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Le goût de la Russie
Barillé Elisabeth
MERCURE DE FRAN
8,00 €
Épuisé
EAN :9782715235304
Que ce soit par la voie des airs, des routes ou du rêve, on n'aborde pas la Russie sans frissons : n'est-elle pas le pays des records, des excès, des utopies ? Il y a une conformité entre l'immensité, l'infini de la terre russe et de l'âme russe, entre la géographie physique et la géographie de l'âme, disait le philosophe Nicolas Berdiaev. Pour s'en convaincre, on s'embarquera aux côtés de Jules Verne sur le grand fleuve Ienisseï, on cheminera en Sibérie avec Boris Pasternak, on ira même taquiner l'Omul dans les profondeurs du lac Baïkal. Après l'hiver vu par Andreï Makine, l'expérience enivrante du printemps sous la plume délicate d'Ivan Tourguéniev, on s'initiera aux rituels de l'hospitalité en compagnie de Tchékhov, de Tolstoï, de Nabokov, mais aussi d'Ella Maillart et de Ludmila Oulitskaïa. Et l'âme, chère à ce peuple romantique ? On explorera ses labyrinthes en se laissant guider par la sagesse locale : "Qui trop se hâte reste en chemin..."
Basile habille les femmes, Domi habille les morts, Ligeia leur parle. Luc le solitaire vit dans un fauteuil depuis plus de trente ans. Basile possède en lui son seul ami véritable, mais Luc rêve de faire la peau à celui qu'il considère comme le meurtrier de Nelly, son unique amour. "La muse absente" de Basile. Supprimer ce couturier qui l'obsède et la ruine, c'est aussi le rêve d'Amélie Dalle, la fashionista graphomane, et, sans doute, le désir inavouable de l'ambitieux Etzo. Le beau Yann, lui, ne rêve que de faire un enfant à Domi, sa compagne, mais depuis que Ligeia a oublié dans son bureau à la morgue un recueil de ses poèmes, Domi la frondeuse rêve de rencontrer Rainer Maria Rilke. Avant sa tumeur au cerveau, Julio Ocampo construisait des maisons. Il ne connaît aucun de ces personnages. Doté de mystérieux pouvoirs, il sait pourtant le sort que l'auteur leur réserve. Julio serait-il un maçon visionnaire, les rêves, les agents doubles de la vie, et la mort, l'agent secret de la mode? Depuis Corps de jeune fille, Elisabeth Barillé a publié cinq romans aux Editions Gallimard.
Au cours d'un séjour en Inde, j'ai fait la connaissance d'un ancien banquier considéré comme un sage. Chaque jour, dans son appartement de Bombay, le vieil homme dispense son enseignement spirituel à une poignée de visiteurs de tous pays. Chaque séance s'achève ainsi : l'un après l'autre, les visiteurs se prosternent à ses pieds. Je ne peux m'y résoudre. Que cache ce refus? A-t-il partie prenante avec la peur d'aimer? Va-t-il chercher plus loin encore, vers la mort? Je compris vite que je ne pouvais y voir plus clair sans l'écriture. Un récit s'imposait. Le voici.
- On ne connaît jamais l'Inde, jamais ! On s'y perd, c'est tout, c'est même un endroit fait pour cela... Marion baisse la tête. Katherine voyait les choses différemment. Que disait-elle déjà ? Que l'Inde se méritait, que la grâce de l'Inde était une grâce d'intériorité, qu'il fallait du temps pour comprendre cela, pas mal d'humilité, de patience. Comprendre l'Inde, être compris d'elle, en revenir transformé... " Singes est une variation rafraîchissante du roman initiatique avec dans les rôles principaux : une célibataire hypocondriaque chargée d'un pot de confiture rempli des cendres de sa meilleure amie, une masseuse parisienne en mission impossible, un orthodontiste touché malgré lui par la grâce, un ex-champion de hockey sur glace dopé de nicotine et de yoga, un Américain pourvoyeur de cristaux magiques, une flopée d'illuminées, de gigolos déguisés en ascètes, d'escrocs christiques, de gourous, et de quelques vrais sages car il y a en a, bien cachés.Née au coeur de Paris, en face de Notre-Dame, d'un père angevin et d'une mère russe, Elisabeth Barillé a écrit une quinzaine d'ouvrages depuis son premier roman Corps de jeune fille. Elle partage son temps entre l'Inde, Amsterdam et Paris.
Résumé : " Je les attends. Ils ne vont plus tarder. Ana et Val. Où sont-ils ? Que font-ils ? Je n'en sais rien et ne veux rien savoir. Tout est possible ; l'amour est là, le grand amour qui permet tout. Je conçois bien que ma sérénité peut paraître inexplicable, voire monstrueuse aux yeux des grands tourmentés, elle n'est que l'envers de ma certitude. Quand Val caresse Ana, c'est moi qu'il touche à travers elle, c'est à moi qu'il donne ce qu'elle croit recevoir. "
Nos manuels d'histoire ne nous en citaient qu'une réplique, de loin en loin. On brûlait alors d'en savoir davantage, d'entendre toute la séance, d'y être. Nous y sommes : voici les procès-verbaux authentiques, officiels et intégraux des grandes audiences du Tribunal révolutionnaire. Documents inestimables, ils restituent toute une époque, dans son tragique presque quotidien, dans ses peurs et ses faiblesses, dans sa grandeur aussi. Ils redonnent également vie aux hommes et aux femmes de premier plan de ce temps : Robespierre et Danton, les Girondins et Madame Roland, Marie-Antoinette, Charlotte Corday et d'autres encore. Rien de plus pathétique ici que la froideur sèche du compte rendu : elle nous installe, si l'on peut dire, en direct avec les accusés, comme à la lecture du reportage d'un envoyé spécial sous la Terreur.
Résumé : Laure avait des mots d'amour mais pas les preuves : Vincent n'évoquait jamais de date pour une prochaine rencontre. Et ce décalage entre les paroles et les actes la perturbait. Les messages maintenaient un lien entre eux, mais ils rendaient aussi la distance plus palpable et transformaient Vincent en une divinité inaccessible. Laure est tombée amoureuse de Vincent en discutant avec lui sur Facebook. Depuis des mois, ils échangent aussi des SMS à longueur de journée. Elle sait tout de lui, de ses goûts, de ses habitudes mais tout reste virtuel. Si Vincent tarde à lui répondre, l'imagination de Laure prend le pouvoir et remplit le vide, elle s'inquiète, s'agace, glisse de l'incertitude à l'obsession. Quand une rencontre réelle se profile, Laure est fébrile : est-ce le début d'une histoire d'amour ou bien une illusion qui se brise ? Subtile analyste du sentiment amoureux, Stéphanie Dupays interroge notre époque et les nouvelles manières d'aimer et signe aussi un roman d'amour intemporel sur l'éveil du désir, l'attente, le doute, le ravissement.
La paresse est universelle. Très tôt parents et éducateurs veulent en faire passer l'envie aux enfants. Ce qui était une vertu pour les penseurs grecs et romains devint vite la mère de tous les vices pour l'Eglise catholique, l'un des sept péchés capitaux... Pourtant, de nombreux écrivains font rimer paresse avec sagesse. On trouvera ici une galerie de géniaux paresseux de la littérature et un véritable roman de la paresse. Il ne s'agit pas d'opposer paresse et travail, mais bien de constater que la paresse offre aussi des avantages, elle est ce temps libre absolument nécessaire aux savants et aux artistes, parfois à la source de leurs plus belles créations... Balade au pays du farniente et de la lenteur en compagnie de Sénèque, Jerome K. Jerome, Robert Louis Stevenson, Paul Morand, Pierre Sansot, Herman Melville, Marcel Proust, Albert Cossery, Samuel Beckett, Jack Kerouac, Georges Perec, Dany Laferrière, Françoise Sagan, Denis Grozdanovitch et bien d'autres.
4e de couverture : Avec l'ère Meiji (1868), après deux siècles de clôture, le Japon s'ouvre au monde. En octobre 1867, à l'âge de 22 ans, Maurice Dubard s'engage dans la Marine française. La mission militaire à laquelle il participe a pour but de contribuer à doter le Japon d'une armée moderne. Avec l'un de ses collègues, Marcel, le jeune homme sillonne donc les principales villes de l'archipel. Mais son projet d'écriture est loin des armes et des uniformes, loin des bureaux administratifs et des fabriques. À l'instar du célèbre Japoneries d'automne de Pierre Loti, Maurice Dubard s'emploie à peindre en une série de tableaux et de saynètes ce Japon des années 1870. Sa passion se porte aussi bien sur la culture matérielle ancestrale de l'Empire que sur l'énergie débordante de la jeunesse nippone. Conteur formidable, Dubard ne cesse d'osciller entre ce passé et le présent. Son récit de voyage est absolument contemporain du rapprochement entre l'Europe et le Japon.