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Mon neveu Jeanne
Bard Patrick
LOCO
24,00 €
Épuisé
EAN :9782919507436
Depuis 1983, le photographe et écrivain Patrick Bard photographie son neveu. Il a commencé sans trop savoir pourquoi, alors que ce dernier avait 16 ans. Il s'appelait alors Jean-Pierre. Il s'est marié tôt, a eu deux enfants qui ont grandi et il est devenu transporteur routier à Sarcelles. Quand sa relation au genre a commencé à changer au milieu des années 1990, Patrick Bard a continué à prendre des photos de lui. D'elle, plutôt. Car Jean-Pierre est officiellement devenu Jeanne en 2001. Jeanne a connu des hommes, puis elle a fini par tomber amoureuse d'une femme en 2008. Au départ, la relation entamée était clairement lesbienne. Deux ans plus tard, Jeanne a décidé de redevenir sexuellement un homme, tout en conservant son identité de femme. Plus que tout, son neveu Jeanne a décidé que la question du genre n'était pas fixée et que ce n'était pas pour lui un problème. Mon neveu Jeanne est un livre où le lecteur suit le récit du point de vue de l'écrivain, écrit dans une veine littéraire : de la prise de conscience de son neveu, à son opiniâtreté, envers et contre un milieu social et professionnel, de changer son corps pour devenir femme. Fait peu habituel par rapport à d'autres récits autour du genre : le retour à sa condition masculine après tous les combats pour assumer une féminité. Un livre de texte émaillé de photographies de Patrick Bard mais aussi de photographies tirées de l'album de famille de Jean-Pierre / Jeanne permet de suivre, dans une certaine intimité, la vie du personnage.
Passé les guichets de l'aéroport, c'est tout de suite la steppe. Un cavalier surgit à la hauteur de la voiture, au galop, debout sur ses étriers. Les pans de son vêtement flottent dans le vent. Il bifurque à angle droit et pique des fers vers l'horizon où il rapetisse à grande vitesse dans un nuage de poussière. Alors, c'est vraiment ainsi? Le mythe incarné.... Puis, soudain, une publicité de quatre mètres sur trois pour les cartes de crédit montrant un businessman mongol hilare, et une autre pour les téléphones cellulaires, et tout de suite après les hautes cheminées de la centrale d'Oulan-Bator. Les barres déglinguées des immeubles surgissent de terre. À l'air libre, le serpent des conduites de chauffage enguirlande les rues, les terrains vagues, les squares pelés et ondule jusqu'aux logements. Un nuage de pollution flotte sur la ville. Des étudiants, portable à l'oreille, croisent des grands-pères indifférents, les jambes arquées dans leurs bottes de cavalerie russes fatiguées. En vingt-quatre kilomètres, vous venez de comprendre qu'il y a deux Mongolie, celle des steppes dont les vagues régulières se brisent aux portes même de la ville, et celle d'Oulan-Bator, capitale, métropole naissante de l'Asie centrale et citoyenne du village global." Nomades vivant au rythme du cosmos, courses équestres époustouflantes dans des espaces vertigineux... Patrick Bard, écrivain et photographe, nous donne à voir et à entendre le quotidien et la mémoire de ce peuple centaure aux prises avec la modernité. Préface de Homeric. Auteur de nombreux ouvrages dont Le Loup Mongol, Éditions Grasset, 1998, qui a reçu le prix Médicis.
Résumé : La première fois qu'un lien vers une vidéo porno s'affiche sur son ordinateur, Lucas est en train de télécharger un film de super-héros en streaming. Cette scène, qu'il visionne sans l'avoir voulu, le sidère, puis lui procure une émotion totalement inédite. Pour retrouver ce frisson initial, il glisse en secret dans une sphère qui accapare ses pensées, ses nuits, et bientôt tout son temps libre. Vu de l'extérieur, on pourrait croire que Lucas est un simple geek. Il est en réalité victime d'une addiction dont il ne peut plus sortir seul. Pour revenir du côté de la vie, il lui faudra accepter la rencontre et l'échange avec d'autres, loin des écrans.
A Ciudad de Guatemala, l'une des villes les plus violentes du monde, deux jeunes femmes mayas gisent dans la boue d'un terrain vague à côté d'un jouet en peluche. Lune est morte. L'autre a survécu par miracle, mais sa fille de dix mois a disparu. C'est ce qu'elle confie à Victor Hugo Hueso, un officier des pompiers municipaux qui rêve de devenir journaliste. L'apprenti reporter décide alors de mener l'enquête, loin de se douter qu'il met ainsi le doigt dans l'engrenage infernal du négoce le plus florissant de son pays: le vol et le commerce de masse des enfants. Loin de là, en Californie, Katie et John Mac Cormack, désespérés par leur stérilité, font appel à une association d'adoption express au-dessus de tout soupçon. Entre les deux extrémités de la chaîne agissent de pitoyables crapules de bidonvilles, d'anciens tortionnaires reconvertis dans la police, des ex-militaires patrons de sociétés de sécurité privées, des avocats sans scrupule. Mais rien ni personne ne saurait arrêter Victor Hugo Hueso, résolu à aller jusqu'au bout pour retrouver la petite Claudia, fût-ce au péril de sa vie et, pire, de celle des siens.
En Ouganda, où sévit la "maladie du sommeil", l'ONG Guérir sans frontières perd contact avec l'un de ses médecins. Envoyé sur place, le docteur Abraham Van Tang le recherche en vain. C'est alors qu'une cargaison de médicaments disparaît, dans une région où la population vit terrorisée par une armée d'enfants-soldats. Van Tang va devoir s'y rendre et se confronter à une terrible violence... Biographie: Né en 1958, Patrick Bard est photographe et romancier. Son premier roman, La Frontière, a obtenu en 2002 le prix polar Michel-Lebrun, il est disponible en Points ainsi que L'Attrapeur d'ombres.
Gomez Bernard ; Dampierre Sylvaine ; Régent Frédér
Cet ouvrage réunit une sélection d'avis de recherche d'esclaves marrons (avis de marronnage) parues dans la Gazette de la Guadeloupe entre 1788 et 1847. Ces annonces de tentatives de fuites, de périlleuses échappées publiées au milieu d'autres annonces (prix du café, du sucre ou du coton), par leur banalité, renforcent la violence ordinaire vécue par les esclaves aux xviiie et xixe siècles. Les photographies de Bernard Gomez, en noir et blanc accompagnent cet ensemble d'archives, à travers les paysages de Guadeloupe, autant d'empreintes, de traces de récits effarés... Les avis de recherche sont reproduits en fac silimé sur fonds noirs. Un texte de présentation de Sylvaine Dampierre ouvre l'ouvrage et de courtes "notices" rédigées par Benoît Jullien apportent un regard plus historique et pédagogique sur certains termes utilisés dans les annonces.
Un hiver d oise se présente en trois séries photographiques distinctes, trois propositions pour tenter de répondre à une idée du territoire. L ouvrage s ouvre, sans autre préambule, par la série de grands paysages, comme un travelling. Une deuxième série, plus intimiste: portraits, nus et natures mortes se répondent pour interroger la représentation même. La troisième et dernière partie reprend jusqu à la fin du livre l idée d un travelling, dans un paysage urbain cette fois.
Le photographe Meyer nous livre une histoire inédite et personnelle, celle de Lunacy, une rave Party emblématique des débuts du mouvement House et Tekno en France. Témoignage rare de ce courant important de contre culture, Lunacy est avant tout l'histoire d'une fête et d'une rencontre avec la créativité et l'anticonformisme du monde underground. Huit rendez-vous ont eu lieu entre 1993 et 1995 dans un entrepôt de Genevilliers-port. L'enjeu n'est pas de faire un simple retour sur cette époque, mais de questionner la portée et le poids de la contre culture dans nos sociétés contemporaines, sa radicalité politique. Les images sont sans recul, noires, inconsciemment noyées dans la substance du dancefloor, perdues dans le jeu troublant de l'apparition et de la disparition et s'inscrivent ainsi dans la réflexion singulière du collectif Tendance Floue qui est de jouer sur la corde sensible qui relie la photographie documentaire à la démarche artistique.
Mioveni est une ville en Roumanie située entre Bucarest et les Carpathes. Après la chute du communisme, la ville a pu survivre grâce à l'industrie automobile. Tous les habitants vivent aujourd'hui au rythme de l'usine. Pendant près de trois ans, la photographe Anne Leroy et la journaliste Julia Beurq ont accompagné le quotidien des habitants de Mioveni rapportant images et récits plongeant le lecteur dans l'intimité d'une vie ouvrière. L'enquête est un marqueur de leurs approches photographique et journalistique. Elles privilégient l'expérience du terrain au long cours. A Mioveni en Roumanie, avec empathie, elles se sont approchées au plus près des personnes et de leurs histoires. Cet ouvrage restitue leur immersion sur le terrain dans cette ville ouvrière qui, avec le rachat de Dacia par Renault il y a quinze ans, semble avoir échappé au sort des autres cités mono-industrielles tombées en ruine après la chute du communisme. Les résultats de leurs recherches autour du rapport entre le texte et l'image se déploient au fil du livre, entre perméabilité et complémentarité, sans jamais être ni illustratif ni redondant.