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Les Textes des sarcophages égyptiens du Moyen empire
Barguet Paul
CERF
56,00 €
Épuisé
EAN :9782204023320
Nous sommes près de l'achèvement de la période de troubles qui avait marqué la fin de l'Ancien Empire égyptien, et que les historiens ont appelée " Première Période Intermédiaire ", donc vers 2100 av. J. -C. Les fonctionnaires royaux de région, devenus chefs locaux héréditaires, avaient formé une féodalité fortement organisée, qui, dès la 6e dynastie, avait tenu en mains certaines régions d'Egypte ; comme les anciens rois memphites, ils avaient leurs courtisans, fonctionnaires subalternes et artisans, prêtres et médecins ; les capitales de province avaient vu alors se développer autour d'elles des nécropoles aristocratiques, dont les tombes, mastabas ou hypogées décorés et inscrits, renfermaient des sarcophages de bois, parfois doubles (emboîtés l'un dans l'autre), aux parois couvertes de textes elles aussi. Ces textes montrent, à côté des formules ou " chapitres " magiques mis à la disposition des rois de l'Ancien Empire pour leur sauvegarde dans l'au-delà, et auxquels on a donné le nom de Textes des Pyramides, des développements totalement nouveaux, dont l'origine reste pour nous encore obscure. Les centres importants de diffusion furent Héliopolis et l'ancienne capitale Memphis, avec ses nécropoles de Saqqarah et Dahchour ; Licht, résidence royale des 12e et 13e dynasties ; Héracléopolis, capitale des 9e et 10e dynasties, qui rayonne sur la Moyenne Egypte jusqu'à Assiout ; et, plus au sud, Thèbes qui va rayonner sur toute la Haute Egypte. La quasi-totalité des textes qui ont été préservés sont originaires de la rive occidentale du Nil, depuis Kôm et-Hisn au nord jusqu'à Assouan à la première cataracte (en tout 19 sites), à l'exception des 4 sites de Beni-Hasan, El Bercheh, Qau el-Kebir et Moallah, situés sur la rive orientale. Leurs dates s'échelonnent de la 9e dynastie (c. 2160) à la 13e dynastie (c. 1700), couvrant donc la totalité de ce qu'on appelle Moyen Empire, avec un développement particulièrement important à la 12e dynastie ; mais la pyramide du roi Aba à Saqqarah, datant de la 8e dynastie, présente le prototype de quelques-uns des nouveaux textes ; d'autre part, certains textes, inscrits sur papyrus, dateraient de la fin de l'Ancien Empire. Ces papyrus, de provenance inconnue, sont particulièrement intéressants en ce qu'ils devaient servir de modèles aux scribes et peintres chargés de les reproduire sur les sarcophages.
Dans cet ouvrage sont rassemblés des articles fondamentaux publiés par Paul Barguet dans diverses revues scientifiques. De l'essai d'interprétation du Livre des Deux Chemins à la naissance de la lumière dans les Textes des Pyramides en passant par l'étude du cycle lunaire et des dimensions du temple d'Edfou, le lecteur découvrira un univers symbolique décrypté avec rigueur et finesse. Grâce aux travaux de Paul Barguet, ce sont de nombreux aspects de la pensée de l'ancienne Egypte qui deviennent perceptibles. Grâce à lui, il est possible d'accéder, en langue française, à des textes essentiels qui composent un paysage spirituel que l'on n'aura jamais fini d'explorer.
La guerre est déclarée dans le Vaste Monde ! Suite à la tuerie du Bal de l'Hiver, les membres du Comité de Merry-Tale sont désormais livrés à leur propre sort. D'un côté, la princesse Nastasya Baranov se retrouve prisonnière de la Famille Royale tandis qu'Adan Lamier part en cavale pour échapper à son âme soeur. Même les habitants de Merry-Tale se divisent, laissant présager le début d'une révolution. Pour sauver ce qui leur tient à coeur et maintenir la paix, les membres du Comité vont devoir faire des choix. Des choix qui les révéleront en tant qu'âme, parfois au péril de leur mort éternelle... Dans ce deuxième tome du Comité de Merry-Tale, retrouvez vos héros dans des situations fastidieuses. Leur seul objectif ? Sauver Merry-Tale de la guerre que la Famille Royale et Azazelaam comptent bien livrer.
Le privilège de notre mémoire, c'est sa faiblesse, son infidélité, cette fausseté qui nous permet, en un passé formé à notre image, de vivre selon notre coeur". Cette phrase est écrite par le romancier à la recherche de ce passé que, très jeune, il avait voulu construire et qu'il ne peut désormais que sécréter sous la forme d'une narration. A dix-huit ans, c'est par un meurtre que le narrateur a inauguré sa vie d'homme. Cet acte, par lequel a disparu une très jeune fille, Elia, concluait une expérience que l'on jugera insensée, d'une innocence et d'une pureté inconcevables ici-bas, une passion dont les effets gardent l'inéluctable rigueur des tragédies antiques. Le Reliquaire est une aventure de la mémoire au cours de laquelle un homme, en proie aux événements qui l'ont constitué et le harcèlent, se débat pour sauver son passé et le justifier en composant son livre. Il s'agit d'un plaidoyer humble à la fois et hautain, d'une enquête minutieuse et partiale grâce à laquelle le romancier entend forcer sinon l'approbation, du moins l'amitié du lecteur. Le chagrin de l'adolescent, la douleur de l'adulte, l'orgueil, et l'absolue fidélité pour Elia, composent une figure, celle de l'écrivain, qui pourrait se durcir dans le désespoir mais trouve, grâce à l'écriture, la maîtrise de soi qui justifie l'exergue du livre, empruntée au duc de Saint-Simon : "Dans cette terrible affliction, rien de bas, rien de petit, rien d'indécent. On voyait un homme hors de soi, qui s'extorquait une surface unie, et qui y succombait".