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LA CREATION ET L'ART. Chemins vers la création
Bardy Jean
L'HARMATTAN
16,00 €
Épuisé
EAN :9782738488855
Cet ouvrage tente de parler avec sérieux et dans la langue de tout le monde de l'art et de la création artistique que beaucoup considèrent, ouvertement ou en privé, comme un aimable à côté de la vie, une distraction, bref, selon le mot de Nietzsche, comme " un colifichet dont le sérieux de l'existence peut aisément se passer ". La création artistique suit, en effet, des voies mystérieuses, impénétrables pour la raison, la science, la logique. Cela ne veut pas dire pour autant qu'elle ne fasse pas sens et que l'artiste se contente de jouer gratuitement avec des couleurs, des volumes, des mots ou encore des sonorités. L'art n'est pas un jeu mais un travail. Le peintre, le sculpteur, le musicien, le poète ont à dire ce que, devant la nature, leur sensibilité en capte, ce qui les émeut. Leurs productions se veulent signifiantes. Elles sont langage, ou en tout cas effort pour l'être. Ce n'est plus le signe mais le symbole qui est ici l'artisan du sens. D'où la difficulté d'approche et donc la nécessité d'une éducation de la sensibilité et d'une culture artistique. Si l'on ne peut comprendre les équations de Lorrentz sans avoir pratiqué les mathématiques il est également bien difficile de comprendre un Rembrandt, un Goya, un Corot ou une symphonie de Mahler sans jamais avoir appris à regarder un tableau ou écouter de la musique. Il serait dommage que le message des artistes se perde. Ce livre veut être un plaidoyer pour " l'art complément indispensable de la science " car il n'est pas certain que ce qui ne se peut comprendre par les voies de la logique soit nécessairement absurde.
Au c?ur même de la ville, à Pessac, sur 10 hectares, se trouve le château Les Carmes Haut-Brion. Propriétaires depuis 2010, Patrice Pichet et son épouse Diane ont ouvert une nouvelle page de la vie du domaine. 2015 a vu la création de nouvelles installations, ambitieuses et singulières, et notamment le nouveau chai conçu par l'architecte Luc Arsène-Henry, incontournable en la matière, et designé par Philippe Starck, qu'on ne présente plus. Le tout pour une passion et un objectif commun, produire de grands vins, fins et élégants, avec des méthodes uniques en leur genre. Des vins dont les notes Parker ne cessent de progresser?Dans ce beau livre élégamment illustré par les photos de Philippe Labeguerie, après une première partie consacrée à l'histoire du domaine, port d'attache situé à Pessac depuis le xve siècle, Jean-Luc Barde nous invite par sa plume sensible à découvrir ce navire amiral qu'est le nouveau chai, ainsi que les hommes et les femmes qui ?uvrent quotidiennement pour l'excellence de leurs productions. C'est aussi l'occasion de partager les premières vendanges de l'automne 2015 qui, selon toutes les prévisions, devraient donner naissance à de grands crus? Belle entrée en matière pour ce château vieux d'un demi-millénaire qui s'ancre résolument dans le XXe siècle.
La Syrie entre dans une troisième année de guerre civile. Sauf basculement imprévisible, ni le régime dans sa résilience, ni les oppositions dans leurs divisions, ne disposent des moyens suffisants pour l'emporter à court terme. Parmi les "révolutions arabes", le conflit syrien fait exception par sa violence extrême, et par ses dimensions régionales et internationales. Il déborde largement du pays : 1,5 million de réfugiés ; des circulations transfrontalières de combattants et d'armements ; l'implication directe d'acteurs régionaux (Hezbollah libanais et Iran, Turquie et Jordanie, Qatar et Arabie saoudite) ; des grandes puissances à la manoeuvre pour maintenir (Russie) ou recomposer (Etats-Unis) les équilibres stratégiques du Moyen-Orient. EurOrient présente ici un point d'étape sur ce qui est désormais un ample bras de fer entre un "bloc sunnite" et un "arc chiite", aux enjeux cependant plus géopolitiques que confessionnels.
Le cours d'un professeur de philosophie est comme un parcours qu'il propose à ses élèves : il est censé les conduire à la maîtrise de la raison, en devenant au fil des jours, des doutes et des contestations, des refus et des adhésions, leur propre discours. Le cours de Bergson dont il est ici question, donné au lycée Blaise Pascal durant l'année scolaire 1885-1886, sera envisagé sous l'angle de cette responsabilité que tout philosophe contracte en pratiquant la philosophie, transmettre aux " nouveaux ", comme le disait Platon, cet usage de la raison qui est le meilleur garant de la vérité, de la justice et de la liberté. On y voit Bergson instruire ceux qui lui sont confiés, transmettre les connaissances qu'il a reçues, former leur jugement, aiguiser leur sens critique par un discours exigeant, rigoureux, susciter le souci de la vérité, le goût des sciences et leur enseigner les chemins qu'a suivis cette extraordinaire aventure de la pensée commencée en Grèce il y a 2 500 ans. Le cours d'histoire de la philosophie grecque que l'on trouvera dans la troisième partie de l'ouvrage donne un exemple remarquable et assez convaincant de ce que peut apporter un enseignement d'histoire de la philosophie en terminale. Il est bon, de temps en temps, de s'interroger sur le sens de la route que l'on a choisi de suivre, de se formuler à nouveau les impératifs qu'il impose, les doutes qu'il ne saurait manquer de faire naître, les espoirs qu'il autorise. Les éléments de réponse que l'on trouvera dans cet essai, et qui sont dictés par une longue expérience, sont à verser au compte d'un débat toujours ouvert.
Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.
Cette recherche part d'un intérêt pour la schizophrénie et des processus évolutifs qui peuvent être repérés. C G Jung a consacré sa vie à la description de ces dynamiques psychiques transformatrices. Ces potentiels s'animent lors de processus de crise psychique, de métamorphoses, ou lors d'épisodes psychopathologiques. Cette vision est de plus en plus partagée parmi les chercheurs en psychologie, en psychanalyse, en neurobiologie et dans les sciences du chaos.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.