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Confessions d'un bon à rien
Barnavi Elie
GRASSET
25,10 €
Épuisé
EAN :9782246829072
La directrice du lycée de Beer Sheva eut ce jugement définitif sur le petit Elie : " Ah, celui-là, c'est un bon à rien ! Il faudra lui dénicher une institution à poigne, sinon ça finira mal pour lui... " . Le " bon à rien " , né dans l'immédiat après-guerre et dans une configuration tragiquement exemplaire de l'époque, s'est forgé la plus magnifique des existences. Son père, Michaël Yhiel Shkolnik, est né en 1910 en Bessarabie, qui faisait alors partie de l'empire russe, puis de la Roumanie, puis de la Moldavie. Officier dans l'Armée Rouge, il participera aux grandes batailles du front de l'Est (Leningrad, Moscou, Stalingrad.) Sa mère a survécu à la déportation mais y a perdu deux enfants et y laissera sa santé mentale... Le jeune Elie nait à Bucarest en 1946. C'est là qu'il apprend le français. Son père ne songe qu'à fuir la Roumanie communiste et à gagner Israël . Un jour il disparait, enlevé par la Securitate et emprisonné trois mois à cause de ses demandes répétées de visa. En 1961 leur parvient enfin un " certificat de voyage " , Israël " achetant " à l'époque des Juifs à l'Etat roumain (" notre meilleur produit d'exportation avec le pétrole " dixit Ceaucescu). Au sein de la " drôle de famille " qui accueille les arrivants en Terre promise, l'oncle Avi exercera une profonde influence sur l'adolescent, d'où le choix d'un nouveau patronyme : Barnavi. Après un séjour d'un an dans un kibboutz au nord du Neguev, les retrouvailles avec ses parents sont douloureuses : son père sera plus tard placé dans un Ehpad, et sa mère internée pour démence. Elie travaille pour payer ses études au collège français Saint-Joseph de Jaffa. Incorporé dans Tsahal, parachutiste volontaire, bientôt officier, il participe à la Guerre des Six Jours puis comme réserviste à la première guerre du Liban et à l'opération " Paix en Galilée " . A Jérusalem puis à Tel Aviv, des études de sciences politiques et d'histoire le font se passionner pour la séquence historique qui va de la fin du Moyen Age à la Révolution française. La France devient sa "seconde patrie intellectuelle et affective" . Il part faire sa thèse de Doctorat à La Sorbonne et c'est à Paris que se font les rencontres essentielles pour la suite de sa carrière intellectuelle : Roland Mousnier, Pierre Chaunu, Pierre Nora, Jacques Revel, François Furet, Jacques Le Goff... La politique va prendre une grande importance, parallèlement à son activité d'historien : enseignant en Allemagne, à Montréal, à l'ENS d'Ulm, à Limoges, à Reims, il retournera vivre à Tel Aviv avec sa nouvelle épouse Kirsten rencontrée à Francfort. Membre du comité central du parti travailliste, il décline le poste de chef de cabinet de Shimon Peres pour apporter son appui à Shlomo Ben-Ami. L'assassinat de Rabin met fin au processus de paix auquel il avait oeuvré sans relâche. Ambassadeur d'Israël en France de 2000 à 2002, il décrit ici l'envers des coulisses tout en brossant mille portraits de ses interlocuteurs à Paris (Lanzmann, Sarkozy, Chirac, Villepin, Jospin, Régis Debray, Edwy Plenel, Jean Daniel, DSK...). Débarqué de son ambassade par Shimon Peres, il prend une année sabbatique pour proposer la création d'un musée de l'Europe à Bruxelles et consacrera de longues années à cette passion européenne tout en reprenant son enseignement d'histoire à l'université de Tel Aviv et la direction scientifique de la Maison de l'histoire européenne à Bruxelles.
Résumé : "J'ai toujours été fasciné par le mystère fondamental que, me semble-t-il, la guerre recèle. Ces Dix thèses sur la guerre constituent un exercice d'écriture singulier : je ne suis pas un spécialiste d'histoire militaire. Ma "légitimité" vient d'ailleurs : la guerre fait partie de mon expérience de citoyen et de soldat. Elle a accompagné toute ma vie, et pénétré ma façon de m'exprimer et de penser. Historien de formation et universitaire de métier, je tente ici d'oublier ce que j'ai lu afin de poser sur le phénomène de la guerre un regard neuf, aussi "innocent" que possible. Partir non des livres, mais de l'expérience. ,j'aimerais croire que, nourrie de la réflexion, l'expérience (le la guerre m'a au moins apporté un surcroît de lucidité. Mais l'intellectuel dans la guerre est-il mieux armé pour l'appréhender que Monsieur Tout-le-Monde ? Peut-être"
Inaugurer le "chantier" du Musée de l'Europe par une réflexion sur les frontières de l'Europe, c'est l'objectif poursuivi par ce volume qui mêle grands acteurs politiques de la scène européenne et gens de plume venus de divers horizons - historiens, politologues, économistes, philosophes, écrivains, essayistes, journalistes. Ces "frontières de l'Europe" n'ont rien d'évident. Mouvantes au gré des migrations, des conquêtes et des mentalités, tributaires de l'esprit changeant du temps, lourdement chargées de toutes les passions mêlées de la politique, de la religion, des langues et des cultures, elles se trouvent toujours au c?ur des débats de l'Europe d'aujourd'hui. Qui fait partie de l'Europe, qui en est exclu et pourquoi? Qui a des chances de l'intégrer un jour et au nom de quoi? Voici posée la douloureuse question de "l'élargissement'."
L'auteur de Une histoire moderne d'Israëls'exprime sur la guerre, la paix, l'Histoire, le présent, la morale, la politique, sur le soulèvement palestinien et la répression israélienne, sur ce qui sépare et unit Israéliens et Palestiniens. Une réponse, sous forme de pamphlet, à Lettre à un ami juif, d'Ibrahim Souss.
Résumé : Ces " tableaux " de la vie de Jean Frydman se lisent comme autant d'aventures modernes - la Résistance, la révolution de l'audiovisuel, la lutte à mort contre une multinationale géante, le combat pour la paix au Proche-Orient. Ami de plus d'un grand de ce monde mais dédaigneux des honneurs, engagé en politique mais sans rien en attendre pour lui-même, Frydman est le prototype de l'homme d'action au service de deux idées fixes : la liberté et la justice. Pudeur, ou méfiance à l'égard d'une mémoire jugée par définition infidèle, il a fallu se battre avec Jean Frydman pour qu'il consente à se livrer au public. Deux de ses grands amis, Joseph Kessel et Romain Gary, avaient jadis insisté pour lui servir de porte-plume. Qu'il ait enfin cédé à mes instances est une preuve de plus de sa sagesse. Écrit par eux, ce livre aurait été leur ; écrit par moi, il reste le sien. Elie Barnavi
Soudainement devenus riches, les Kampf donnent un bal pour se lancer dans le monde. Antoinette, quatorze ans, rêve d'y participer mais se heurte à l'interdiction de sa mère. Plus que le récit d'une vengeance, {le Bal }(1930) compte parmi les chefs-d'oeuvre consacrés à l'enfance.
L'éducation d'Alphonse se fait de 1946 à 1947 entre une librairie d'ouvrages anciens, le Carillon des Siècles, et la prison de Fresnes : bien difficile de rester honnête lorsqu'on est jeune, qu'on a un très maigre bagage culturel et un sacré appétit sexuel en ces années d'après-guerre où le moindre paquet de cigarettes se paie son pesant d'or. Au Carillon débarque, un jour, le Professeur, curieux pédagogue porté sur la dive bouteille et les spéculations les plus hasardeuses de l'esprit. Alphonse, ébloui, va lui filer le train en ses pérégrinations bistrotières, dans les rues d'un Paris qui s'éveille après la nuit de l'Occupation. On va y rencontrer, bien sûr, toutes sortes de rêveurs, de poètes, de mythomanes, de loquedus, d'escrocs, et même Louis Aragon. Un roman dans la suite du {Café du pauvre} et du {Banquet des Léopards}. Drôle, toujours émouvant, croustillant... écrit au fil des métaphores les plus inattendues.
Résumé : " Peins ma fille, peins... Le jour commençait à baisser quand elle s'était enfin arrachée d'une ancienne fièvre. Une grande toile en était sortie, comme elle n'en peindrait jamais plus, avait-elle aussitôt compris. Une simple bâtisse dans l'herbe rase d'un vert cru, une bergerie, peut-être, tombée du ciel comme un météore... " Ainsi peint Aimée Castain, bergère de Haute-Provence. La montagne est dans le paysage. La mer nappe l'horizon, invisible, brumeuse, à soixante kilomètres. Et partout, la tendre sauvagerie des collines, les oliviers, les bories, la tentation de la couleur. Saisir sur la toile la beauté du monde. Son mari Paul ne comprend pas bien cette passion nouvelle, mais Aimée s'y donne, entièrement, tout en surveillant son troupeau. Peu à peu, son talent franchit la vallée, les amateurs achètent ses toiles, les journalistes écrivent sur le prodige. Une candeur de touche, un talent singulier, comme offert, par l'insaisissable : l'école du ciel, peut-être... La narratrice et son compagnon, Daniel, avocat, cherchent comment fuir Paris et Marseille, la vie épuisante, éclatée. Dans un village de Haute-Provence, une maison leur apparaît, comme offerte elle aussi, par l'invisible. Elle sera leur point d'ancrage. Chaque matin est une promesse nouvelle. Puis Daniel s'enflamme pour l'oeuvre d'une artiste oubliée, une fille de métayers, née pendant la Grande Guerre, une simple bergère. La maison qu'ils viennent d'acheter fut la sienne. Un talent magnifique et méconnu aurait-il vécu entre ces murs ? Elisabeth Barillé nous entraîne à la rencontre d'Aimée Castain et nous livre le roman de la liberté, avec grâce et un sens unique des images : échapper à son histoire, traverser l'enfance, accomplir son destin.
Résumé : "J'ai longtemps cru qu'il suffisait d'être deux pour faire un enfant. Eve, Adam ; un instant d'éternité. La vie s'est chargée de me détromper : à 27 ans, comme de plus en plus de femmes, j'ai dû demander l'aide de la médecine pour tenter d'être mère. A l'hôpital Saint-Vincent-de-Paul, j'ai rencontré une gynécologue obstétricienne, Sylvie Epelboin. Elle a suivi ce long chemin avec moi. Un chemin qui a duré des années, qui a eu la peau de mon mariage, mais qui a créé un lien unique entre le docteur Epelboin et moi, entre la soignante et la patiente". "Et moi, Elise, je me souviens de ce premier jour, de votre entrée avec Simon, dans mon cabinet. Vos regards, votre jeunesse, cette envie, et devant vous, la médecine, le temps... ". Vingt-cinq ans plus tard, Elise propose à Sylvie de croiser leurs regards sur cette aventure, de mêler l'intime à la médecine. D'un côté, Elise, jeune adulte, jeune mariée, confrontée à une épreuve à laquelle elle n'était pas du tout préparée, hantée par les réminiscences d'épisodes très douloureux de son histoire. De l'autre côté, Sylvie, passionnée, engagée, féministe et mère, à l'origine d'un des premiers centres de fécondation in vitro en France, aussi attentive aux progrès de la Science qu'aux questions éthiques qui les traversent. "Nous avons écrit toutes les deux, soucieuses de raconter au plus juste cette histoire d'intimité médicalement assistée. Peuvent s'y reconnaître les femmes à qui l'enfant se refuse, celles qui ont enfin mené à terme ces grossesses rêvées, et, bien sûr, les médecins, chercheurs, biologistes, qui, d'une manière ou d'une autre, ont leur place dans cette épopée inouïe qu'est l'Assistance Médicale à la Procréation".
L'histoire politico - militaire du Proche - Orient depuis 1948. Même si le Hezbollah et le Hamas, tous deux soutenus par l'Iran, n'ont pas renoncé à la lutte armée sous toutes ses formes, y compris le terrorisme, les guerres qu'Israël a menées depuis sa création ont contraint ses voisins à accepter son existence. En 1948, la guerre face aux armées arabes coalisées a permis de donner vie au rêve sioniste de reconstitution d'un foyer national pour le peuple juif. Israël écrase en 1967 les armées de l'Egypte, de la Jordanie et de la Syrie et se rend maître de la bande du Sinaï, de Gaza, de la Cisjordanie et du Golan. Après une revanche de l'Egypte en 1973, Israël choisit de faire la guerre au Liban, en 1982, pour étouffer dans l'oeuf le nationalisme palestinien qui ne cesse de progresser. En 2006, Israël mène une deuxième guerre contre le mouvement de Hezbollah. Depuis 1987 l'armée d'Israël se heurte aux réalités des conflits asymétriques et le pays tout entier fait face à une menace d'une autre nature : incompatible avec la solution à deux Etats, l'occupation de la Cisjordanie est contraire à ses valeurs et à ses intérêts.
Pourquoi l'Iran chiite est-il en rivalité avec le monde sunnite ? Quelles sont les causes des premières grandes discordes ? Pourquoi la reconquête de Mossoul ne signe-t-elle pas la fin de Daech ? Quel est le rôle des grandes puissances dans le conflit entre sunnites et chiites ? La discorde entre les deux principales branches de l'islam est-elle la cause principale du chaos qui règne au Moyen-Orient ? Pierre-Jean Luizard remet en perspective les raisons historiques qui ont déclenché cette seconde fitna, en référence à la discorde originelle survenue à la mort du Prophète en 632. Malgré les tentatives de rapprochements au cours des siècles, l'affrontement confessionnel prend, avec la globalisation, une ampleur inédite.
Le roman d'une ville dont la vie est un roman. Jérusalem se raconte. "Après des siècles de silence, moi, Jérusalem, j'ai décidé de prendre la parole pour raconter mon histoire. La vraie. Non celle que colportent mes courtisans, ceux qui s'imaginent - simples d'esprit - que je pourrais n'appartenir qu'à un seul d'entre eux, qui me voient comme une épouse que l'on peut mettre en cage ou une prostituée qui cède aux plus offrants. Je suis Jérusalem. Je suis l'Unique, sacrée, entière et dans mes pierres vibrent les trois vérités éternelles, chacune complémentaire de l'autre, chacune indissociable. Peu m'importent les critiques que ne manqueront pas de soulever mes confidences. Sans doute ai-je atteint cet âge où l'on ne craint plus les injures, les quolibets, cet âge de la maturité où l'on n'a plus peur de rien. Voilà des millénaires que je saigne. Hébreux, Babyloniens, Perses, Grecs, Romains, Arabes, Francs, Mamelouks, Ottomans, Britanniques, tous ont foulé mon sol, tous ont voulu me posséder en versant le sang, et il n'est pas impossible que je disparaisse un jour, réduite en cendres pour avoir été trop désirée, à moins que les trois Prophètes ne sortent de leur silence et ne se décident à n'être qu'un seul coeur pour que mon coeur continue de battre."
Aux portes de l’Europe se déploie un monde arabe et musulman, en pleine mutation depuis 2011, l’année des "printemps arabes". Une curiosité nouvelle est née pour les pays qui en font partie. Cet ouvrage d’introduction et de réflexion sur la Palestine invite à la (re)découverte du pays à travers son histoire, sa société, sa politique, son économie, sa culture. Il offre une vision synthétique qui permet de mieux comprendre l’actualité immédiate.