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Clés et ébauches de clés
Bardet Olivier
ENCRE MARINE
27,00 €
Épuisé
EAN :9782909422404
Olivier Bardet est bien connu pour ses poésies comiques, entre autres Win voyage out, et L'Art de la Fugue, parues dans la revue Vagabondages au début des années 80, ou son recueil de poèmes inédit de la fin des mêmes années : derrière le miroir, plusieurs fois ré-inédité par la suite, et nombre d'autres textes de même caractère. Il est aussi l'auteur d'un certain nombre d'ouvrages substantiels d'une allure, d'une teneur assez différentes, pour la publication desquels il recourt depuis une trentaine d'années à la complicité d'un professeur d'Université renommé qui a bien voulu lui servir de prête-nom : le choix de ce subterfuge a été dicté Olivier Bardet par le caractère trop ludique, en dépit des apparences, de ces textes portant sur l'histoire des philosophies de l'Antiquité et de l'Age classique, en particulier des tendances matérialistes qui s'y font jour, sous les figures par exemple de l'épicurisme antique, de son restaurateur au Grand Siècle, Pierre Gassendi, de Karl Marx, ou encore de la littérature philosophique clandestine des XVIIème et XVIIIème siècles : en rendant hommage à cet universitaire de l'abnégation dont il a fait preuve en prenant sur lui la responsabilité de telles publications, aussi scandaleuses moralement que politiquement incorrectes, on saura gré aux lecteurs, quels qu'il soient, du présent volume, pour lui épargner le renouvellement de l'opprobre qu'elles n'ont pas manqué de lui valoir, de s'abstenir de publier son nom.
Cet ouvrage est composé de 12 chapitres reprenant le programme officiel de l'UE1 permettant aux étudiants de la PACES et de licence de biologie de revoir et de consolider leurs acquis. Sous forme de fi ches thématiques, il permet ainsi d'aborder et de réviser toutes les notions clés de la biologie moléculaire en allant de la structure même de la molécule d'ADN aux techniques de recherches modernes utilisées au sein des laboratoires. Cet ouvrage est le complément indispensable du titre de la même collection, QCM de biologie moléculaire, rédigé par les mêmes auteurs, enseignant cette discipline en PACES.
Le relatif effacement des cinémas d'Afrique sur la scène internationale durant les années 2000 ne saurait masquer les profondes ruptures à l'oeuvre : nouveau rapport au réel, nouvelles stratégies esthétiques, émergence d'un cinéma populaire postcolonial. Olivier Barlet dégage ici les questions critiques que posent ces évolutions. Il livre ainsi une vision personnelle des récents développements de cinématographies encore méconnues qui luttent pourtant pour prendre leur place dans le cinéma mondial.
Sweet Mother est le titre d'une chanson de Prince Nico Mbarga qui a fait le tour du monde. Mais c'est un tour de l'Afrique noire que nous propose Wolfgang Bender, avec la passion d'un fan et l'exactitude d'un connaisseur. Un voyage à travers les nouvelles musiques africaines, celles qui se sont développées à la faveur des Indépendances, qui font danser l'Afrique d'aujourd'hui et que nous découvrons peu à peu en Europe. Rumba, highlife, juju, rock mandingue, soukous congolais, makossa, kwela... Bender explore pays par pays les interactions entre les styles musicaux et les facteurs sociaux, économiques et politiques, montrant ainsi à quel point la musique populaire africaine reflète les complexités culturelles de l'Afrique d'aujourd'hui. Couvrant l'ensemble des musiques africaines, cet ouvrage en est un guide accessible, à la fois introduction culturelle et ouvrage de référence comportant une importante discographie et un index des musiciens et des groupes. Après le succès des éditions en langue allemande et anglaise, l'auteur a entièrement remis à jour et actualisé son livre pour sa parution en français.
Au début du XIXe siècle, l'Europe découvrit le bouddhisme, et bientôt les textes bouddhistes parurent mériter l'attention des philosophes, lesquels écrivirent et épiloguèrent sur le chemin bouddhique et son but ultime: le "nirvâna". Mais comme ils échouèrent à s'en faire une idée positive - car le "nirvâna" suppose l'expérience "sui generis" de la vie allégée de toute souffrance -, ils l'interprètent comme néant. Le bouddhisme était un nihilisme. Ainsi le voient Hegel, Cousin, Renan, Schopenhauer, Gobineau, et Nietzsche avec eux. Mais tandis que les uns (les chrétiens) s'offusquent d'une sagesse d'anéantissement, que d'autres, tel Schopenhauer, y voient avec faveur la confirmation de leur pessimisme, Nietzsche lui oppose une sagesse néo-païenne, dite "tragique". Si "tout est souffrance", comme le veut Bouddha, nier la souffrance, c'est nier la vie: la sagesse tragique implique la "volonté de souffrir", non, certes, que souffrir soit bon en soi, mais, parce que, sans la souffrance, rien de grand ne se fait.
Le terme "technoscience", abondant dans les discours militants et journalistiques, absent des discours internes aux pratiques scientifiques, parfois utilisé par des philosophes ou des sociologues, est récent. Le substantif apparaît au milieu des années soixante-dix. Il est souvent chargé d'affects et d'une axiologie implicite: il constitue souvent une arme de lutte (nommer les phénomènes techniques et/ou scientifiques de ce nom c'est déjà, dans bien des contextes, les "dénoncer" ), mais est-il aussi le lieu d'une élaboration conceptuelle précise et consistante pour accueillir ce qui nous arrive et qu'on désigne ainsi? Et ce qui nous arrive sous ce nom est-ce, localement, une reconfiguration de la représentation des rapports entre sciences et techniques, ou bien aussi, plus largement, une manière nouvelle d'expérimenter quelques énigmes fondamentales (comme celle de l'Invention, ou bien encore celle de la Puissance)? On veut manifester dans ce livre l'ambiguïté fondamentale d'une "figure" aux facettes multiples - la technoscience -, qui traverse les registres de l'épistémologique, de l'économique et du politique,, pour assumer des inflexions proprement métaphysiques et même eschatologiques.
L'auteur se propose de dire les contenus du bonheur, en tant que celui-ci est l'activité toujours possible et toujours pensable d'un sujet libre, et une réalité à la fois extrême et accessible. Il s'agit aussi d'établir les conditions d'accès à ce bonheur et de déployer en même temps les actes qui le constituent. Car le bonheur d'être est plus qu'un "état" de conscience ou une condition "sociale; il est l'unité synthétique de quelques formes actives de la joie. La méthode employée ici n'est pas séparable de la doctrine. La phénoménologie en première personne décrit ici le sujet comme libre désir et comme réflexion fondatrice; cette phénoménologie est existentielle parce qu'elle est opérée par l'existant pour l'existant, se saisissant comme sujet actif. Trois étapes, formant les trois axes de la joie, sont analysées: la joie de se fonder soi-même en une première puis en une seconde fondation, la joie d'amour dans un registre tout autre que banal et dont se font l'écho Segalen, Thérèse d'Avila, Saint-John Perse ou Rilke, et enfin les formes poétiques et les formes actives de la jouissance du monde. L'ensemble de ce mouvement se déploie comme un Voyage qui est à la fois progression conceptuelle réflexive et itinéraire d'existence, expérience d'être. L'enjeu en est non seulement la signification du désir, mais encore le présent et l'avenir de la philosophie. Par l'analyse de la joie qui anime toute l'existence concrète, s'éclairent à la fois la juste révolte contre l'horreur et la validité de la jouissance et de l'espoir. Se dessine en même temps une philosophie du sujet en première personne, qui est aussi une philosophie de la liberté heureuse. S'exprime enfin la portée éthique et substantielle du cheminement d'une oeuvre conçu comme l'affirmation de l'être et du sens."
2 volumes sous coffret vendus non séparément Tome I Clémence Ramnoux consacra sa vie entière à l'étude et à la sémantique des penseurs présocratiques comme Héraclite, Empédocle ou Parménide, afin de remonter aux sources de la philosophie. Pour ce faire, elle élabora une méthode de recherche interdisciplinaire, redevable de l'histoire des religions, de la philologie, de la philosophie et de la psychanalyse. Dans ce premier volume se trouvent rassemblés les trois premiers ouvrages (La Nuit et les enfants de la Nuit dans la tradition grecque, Héraclite ou l'homme entre les choses et les mots, Mythologie ou la famille olympienne) de cette grande helléniste qui font toujours autorité. A chaque fois l'auteur a proposé de nouvelles traductions des textes présocratiques. Clémence Ramnoux n'étudie pas seulement l'évolution du mythos au logos, en s'attachant à démontrer le passage du nom des puissances divines à l'abstraction philosophique, elle s'est également intéressée aux fragments d'Héraclite en proposant une lecture non plus fondée selon la division traditionnelle - cosmologie, anthropologie, logique - mais sur une nouvelle méthode de groupement des formules de mots. Dès lors, elle éclaire les fragments d'Héraclite, en se mettant à l'écoute des mots, de leurs jeux, de leurs résonances, de leurs échos pour les entendre philosophiquement et les comprendre dans leur unité, nous faisant oublier le surnom que la tradition lui donnait : "Héraclite l'Obscur" . Dans sa présentation, Rossella Saetta Cottone dit la dette immense de la recherche française envers Clémence Ramnoux qui a su dépasser les clivages disciplinaires pour aborder une question capitale de notre culture comme celle de la naissance de la pensée rationnelle. Tome II Dans ce second volume consacré essentiellement aux études présocratiques, Clémence Ramnoux reconnaît l'apport de Nietzsche en montrant que le retour aux sources archaïques permet de comprendre comment de l'éloignement progressif des dieux vont naître les commencements de la philosophie. Cette dernière se détachera peu à peu du mythe (encore largement présent chez Platon), pour faire émerger la pensée abstraite, toujours en mutation, fille adultérine de la pensée archaïque. C'est à l'aune de ces rencontres agonistiques entre penseurs anciens que la philosophie s'affirmera. Dans une suite d'articles sur les présocratiques, on découvre ce glissement du mythe à la pensée rationnelle, déjà en germe avant Socrate. Avec la traduction commentée du Poème de Parménide, l'auteur montre l'importance de la transmission des textes anciens dont il faut aussi savoir faire une étude critique. Un choix d'articles peu connus, jusqu'alors dispersés et difficilement accessibles, permet de mieux comprendre les relations complexes - à la fois complices et novatrices - de Clémence Ramnoux avec la pensée contemporaine, notamment avec la psychanalyse et avec la philosophie de Bachelard. Cette nouvelle édition en deux volumes des oeuvres majeures de Clémence Ramnoux, entièrement revue et corrigée, est enrichie d'une Table de concordances des fragments orphiques, d'un Index des sources, d'un Index général, d'une Bibliographie raisonnée des oeuvres citées par l'auteur et d'une Bibliographie de ses oeuvres et des articles qui lui ont été consacrés.