-même', et, pour tous deux, d'une bouleversante solitude. Unanimement saluée par la critique, cette biographie a reçu, lors de sa parution en 1995, le Prix de la biographie de l'Académie française et le Grand Prix catholique de littérature. Elle a été traduite en Italie et aux États-Unis. Biographie de l'auteur Écrivain et historien, Jean-Luc Barré est l'auteur, entre autres, de François Mauriac, biographie intime, 1885-1940 (tome 1, 2009), ainsi que d'un livre d'entretiens avec Jean Mauriac, Le Général et le journaliste(2008). Fondateur de la collection" Témoignages pour l'Histoire "aux Éditions Fayard, il est aujourd'hui directeur de la collection" Bouquins "chez Robert Laffont."
Une des premières pièces à mettre en scène des "Nègres" et des "Négresses", mais aussi à braver le préjugé de couleur et à oser une aventure amoureuse en noir et blanc, cette petite comédie mêlée de vaudevilles, écrite par Radet et Barré pour les Comédiens Italiens à la veille de la Révolution, a une place étonnante dans le répertoire comique des Lumières au regard de la représentation de l'Afrique et des Africains au théâtre. Non seulement elle inaugure ce que l'on nommera le parler petit-nègre et convoque le personnage du "Nègre" dansant et chantant qui deviendra un cliché humoristique (et raciste) au théâtre, mais elle s'amuse également du barbouillage à travers le valet Frontin qui, pour se faire passer pour un "Nègre", se peint le visage en noir et adopte la dégaine et le costume. Avec cette comédie, Radet et Barré inventent la figure barbouillée du "Joyeux Nègre" sautillant et baragouinant dont les avatars se retrouveront aux Amériques sous les traits du blackface avec notamment le personnage de Jim Crow.
Savorgnan de Brazza Pierre ; Coquery-Vidrovitch Ca
Biographie de l'auteur Pierre Savorgnan de Brazza (1852-1905), étrangement oublié en France, est une légende - parfois instrumentalisée par le pouvoir - au Congo. Explorateur français d'origine italienne, il aborde la région dès 1874. Au cours de ses quatre principales missions, il découvre les sources du fleuve Ogooué, jette les bases de l'administration du Congo français entre 1885 et 1898, s'oppose à l'introduction du système de concessions privées, avant de devenir, en 1905, le détracteur horrifié du régime colonial de l'AEF. Catherine Coquery-Vidrovitch est la seule historienne française à avoir pris connaissance du rapport Brazza, qu'elle a découvert dans le cadre de sa thèse d'Etat, en 1966. Professeure émérite de l'université Paris-Diderot, ses travaux sur l'Afrique portent sur la politique de colonisation et les notions d'impérialisme et de capitalisme sur ce continent. Elle est notamment l'auteure de Le Congo au temps des grandes compagnies concessionnaires, 1898-1930, Ehess, 2001, et de Enjeux politiques de l'histoire coloniale, Agone, 2009.
Une histoire critique du nucléaire pour regarder en face la figure de la mort la plus terrible que l'humanité ait inventée ! L'auteur nous propose une plongée passionnante dans la fabrication de la première bombe atomique, avec de nombreuses données inédites (dont le Rapport traduit et commenté de la Diète japonaise sur Fukushima). Tandis que Tchernobyl et Fukushima nous ont rappelé avec force à quel point le nucléaire est un danger pour toute vie sur Terre, la réflexion philosophique sur le nucléaire ? militaire et " civil " ? reste totalement en deçà des enjeux réels. Ce livre nous invite à comprendre enfin que le nucléaire n'est pas un choix technologique, mais un choix idéologique et capitalistique ; et qu'il est plus que temps d'historiciser une question qui organise depuis soixante-dix ans le rapport au vivant de la société capitaliste.
La France compte plus de cartes SIM en circulation que d'habitant·es, et demain, avec l'arrivée de la 5G, ce seront tous les objets du quotidien qui seront connectés. Les voitures seront autonomes. Les foyers communicants. Les villes " intelligentes ". Mais est-on vraiment sûr que l'utilisation tous azimuts d'ondes électromagnétiques ne présente aucun risque ? Absolument pas, répond Nicolas Bérard au terme d'une enquête sur l'envers de cette " révolution technologique ". Comment et par qui les normes, censées nous protéger, ont-elles été mises en place ? Quels liens entre opérateurs téléphoniques, médias et gouvernements ? Quels sont les effets de cette technologie sur la santé humaine et le vivant ? A l'aube du développement d'une nouvelle pollution de masse, ces questions ne sont jamais posées dans le débat public."