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Il faut rendre à Cézanne. Ce qui appartient à Cézanne
Barcelo Miquel ; Buren Daniel ; Dijkstra Rineke ;
GALLIMARD
10,00 €
Épuisé
EAN :9782070118755
Que reste-t-il de Cézanne dans la création contemporaine ? On connaît les hommages rendus par les artistes modernes au maître d'Aix - « notre père à tous », disait Picasso -, mais on connaît sans doute moins bien son influence sur les artistes d'aujourd'hui, notamment à l'étranger. Se souvient-on aussi que ce sont essentiellement les artistes qui, tout au long du XXe siècle, se sont battus pour la reconnaissance d'un peintre quasiment ignoré en son temps et longtemps boudé par les institutions? L'année 2006 célèbre en fanfare le centenaire de la mort de Cézanne, et l'exposition Il faut rendre à Cézanne ce qui appartient à Cézanne vient clore le défilé, comme un hommage mais aussi un manifeste, avec une pointe d'ironie. Rendre à Cézanne, certes, mais que lui rendre? À travers les oeuvres de douze artistes - peintures, photographies, installations ou vidéo - une réponse se dessine. Si Miquel Barceló ou Vik Muniz disent explicitement leur passion pour Cézanne, dans des entretiens inédits et des compositions éloquentes, d'autres artistes témoignent d'un lien plus libre, retenant de la leçon cézanienne l'obsession de certains motifs : les baigneuses et baigneurs, la nature morte et, bien sûr, la montagne. Cézanne apparaît donc ici comme un point de rencontre, réel ou imaginaire, où se retrouvent des artistes italiens, espagnols, brésiliens, américains ou japonais, qui regardent encore et toujours « le Peintre ». Voir la Sainte-Victoire depuis le mont Fuji ou Lima, suivre la lente décomposition d'une nature morte avec Sam Taylor-Wood ou observer les Baigneuses à travers celles de Nan Goldin ou Cindy Sherman, voilà une autre façon de retrouver Cézanne. Les artistes : Francis Alÿs, Miquel Barceló, Daniel Buren, Rineke Dijkstra, Nan Goldin, Pascal Martinez, Vik Muniz, Rika Noguchi, Tsuyoshi Ozawa, Giulio Paolini, Cindy Sherman, Sam Taylor-Wood. Les auteurs : Éric Mézil dirige la Collection Lambert, musée d'Art contemporain d'Avignon. Il a été commissaire de nombreuses expositions consacrées à des artistes (Nan Goldin) ou thématiques (Collections d'artistes ou Figures de l'acteur. Le Paradoxe du comédien, à Avignon - catalogue publié par les Éditions Gallimard). Daniel Buren est sans doute l'artiste français le plus connu aujourd'hui en France et à l'étranger. Il livre dans ce catalogue un texte inédit, écrit à l'âge de dix-sept ans après un séjour en Provence sur les traces de Van Gogh et Cézanne. Laure-Caroline Semmer, historienne d'art, a soutenu une thèse sur l'histoire de la réception critique de Cézanne au XXe siècle.
Barcelo Miquel ; Mauriès Patrick ; Aranguren Améli
Le désir d'ailleurs, la nécessité de s'installer au coeur des paysages et des cultures les plus divers semblent essentiels à la vie autant qu'à l'art de Miquel Barcelo. Considéré aujourd'hui comme un des artistes les plus importants de son époque, il entame une trajectoire fulgurante, dans les années soixante-dix, en quittant l'île de Majorque pour Barcelone, Paris, Naples, Rome ou New York. Il découvre l'Afrique en 1988, parcourant le Mali, le Sénégal et le Burkina Faso: elle devient, avec Paris et Majorque, un des lieux fondamentaux de sa création, et le but de séjours fréquents. Gao, Ségou, Gogoh, au pays dogon: lieux où la vie n'a, par la force des choses, et des éléments, rien d'ordinaire, lieux de retraite, c'est-à-dire de confrontation avec soi-même comme avec le monde. C'est que l'affrontement est au coeur de la peinture de Barcelo: réalité qu'il faut véritablement arracher, disputer au désordre de la vie, à la résistance des matériaux, à la luxuriance aussi fascinante que redoutable de la nature. C'est le récit, ou le livre de raison, de cette expérience que Barcelo donne ici pour la première fois dans son intégralité. Le désir, la lecture, les maladies et les blessures physiques, les doutes, les risques, les affres et les quelques moments de certitude ou d'enthousiasme de la création en sont la matière. Voici donc des carnets écrits le dos tourné au vent, ou à même le sol de terre battue, les pages voilées de sable ou dévorées par les termites, l'encre et la couleur séchées par la chaleur asphyxiante... Ils offrent, avec une intransigeance et une lucidité remarquables, la relation d'une traversée où l'oeuvre est l'expression presque organique de la vie, dans les tourbillons d'une poussière venue du désert et un paysage où la lumière même semble devenue tangible Biographie de l'auteur Miquel Barcelo est né en 1957 à Majorque. Ses oeuvres ont été exposées dans différents musées français (CAPC de Bordeaux, musée des Arts décoratifs de Paris, Centre Georges-Pompidou, musée du jeu de Paume, Fondation Maeght de Saint-Paul-de-Vence) et dans de nombreuses autres galeries et musées américains et européens. Il vient de créer les décors et les costumes de L'Enlèvement au sérail, de Mozart, et d'achever l'illustration des trois chants de la Divine Comédie. Il travaille à un projet monumental en céramique pour la cathédrale de Majorque
Au cours des étés 2009 et 2010, contraint par les évènements d'abandonner ses voyages réguliers en pays Dogon, Miquel Barceló choisit d'oublier les rites, rythmes et contraintes de la culture occidentale dans un autre paysage extrême, celui des contreforts de l'Himalaya, des steppes et des montagnes abruptes du Mustang et du Bhoutan, terme d'un trajet commencé à Delhi et poursuivi à travers le Ladakh et le Cachemire. Regard aux aguets, curieux de tout, Barceló n'abandonne jamais le crayon, le pinceau, le stylo et l'objectif, cherchant à serrer au plus près émotions et rencontres, quotidien et usages de ces terres lointaines. C'est le résultat de cette équipée que propose le présent ouvrage, rassemblant aquarelles et croquis, pages de carnets et de journaux, photographies de lieux et de personnes - et livrant ainsi la sténographie des enthousiasmes et incidents qui font le prix de toute expérience de l'ailleurs. Miquel Barceló est né en 1957 à Majorque. Ses oeuvres ont été exposées au Musée d'Art moderne de New York, au CAPC de Bordeaux, au Musée des Arts Décoratifs de Paris, à la Fondation Maeght de Saint-Paul-de-Vence et dans de nombreuses galeries et musées européens. En 2006, il a achevé les décors intérieurs et les vitraux de la cathédrale de Palma de Majorque. À Genève, il a réalisé la décoration de la coupole de la salle de conférence XX du Palais des Nations. De lui, les Éditions Gallimard ont déjà publié Carnets d'Afrique (Le Promeneur, 2003).
Résumé : A l'occasion des 700 ans de Dante et de la nouvelle traduction de la Divine Comédie par Daniele Robert, une nouvelle édition de ce texte emblématique avec les dessins de Miquel Barcelo.
«La Poésie est comparable à ce génie des Nuits Arabes qui, traqué, prend tour à tour les apparences les plus diverses afin d'éluder la prise, tantôt flamme et tantôt murmure ; tantôt poisson, tantôt oiseau ; et qui se réfugie enfin dans l'insaisissable grain de grenade que voudrait picorer le coq.La Poésie est comparable également à cet exemplaire morceau de cire des philosophes qui consiste on ne sait plus en quoi, du moment qu'il cède l'un après l'autre chacun de ses attributs, forme, dureté, couleur, parfum, qui le rendaient méconnaissable à nos sens. Ainsi voyons-nous aujourd'hui certains poètes, et des meilleurs, refuser à leurs poèmes, rime et mesure et césure (tout le "sine qua non" des vers, eût-on cru), les rejeter comme des attributs postiches sur quoi la Muse prenait appui ; et de même : émotion et pensée, de sorte que plus rien n'y subsiste, semble-t-il, que précisément cette chose indéfinissable et cherchée : la Poésie, grain de grenade où se resserre le génie. Et que tout le reste, auprès, paraisse impur ; tâtonnements pour en arriver là. C'est de ces tâtonnements toutefois qu'est faite l'histoire de notre littérature lyrique.»André Gide.
4e de couverture : Si saisissant de mouvements, si éclatant d'images, si envoûtant de sonorités arabes que soit le Coran, il reste toujours un langage clair. C'est pourquoi, bien qu'il soit intraduisible, on peut en tenter des traductions. Elles disent au moins le sens de l'étonnante prédication de Mahomet (570-632). Depuis des siècles il n'y avait plus de ces grandes révélations qui réveillent l'humanité et après Mahomet il n'y en aura plus. "Dieu seul est Dieu."Notes Biographiques : Jean Grosjean (1912-2006), ordonné prêtre en 1939, renonce à son sacerdoce après la Seconde Guerre mondiale. Commentateur et traducteur de la Bible, du Coran et des tragédiens grecs, il publie aussi récits et poèmes (Terre du temps, Fils de l'homme, La Gloire). Il devient à partir de 1967 membre du comité de rédaction de La NRF, dont il est l'un des contributeurs réguliers à partir de 1955.
Résumé : "Il n'est peut-être pas le plus grand, mais l'un des plus grands. Il peut encore défendre son titre de champion du monde, et je ne vois personne, dans la génération actuelle, qui puisse le lui ravir. Il est notre Byron, le héros couvert de gloire, couvert de femmes, couvert d'argent... Nous ne sommes pas les derniers, en France, à l'avoir aimé. Nous avions des raisons pour cela. Au lendemain de la Première Guerre mondiale, nous avions accueilli un jeune Américain pauvre et déjà père de famille, qui se promenait dans nos rues et le long de notre fleuve, s'arrêtait dans nos bistrots pour y boire notre vin et écrivait dans des cahiers d'écolier des histoires de soldats et de chasseurs. Il allait au Musée du Luxembourg pour apprendre de nos peintres, M. Cézanne et M. Degas, à dire "la chose vraie". A Paris, Hemingway a vécu, aimé, écrit. Il n'a pas oublié sa dette envers notre ville et il lui a élevé un temple dédié au souvenir et au bonheur enfui : Paris est une fête. On trouvera ce texte dans le premier volume des Ouvres complètes de Hemingway. On y trouvera aussi Le Soleil se lève aussi, d'un accent si neuf, si souvent imité depuis, et L'Adieu aux armes qui demeure, comme l'a dit Malraux, le plus beau roman d'amour de la littérature moderne. La qualité des traductions de ces textes, dues à M. E. Coindreau, n'est plus à louer. On trouvera enfin, avec les nouvelles charmantes du cycle de Nick Adams qui nous donnent un portrait de l'auteur à dix-huit ans, quand il chassait et pêchait dans les forêts du Michigan, paradis perdu de son enfance, un texte jusqu'alors inédit en français : Torrents de printemps, amusante satire de certains maîtres que l'écrivain avait admirés et qu'il pastichait : ainsi un jeune homme qui pressent son génie signifie à ceux à qui il doit le plus son désir d'émancipation : c'est Barrès devant Renan, Montherlant devant Barrès, Hemingway devant Sherwood Anderson... Hemingway est le premier écrivain étranger contemporain à figurer dans le Panthéon de la Pléiade. Un jour, il faudra qu'une plaque soit apposée au coin de l'une de ces petites rues de la Montagne Sainte-Geneviève qu'Ernest Hemingway, romancier américain, 1899-1961, a si souvent parcourues. En attendant cet hommage municipal, voici un petit monument fait de papier bible, d'encre, de cuir et de colle, auquel les meilleurs esprits et les meilleurs ouvriers ont collaboré - le plus beau monument qu'un écrivain puisse souhaiter." Michel Mohrt, 1966.
Résumé : "Je devais avoir 6-7 ans, quand on me rapporta d'Angleterre La Belle au bois dormant en pop-up. L'ouvrant, je vis soudain éclore un monde entre mes deux mains. Je ne désirai qu'y pénétrer. Je n'en suis jamais vraiment revenue. Depuis lors, j'ai gardé la certitude que la pensée a au moins trois dimensions, déployant cet espace où les mots et les images n'en finissent jamais de se rencontrer - je n'ai jamais rien cherché d'autre que cet espace intermédiaire, où vient prendre forme tout ce qui nous importe. Espace ni subjectif. ni objectif, espace inobjectif. Il revient à certains artistes de jouer leur vie à ce jeu et de nous révéler alors le lointain qui nous habite. J'en aurais guetté toutes les approches, singulières ou plurielles. Ce recueil est le carrefour de leurs étranges mouvances. Il y va du déploiement de toute pensée, trouvant sa forme dans l'espace qu'elle fait soudain vivre. Rien n'est aujourd'hui plus menacé que cet espace paradoxal". Annie Le Brun.
Qu'avaient vu, jusqu'en 1900, ceux dont les réflexions sur l'art demeurent pour nous révélatrices ou significatives, et dont nous supposons qu'ils parlent des mêmes oeuvres que nous [...] ? Deux ou trois grands musées, et les photos, gravures ou copies d'une faible partie des chefs-d'oeuvre de l'Europe. [...] Aujourd'hui, un étudiant dispose de la reproduction en couleurs de la plupart des oeuvres magistrales, découvre nombre de peintures secondaires, les arts archaïques, les sculptures indienne, chinoise, japonaise et précolombienne des hautes époques, une partie de l'art byzantin, les fresques romanes, les arts sauvages et populaires. [...] nous disposons de plus d'oeuvres significatives, pour suppléer aux défaillances de notre mémoire, que n'en pourrait contenir le plus grand musée. Car un Musée Imaginaire s'est ouvert, qui va pousser à l'extrême l'incomplète confrontation imposée par les vrais musées : répondant à l'appel de ceux-ci, les arts plastiques ont inventé leur imprimerie."
Résumé : Publier son premier album s'apparente à une quête du graal pour de nombreux illustrateurs. Or cela est possible ! Depuis la parution des Aventures de Babar dans les années 1930, le secteur de l'édition jeunesse s'est sans cesse développé aujourd'hui la production est vaste et accueille tant de styles différents que chacun peut y trouver sa place. Devenir illustrateur jeunesse propose aux futurs professionnels et à tous les passionnés d'illustration des clés pour se repérer dans le foisonnement de l'édition jeunesse et pour y tracer leur chemin. L'ouvrage pré- sente d'abord les grands jalons de l'évolution du secteur et ses principaux acteurs, ainsi que les différents rouages de la chaîne du livre. Il donne ensuite un aperçu des diverses techniques d'illustration employées dans le livre jeunesse et de l'intérêt particulier de chacune, tout en s'interrogeant sur le rapport de l'image au texte. Il présente dans un troisième temps tous les types de livres illustrés, de l'album au manuel scolaire en passant par le livre numérique, en cherchant à appréhender à travers eux les enjeux et questionnements actuels de l'édition jeunesse. Enfin, il livre des renseignements pratiques sur les formations, la prise de contact avec un éditeur, les salons, le contrat d'édition, la rémunération, le statut fiscal et social de l'illustrateur, les sources de revenus complémentaires... Pour comprendre le fonctionnement du secteur et en identifier les acteurs représentatifs, l'approche est à la fois globale et précise, alliant culture du domaine, techniques et métier, sans toutefois prétendre à l'exhaustivité. Les nombreux entretiens qui nourrissent l'ouvrage donnent à entendre la voix d'illustrateurs de générations et d'expressions artistiques différentes, mais aussi d'éditeurs et de directeurs artistiques. Quant aux centaines d'exemples de couvertures et de pages intérieures de livres jeunesse qui émaillent le propos, ils montrent bien la diversité, la créativité et l'infinie beauté de l'illustration jeunesse.
Lors de son discours de Ouagadougou, le 28 novembre 2017, Emmanuel Macron a prôné une "restitution" des oeuvres d'art africaines conservées par les musées français. Le terme semble présupposer que les oeuvres sont détenues illégalement. Le rapport confié par la suite à Bénédicte Savoy et à Felwine Sarr (Restituer le patrimoine africain : Vers une nouvelle éthique relationnelle) va résolument dans ce sens : toutes les oeuvres doivent être "rendues" et il fixe pour cela un calendrier devant s'appliquer sans tarder. Si elles étaient suivies, les recommandations de ce rapport pourraient mettre la France, selon Emmanuel Pierrat, dans une situation intenable. Dans un texte documenté et combatif, ce grand connaisseur de l'art africain dresse un panorama complet de la question afin d'écarter les affirmations simplificatrices ou moralisatrices qui risquent d'entraver l'accès à la culture.