Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Oeuvres choisies. Volume 6, Judith (Le Corps séparé) ; Vania
Barker Howard ; Déprats Jean-Michel ; Hirschmuller
THEATRALES
17,00 €
Épuisé
EAN :9782842602376
Dans ce sixième volume de ses ?uvres choisies, Howard Barker s'empare de deux mythes, l'un biblique, l'autre littéraire, pour livrer sa vision du théâtre de la condition humaine. Avec Judith, épisode biblique qui inspira nombre de peintres, on retrouve les thèmes centraux de son oeuvre: l'héroïsme et la barbarie, la servitude et la domination, le désir et la mort... Ici, le jeu de séduction se transforme en une lutte chaotique des sens et de la raison. Par cette joute verbale entre Judith et Holopherne où la sensualité affleure, il pose la question de la propriété des corps. Librement inspirés de l'oeuvre de Tchekhov, les personnages de Vania s'affranchissent ici d'un créateur qui les étouffe. Ils réclament le droit d'exercer leur volonté, se soustrayant ainsi à la paralysie à laquelle Tchekhov les a condamnés. La fatalité de leur destinée humaine, présente dans l'?uvre originelle, vole ici en éclats, tandis que jaillissent leurs pulsions d'amour et de mort jusqu'alors inhibées.
Barker Howard ; Déprats Jean-Michel ; Vaconsin Mar
Avec 13 objets, Howard Barker signe une pièce ludique qui étudie, en une succession de saynètes, les servitudes de l'homme. De la pelle pour creuser la tombe de l'ennemi, jusqu'à la médaille militaire usurpée, en passant par l'appareil photo chargé d'histoire, les objets ont une âme et asservissent leurs possesseurs. Animaux en paradis nous entraîne dans un monde dévasté par la lutte sans fin entre frères ennemis. Dans une guerre opposant Danois et Suédois où les nouveau-nés sont de la future chair à canons, où le viol est une arme de domination et où la torture est avalisée par les philosophes, le racisme et la haine de l'autre détruisent des générations. La difficile construction du pont reliant les deux royaumes symbolisera une paix fragile basée sur le sacrifice. Sadisme, enjeux de pouvoir et sexualité violente: l'auteur propose une pièce aux séquences énigmatiques et à la langue ciselée. Avec ces deux pièces, nous entrons à nouveau dans le "théâtre de la catastrophe" où Barker, face à un monde usé, tente de renouveler sans cesse la langue de la tragédie. Ses personnages pervers, faibles et toujours torturés, son écriture poétique et pourtant crue, sa parfaite maîtrise dramaturgique en font, à coup sûr, un immense auteur.
Résumé : Dans ces deux puissantes partitions pour actrices, Howard Barker s'affirme de nouveau comme le dramaturge du détour historique, interrogeant les grandes oeuvres et leurs mystères avec un regard neuf. Ne délivrant aucun message moral ou politique, son théâtre y est d'une radicalité artistique affirmée. Loth et son Dieu reprend l'épisode biblique de la destruction de Sodome pour en explorer un détail énigmatique : pourquoi la femme de Loth s'attarde-t-elle dans sa fuite pour jeter un dernier regard sur la ville ? Pourquoi un tel châtiment pour ce geste nostalgique ? Que refuse-t-elle de quitter, dans cette ville dépravée, qui puisse valoir plus, à ses yeux, que la vie même ? Marcella de Ulloa plonge au coeur des Mâtines, de Vélasquez, l'un des plus grands chefs-d'oeuvre de l'histoire de la peinture. Barker s'intéresse à la scène cachée que le peintre espagnol est en train d'exécuter. Marcella est une fascinante érudite de 70 ans que tous admirent et recherchent, sauf Vélasquez. Quand ce dernier est contraint par le roi de la peindre nue, il se découvre un tel attrait pour ce corps que révéler son oeuvre pourrait bouleverser l'esthétique et le cours du monde. Par ces deux textes où la mort et la sensualité se côtoient, Barker demeure le peintre dramatique de la mise en doute des conventions, du mystère et de la violence du désir.
Dans une succession de dix-huit tableaux à la fois envoûtants, drôles et tragiques, Blessures au visage expose les relations que nous entretenons avec notre visage et son reflet dans le regard des autres. Un voyage à travers le miroir déformant des fantasmes, des passions et de la mémoire. « Le visage, dit Barker, est le siège du désir, et le désir ce qui fait dans mes pièces que les personnages transcendent la cruauté du monde. » Tenna, une jeune fille de dix-sept ans, et Isonzo, un très vieil homme au bord du tombeau, viennent de se marier. Les liens du mariage, renforcés par la différence d'âge et leur cécité présumée, sont mis en jeu dans un dialogue saccadé, plein de poésie brutale et d'érotisme. Les deux époux attisent chacun leur tour l'atmosphère torride de cette Douzième Bataille d'Isonzo. Leur désir s'exacerbe dans une quête d'amour absolu entre premier baiser et baiser de la mort. Après Tableaux d'une exécution et Les Possibilités, voici un deuxième volume consacré à l'?uvre de Howard Barker. Injustement méconnu en France, auteur d'une trentaine de pièces, il est l'une des voix les plus originales et les plus fécondes du théâtre anglais contemporain. Son théâtre, viscéral, dérangeant, révoltant parfois, se définit comme un e Théâtre de la Catastrophe u en contrepoint du « Théâtre de la Cruauté » d'Antonin Artaud. Artiste accompli, il est aussi peintre et poète.
De temps en temps, Monsieur Barbe-Bleue sort de son conte où se rejoue indéfiniment la scène bien connue du meurtre de sa belle qui a ouvert la porte qu'il ne fallait pas ouvrir, et part en voyage. Ses voyages le mènent dans le monde d'aujourd'hui. Il y rencontre des personnages qui ont un coup de bleu: deux jeunes filles qui, après avoir volé une paire de chaussures, vont se noyer de honte, une vieille dame désespérée de ne plus habiter au bord de l'eau et qui va s'y laisser glisser... Dans le conte, soeur Anne ne voit jamais rien venir et le frère de la belle arrive toujours trop tard. Le grand K, ordonnateur des événements, suit Barbe-Bleue, du conte au monde d'aujourd'hui et finit par le tuer. Bruno Castan poursuit avec Coup de bleu sa confrontation des contes avec la réalité.
Jojo est un solo boy urbain. Dans une rue déserte, il traîne avec un ballon de foot crevé pendant que ses parents sont partis au soleil. Surgissent deux fées un peu déglinguées, Anita et sa vieille mère Jilette. Des fées comme dans les contes, mais désoeuvrées, au RMI (Revenu Magique d'Insertion). Anita confie au garçon la mémé qui perd la boule, mais cette dernière disparaît. Commence alors pour Jojo, parti à sa recherche, un parcours initiatique qui l'emmène de la grande forêt aux séances de désintoxication d'une clinique pour superhéros paumés (Batman, Billy Juan Poucet dit le P'tit...). Ces rencontres étonnantes le conduiront à la recherche de son identité.Avec une langue vive, un style d'aujourd'hui détournant le langage des jeunes, Stéphane Jaubertie aborde le thème de la connaissance de soi, du rapport aux autres et à la réalité. C'est touchant, drôle: un bonheur à lire et à jouer.
Karl Valentin est un grand enfant faussement naïf qui jette un regard féroce sur le monde des adultes. Chez ce malicieux, la vie quotidienne devient une bataille avec les mots et les choses, que l'on cherche ses lunettes, achète un médicament au nom imprononçable ou fasse cuire un rôti. Ce volume propose un choix de sketches courts du grand comique munichois : un grand éclat de rire sur les petites sottises de l'existence, un vrai plaisir de jeu.
Salvador, le narrateur raconte sa vie d'enfant des montagnes depuis sa naissance qui n'annonçait rien de bon puisqu'il ressemblait à un rat, jusqu'à son départ à la ville pour y poursuivre ses études. Dans ses souvenirs d'enfance pauvre, il y a sa mère qui se levait toujours la première, lavait le linge des riches, ses sept frères et soeurs, l'apprentissage de l'écriture et la décision de sa mère pour qu'il devienne écrivain. Il y a ses premiers émois devant la beauté de la Senora dont sa mère lave le linge et ses premiers chagrins lorsque le père s'en va et ne revient pas, tué lors d'une manifestation de paysans. Lorsque son frère aîné meurt, il devient à sept ans l'homme de la famille et se fait écrivain public pour mettre quelques sous dans la boîte aux économies de sa mère puis il monte trop tôt dans le train qui l'emmène pour ses études en ville. Dans cette pièce le récit passe subtilement au dialogue pour dire, simplement, la peur de la montagne, la peur du froid et du dernier morceau de pain. C'est surtout un magnifique hommage à la mère et à la vie qui distribue les bonheurs et les malheurs.