Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Le guide du Havre colonial et de Sainte-Adresse
Barot Sylvie ; Chicot Annie ; Houdouin Gilles ; Je
SYLLEPSE
12,00 €
Épuisé
EAN :9791039902663
Parcourir les traces laissées par l'histoire coloniale dans les rues du Havre, telle est l'ambition de ce guide. Au cours de cette déambulation on rencontrera des personnalités locales, d'autres d'envergure nationale, mais aussi des figures des résistances et des décolonisations. Le tout nous promène, au gré de l'ordre alphabétique des rues, de la Renaissance à l'histoire contemporaine. Plusieurs contributions apportent un autre éclairage sur le passé de la ville, depuis, entre autres, les origines de la collection Archinard au Muséum d'histoire naturelle, jusqu'à la résidence d'Hô Chi Minh dans la ville au début du 20e siècle, en passant par la présence avérée de nombreuses personnes non blanches au Havre avant la Révolution, mais aussi un voyage mémoriel sur le rôle important des Havrais et des Normands dans la colonisation des Antilles, ou encore une artiste d'Afrique et d'ici qui nous conte des histoires intimes liées au fait colonial. Une promenade pour découvrir, réfléchir, et surtout susciter l'envie d'approfondir le sujet de la décolonisation de l'espace public de nos villes par d'autres lectures, d'autres actions..
Résumé : A Vic-sur-Cère, dans le Cantal, la villa Médard en impose par son élégance, ses secrets bien gardés, ses vies forgées autour de l'industrie du parapluie et... d'une femme d'affaires exceptionnelle au tempérament violent, Hélène Vitarelle. Son assassinat est un coup de tonnerre. Tout accuse son gendre, Jacques Naucelle, mais la seule à être persuadée de son innocence est sa maîtresse, Nina. La jeune femme ne voit qu'une personne capable de faire éclater la vérité : sa tante Joséfa, qui se laisse convaincre d'entrer au service de la famille Vitarelle pour mener sa propre enquête. Fine mouche sous ses rondeurs avenantes, Joséfa va mettre à nu les rouages d'une diabolique machination !
Folie meurtrière sur le Viaduc de Garabit A quinze ans, Marc et Simon vivaient aveuglément leur été : braver les interdits et franchir en courant les six cents mètres du célèbre viaduc ferroviaire de Gustave Eiffel cent mètres au-dessus du vide pour entrer dans l'âge d'homme et retrouver Gloria et Pauline de l'autre côté. Vingt ans plus tard, Marc, hanté par ses souvenirs revient au pays. Il découvre un terroir qui lui paraît abandonné. Même la ligne de chemin de fer, sa ligne, est menacée de disparition comme un trait tiré sur son enfance. Il n'hésite pas à s'engager auprès de ceux qui se battent pour la survie de leur territoire. Mais son principal combat est pour Gloria, pour l'amour de Gloria malgré son terrible accident. Quel accident ? Avant même de découvrir la vérité, Marc comprend qu'une menace est toujours là et qu'il n'échappera pas aux fantômes du passé... Professeur agrégée, passionnée de littérature et amoureuse de la nature, Sylvie Baron a élu domicile dans la Haute-Auvergne. En émule talentueuse des reines du crime anglo-saxonnes, elle signe des thrillers captivants ancrés dans une France des territoires traversée par de profondes mutations. Elle a reçu les prix Arverne et Lucien-Gachon pour l'Héritière des Fajoux (Calmann-Lévy).
Le récit bouleversant du combat d'un père courage, apiculteur, engagé dans la lutte pour la protection de la biodiversité. Depuis que sa femme Nathalie l'a quitté pour s'installer à New York avec leurs deux enfants, Gautier vit seul dans un petit village du Cantal. Il ne pouvait concevoir de s'éloigner de ses ruches. Avec le temps, il est devenu un militant reconnu de la lutte pour la biodiversité, ce qui lui vaut des encouragements et bien des inimitiés. Nathalie est découverte assassinée à Clermont lors d'un voyage en France. Du jour au lendemain, Gautier récupère la garde de leurs enfants. Pour eux, c'est le choc : ils vont devoir cohabiter avec ce père inconnu, dans un village au milieu de nulle part... Cette histoire, racontée avec beaucoup de sensibilité, est celle du combat de Gautier pour apprivoiser et élever ces petits étrangers face aux menaces et aux violences qui entourent ce fragile esquif familial.
Concluant sa somme sur le premier âge du capitalisme, Alain Bihr explore dans les deux volumes du troisième tome la constitution d'un premier monde capitaliste. Sont ainsi examinées en premier lieu les différentes formations d'Europe occidentale qui ont été, tour à tour, motrices de l'expansion outre-mer. Les avantages respectifs dont ces formations en ont tiré parti renvoient à leurs relations conflictuelles et aux rapports de force entre les ordres et classes qui les constituent. La Grande-Bretagne, s'appuyant sur les Provinces-Unies et les acquis de sa révolution bourgeoise, finit par en sortir victorieuse, au détriment de la France. Sont ensuite mis en relief le statut semi-périphérique et la forte hétérogénéité des formations d'Europe baltique, centrale, orientale et méditerranéenne. Toutefois, certaines d'entre elles (la Savoie, la Prusse, la Russie) pourront réunir des conditions leur permettant, par la suite, de jouer dans la "cour des grands". L'ouvrage examine enfin les principales formations sociales marginales, affectées par l'expansion européenne mais encore capables d'y résister et de se développer selon leur logique propre. Ce qui explique à la fois pourquoi le capitalisme n'a pas pu naître dans la Chine des Ming et des Qing, en dépit d'atouts évidents, et pourquoi, en se fermant, le Japon féodal a au contraire préparé les conditions de son rapide rattrapage capitaliste à l'époque Meiji.
La crise capitaliste mondiale qui a éclaté en 2007-2008 aux Etats-Unis et s'est propagée dans le monde entier, en particulier dans les économies occidentales développées, n'est pas seulement une crise des banques et du secteur financier. Pour l'auteur, c'est une profonde crise structurelle du capitalisme. En effet, selon lui, l'économie capitaliste est une organisation de rythmes économiques et toute crise capitaliste est une "arythmie" , c'est-à-dire une discordance de ces rythmes. Les trois circuits du capital industriel développés par Marx, le circuit du capital-argent, le circuit du capital productif et le circuit du capital-marchandise, renvoient respectivement aux rythmes de valorisation, d'accumulation et de réalisation de la valeur. La croissance capitaliste implique une compatibilité relative entre ces trois rythmes, tandis que les crises économiques sont dues à la divergence excessive de l'un de ces rythmes par rapport aux autres. Si la crise des années 1970 était due à un ralentissement du rythme de valorisation de la valeur (chute du taux de profit), la crise actuelle résulte d'une décélération du rythme de réalisation de la valeur. Bien que la cause de la crise ait été différente dans ces deux cas, le résultat en a été une "arythmie" systémique d'une telle ampleur qu'elle a presque immédiatement provoqué une grave récession et une diminution du taux de croissance du PIB pendant une période plus longue. Depuis les années 1980, le profit capitaliste augmente à un rythme supérieur à celui de l'investissement productif ou de l'accumulation. Une partie croissante du profit se transforme en capital-argent qui, par le crédit et les produits financiers dérivés, est dirigée vers la consommation. Ici, les schémas de reproduction du capital développés par Marx sont reformulés pour montrer l'importance croissante de la dette privée dans les processus de production, d'accumulation et de réalisation de la valeur. Ce sont ces schémas de reproduction néolibéraux qui sont entrés en crise en 2007-2008. Les politiques économiques ont empêché l'effondrement du système financier et sauvé l'euro, mais elles n'ont pas conduit à la sortie de la crise économique, ni de la régression sociale qu'elle a engendrée. Stavros Tombazos nous propose ici une analyse concentrée des ressorts de la crise du système capitaliste. L'ouvrage publié en anglais a été actualisé par l'auteur pour cette version en français, notamment dans sa partie statistique.
Du mur que le président Donald Trump entend ériger à la frontière avec le Mexique au mur de séparation édifié par Israël dans le cadre de son projet colonial en passant par Frontex et les multiples murs de l'Europe forteresse, tout indique que nous assistons à ce que l'auteur appelle le "nouveau cloisonnement du monde". Ces "murs" érigés le long des frontières internationales représentent aujourd'hui plus de 10% du linéaire mondial de frontières. Ces murs sont la partie émergée de systèmes de surveillance et de contrôle plus vastes. On trouve aujourd'hui ces dispositifs sur tous les continents. S'ils sont généralement justifiés par la lutte contre les trafics et le terrorisme, la plupart sont en fait des barrières anti-migrants et ont pour objectif de limiter ou contraindre la mobilité des êtres humains. Les frontières contemporaines tendent ainsi à devenir de nouveaux "rideaux de fer" : des "frontières de fer". Comment, à la vision "ouverte" et positive des frontières, qui culmina avec la chute du mur de Berlin, le 9 novembre 1989, a succédé une ère de soupçon, de peur et de violences symbolisée par la multiplication de ces "murs" ? Au bout du compte, c'est la question du rôle et de l'impact de ces installations qui sera au coeur de cet ouvrage. Des expérimentations de l'époque coloniale à la création néolibérale d'un vaste marché de la sécurité, l'auteur souligne l'augmentation des décès liée au contournement de ces dispositifs, le coût en vies humaines de ce monde muré. Les nombreuses cartes qui enrichissent cet ouvrage en font un véritable guide pour comprendre cette nouvelle segmentation de la planète.
L'année 2015 marquera l'histoire de la Grèce, de l'Europe et de la gauche. Ce livre constitue un guide pour les lecteurs et les lectrices qui ne se contentent pas de la narration dominante présentée par les grands médias et les créanciers, qui ne se satisfont pas non plus de la version donnée par Yanis Varoufakis, l'ex-ministre des finances du premier gouvernement Syriza, dans son livre Conversations entre adultes et adapté au cinéma par Costa-Gavras. Il est essentiel de prendre le temps d'analyser la politique mise en oeuvre par Yanis Varoufakis et le gouvernement d'Alexis Tsipras car, pour la première fois au 21e siècle, un parti de gauche radicale a été élu en Europe pour former un gouvernement. Comprendre les échecs et tirer les leçons de la manière dont ce gouvernement a affronté les problèmes qu'il a rencontrés sont de la plus haute importance si on veut éviter un nouveau fiasco. Eric Toussaint, qui a coordonné les travaux de la Commission d'audit de la dette mise en place par la présidente du Parlement grec en 2015, a vécu de près les évènements qui ont secoué l'Europe cette année-là, il en maîtrise les tenants et les aboutissants. Comme l'écrit l'historien britannique Adam Tooze, auteur de Crashed : " Que l'on sympathise ou non avec l'orientation qui y est défendue, le livre de Toussaint permet à tout un chacun d'approfondir la compréhension de la scène politique grecque dans laquelle Varoufakis et Tsipras ont opéré. " Un objectif majeur du livre est de montrer qu'à chaque étape cruciale du chemin de croix qui va de février à juillet 2015, il y avait la possibilité d'opter pour une alternative. Les mesures qu'il aurait fallu mettre en pratique et les initiatives qu'il était possible de prendre sont bien identifiées et clairement argumentées. Elles dépassent le cadre national et alimentent la réflexion stratégique sur les batailles politiques pour l'émancipation sociale. L'auteur démontre de manière convaincante qu'une victoire était possible et que ce qui s'est passé n'était pas inéluctable.