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Ryder
Barnes Djuna ; Richard Jean-Pierre
YPSILON
27,00 €
Épuisé
EAN :9782356540324
Premier roman de Djuna Barnes, Ryder est la chronique grivoise d'une famille très semblable à la sienne. Bestseller éphémère à sa parution en 1928, il séduit le public et déroute la critique. Dans la Saturday Review il est salué comme "le livre le plus étonnant jamais écrit par une femme." Détournant les codes de la littérature canonique occidentale, et la manière de ses plus illustres représentants milles (Chaucer, Rabelais, Shakespeare, Fielding...), la prose débordante, savante et populaire, excessive et jouissive, de Ryder apparaît aujourd'hui comme une satire du patriarcal aussi tragique que joyeuse, et définitivement ambiguë. Celte édition reproduit les onze dessins de l'auteur qui devaient accompagner la publication originale, ainsi que son avant-propos sur la censure.
Seule, lucide et sans argent, Djuna Barnes est morte loin de ses extravagances parisiennes, dans un appartement new-yorkais. Les Pièces en dix minutes reflètent et anticipent cette existence solitaire. Elles ont été écrites pour des magazines comme Vanity Fair ou Shadowland dans les années vingt, et certaines ont été représentées par une troupe bohémienne qui devint fameuse: les « Princetown Players » de Greenwich Village. Chacune des pièces de cet album possède sa lumière propre, son atmosphère. Dans un boudoir neigeux, la glaciale Lady Fiora Silvertree vit chaste et solitaire. Sur fond de lacs italiens, à l heure du thé, la comtesse Nicoletti Lupa converse avec sa jeune rivale. Sur la plage d une île tropicale, dans le Pacifique Sud, se retrouve un couple qu un naufrage a séparé. Structure éclatée donc, mais unité profonde. Les héroïnes de Djuna Barnes ne sont en fait qu une seule et même femme. Hautaines, ironiques, elles refusent toutes l ordinaire. Passionnées, secrètement violentes, elles errent dans une quête orgueilleuse et sans espoir.
Ecrit aux dires de Djuna Barnes, en quelques semailles du printemps 1928 comme "une blague", une distraction pendant l'hospitalisation de sa compagne Thelma Wood, imprimé sur les presses Darantière à Dijon, desquelles était sorti l'Ulysse de Joyce quelques années auparavant, publié aux frais de l'auteur et de quelques uns de ses amis chers, distribué sous le manteau à Paris et plus tard New York par les mêmes amis, l'Almanach (les dames est un livre à part dans l'ouvre de Djuna Barnes. En se réappropriant les codes et les formes de la littérature grivoise des siècles antérieurs, en saturant le texte d'allusions et d'équivoques sexuels. Djuna Barnes dresse une topographie entièrement nouvelle du corps féminin, du point de vue de "l'oeil lesbien".