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Journal d'une saison sans mémoire
Baron Supervielle Silvia
GALLIMARD
18,30 €
Épuisé
EAN :9782070125852
Ce nouveau livre de Silvia Baron Supervielle est à la fois un prolongement de son dernier ouvrage et un départ vers d'autres territoires. Le passage d'une langue à une autre, l'Argentine, la figure maternelle e la religion sont quelques-uns des thèmes creusés et approfondis par l'auteur de livre en livre. Mais ici, la poétesse et essayiste s'astreint à une contrainte formelle très forte, celle du journal, et surtout elle s'oblige à exclure de son champ d'écriture tout ce qui relève du passé. Cette contrainte de l'écriture au présent est bien plus qu'un jeu intellectuel ou un exercice de style, car elle pousse Silvia Baron Supervielle à s'interroger sur le rôle que joue le passé dans notre quotidien - donc dans notre présent - et dans toutes nos constructions mentales. Bannir le passé de toutes ses réflexions, observations et émotions permet à l'auteur d'avancer dans une sorte d'urgence du "maintenant" qui produit de très beaux moments d'écriture. Son travail littéraire, ses traductions, ses lectures de Gracq, Barthes, Borges (entre autres), ses voyages en Bretagne ou encore ses promenades dans Paris forment la grille de ce présent que l'auteur s'impose. La nature de Dieu, la volonté de se perdre pour vivre autrement et les blessures de l'amour sont d'autres questions abordées dans un texte souvent méditatif, toujours cohérent, sensible et émouvant. Journal d'une saison sans mémoire est un texte riche et dense, d'une grande poésie. Silvia Baron Supervielle poursuit ici son oeuvre avec beaucoup de bonheur.
Ce nouvel essai de Silvia Baron Supervielle nous plonge au c?ur même de la création littéraire. Tout en poursuivant la réflexion esquissée dans ses précédents livres, notamment La ligne et l'ombre ou Le pays de l'écriture, l'auteur nous offre ici des pages magnifiques sur son cheminement intérieur, et sur ce que représente l'expérience de la création pour elle. Nourri de son parcours personnel-évoqué avec beaucoup de pudeur -,enrichi de réflexions sur la question de l'appartenance - à une terre, à un fleuve, à une langue?-et ponctué de digressions sur d'autres écrivains, tels que Borges, Beckett ou Nabokov, son essai développe une poétique très personnelle, empreinte de mysticisme. Mais c'est bien la question de la langue qui est au centre de L'alphabet du feu. Pour Silvia Baron Supervielle, poète et essayiste d'expression française, née en Argentine dans une famille apparentée à jules Supervielle, la quête d'une langue est aussi, toujours, la tentative de saisir son moi le plus secret. En déroulant ce fil rouge très personnel, elle propose une méditation passionnante et renvoie chacun à la question de son propre rapport à la littérature et à la poésie.
Quelques photos sauvées de l'oubli, disposées près de la table de travail de Silvia Baron Supervielle, sont le point de départ de ces lettres bouleversantes, adressées à une mère disparue très tôt. Ces missives tentent d'imaginer la vie trop brève de la mère de l'écrivain. Son physique, ses origines, son mariage sont évoqués, conjurés même par Silvia Baron Supervielle afin de mieux la comprendre, et de lui rendre justice. Car après le remarriage du père, l'évocation de sa mémoire est interrompue. La jeune Silvia quitte l'Argentine - où, peut-être une douleur trop forte l'empêche de vivre pleinement - pour devenir écrivain et poursuivre ce dialogue jamais suspendu avec sa mère. Les cent soixante lettres rassemblées ici sont l'aboutissement poétique et biographie de ce cheminement, comme une façon de racheter un silence imposé autour d'une blessure existentielle trop vive.
Résumé : Ce recueil est une manière de récitatif en vers libre, fruit d'une expérience singulière et d'une belle sensibilité poétique, comme une façon de penser / lorsque l'attente a rejoint l'infini / et que l'été n'est plus. C'est à l'heure où les ombres s'accumulent que Sylvia Baron Supervielle, plutôt que de dresser un bilan de sa vie, interroge ce que l'avenir lui propose : un autre Loin, un autre Seuil, un autre Vide, un autre Verbe. Elle en fait quatre chants qui témoignent de toutes les attentes d'un poète en proie à l'exil, à l'amour et à la séparation : partir, oser l'inconnu, inventer une langue. Et c'est, dit-elle, comme une façon de partir avant le départ / de renaître sans bouger. Porté par un souffle vif, une langue charnue, imagée, cette coulée verbale nous emmène loin et profond.
Résumé : Cette édition s'efforce de présenter les écrits purement littéraires de Chateaubriand dans un ordre à la fois chronologique et thématique. Ainsi le lecteur pourra relire un écrivain qui ne fut pas seulement chantre de sa propre désespérance et du néant, artiste frileux réfléchissant sur son art, historien consciencieux, mais aussi le plus intraitable génie contestataire. Toute son ouvre en effet s'insurge contre une religion mal comprise qui mutile l'homme, contre une fausse civilisation égoïste et cruelle qui monopolise morale et culture. Reflet de son temps, Chateaubriand l'est également du nôtre. Le texte a été établi d'après celui des Ouvres complètes parues chez Ladvocat. On a consulté les manuscrits accessibles et découvert des sources de l'ouvre qui s'ajoutent, nombreuses, à celles que nous connaissions déjà, surtout à propos des Martyrs et du Voyage en Amérique. Cette édition devient ainsi un instrument de travail enrichissant et suggestif.
Né en 1265, Dante Alighieri participe à l'administration de Florence, sa ville natale, mais en est banni après une prise de position contre la politique du pape Boniface VIII. Il finit ses jours en exil à Vérone et à Lucques, puis à Ravenne où il meurt en 1321.
Résumé : Et vous, quel geste vous trahit ? Il y a les gestes qui disent l'embarras, d'autres la satisfaction de soi, certains encore le simple plaisir d'exister, là maintenant, sur cette terre. Mais tous nous révèlent, dans nos gloires comme nos petitesses, nos amours comme nos détestations : le selfie, geste roi de nos vies modernes ; le " vapotage ", qui relègue l'art de fumer à un plaisir furtif, presque honteux ; les hommes de pouvoir qui se grattent le dessous de leur chaussette ; cette façon qu'on a parfois de tourner le volant avec la paume de la main bien à plat ; un verre qu'on tient à la main sans le boire...
Biographie de l'auteur Edouard Louis a 21 ans. Il a déjà publié Pierre Bourdieu : l'insoumission en héritage (PUF, 2013). En finir avec Eddy Bellegueule est son premier roman.