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Savoirs théoriques et savoirs d'action. 2e édition
Barbier Jean-Marie
PUF
26,36 €
Épuisé
EAN :9782130476764
Vieille opposition dont les rapports structurent les représentations, les conduites individuelles et collectives, la distinction entre théorie et pratique est peut-être en train d'évoluer avec les transformations actuellement observables dans le domaine du travail, de la formation et de la recherche. Faisant appel à des spécialistes réputés issus de différentes disciplines, ce livre collectif a précisément pour objet principal, à partir des expériences de recherche, d'enseignement et d'action de chacun des auteurs, de faire le point sur l'évolution des rapports entre savoirs théoriques et savoirs d'action et de favoriser ainsi l'ouverture d'un large débat interdisciplinaire sur cette question. Cet ouvrage est issu d'une table ronde organisée dans le cadre de la deuxième Biennale de l'éducation et de la formation et du Bicentenaire du Conservatoire national des Arts et Métiers.
Résumé : Traditionnellement abordés par la philosophie, la rhétorique, la linguistique, les problèmes du sens, de la signification sont actuellement au centre des recherches en sciences humaines et sociales ; ils sont aussi l'objet des interrogations et réflexions des acteurs sociaux sur leurs dynamiques identitaires. Ceci est particulièrement vrai en ce qui concerne la formation. Les contributions réunies dans ce livre proposent des conceptualisations complémentaires autour de la signification et du sens construit par les acteurs sociaux dans et par leurs pratiques ainsi que par les discours qui accompagnent ces pratiques.
Résumé : La pensée scientifique classique, basée historiquement sur une autonomisation relative de ses objets, sur la production/reproduction de ses données, et sur le repérage de régularités ou d'invariants, éprouve souvent quelque difficulté à rendre compte du caractère situé, contingent et singulier des actions, qui intéresse au contraire au premier chef praticiens et acteurs. A quelles conditions épistémologiques, théoriques, méthodologiques et sociales peut se faire un travail de recherche en intelligibilité qui aurait pour objet les actions dans leur singularité ? Tel est l'objet de cet ouvrage, produit à l'occasion d'un séminaire de recherche tenu en 1997 et 1998 et réunissant des chercheurs issus de différents horizons disciplinaires et disposant d'une expérience de réflexion et d'action dans ce domaine. Le Centre de Recherche sur la Formation est un laboratoire du CNAM spécialisé dans l'analyse des pratiques et des processus de formation et qui s'interroge plus généralement sur la manière dont peut fonctionner un champ de recherches quand il correspond à un champ de pratiques.
L'association à la fois vertueuse et paradoxale des savoirs et de l'action est-elle pertinente ? Pourquoi les savoirs d'action sont-ils autant valorisés aujourd'hui ? Comment peuvent-ils être définis ? Quels rapports entretiennent-ils avec les capacités et les compétences ? Dans quels contextes sociaux sont-ils énoncés ? Quelle est leur fonction sociale ? Les auteurs de cet ouvrage ont investi ces questions dans l'étude de cinq situations professionnelles ayant donné lieu à énonciation de savoirs d'action (contrôleurs de gestion, enseignants, kinés, concepteurs-formateurs, monde agricole).
Résumé : Une évolution majeure des sociétés occidentales tend aujourd'hui à rapprocher nouvelles formes d'organisation du travail, nouvelles formes de la formation et nouvelles formes de la recherche. L'exercice du travail comporte en effet de plus en plus fréquemment une activité formalisée de réflexion anticipatrice et rétrospective des opérateurs individuels et collectifs sur les processus qu'ils mettent en ?uvre dans la production, alors que la formation apparaît de plus en plus liées aux situations de travail et d'action, et que la recherche s'efforce de maîtriser son articulation avec les pratiques, situations, problèmes qui la suscitent. Au c?ur de ces évolutions, la démarche de projet apparaît comme un outil essentiel de cette articulation entre action, recherche et formation. Faisant suite à deux autres ouvrages consacrés à l'analyse des besoins et à l'évaluation qu'il poursuit et complète, cet ouvrage a pour objet l'analyse des pratiques d'élaboration de projet et de planification qu'il replace dans une approche plus globale de la démarche de projet. Il est dédié aux praticiens qui pensent trouver dans le développement combiné de l'action et de la pensée sur l'action à la fois une source de joie, de maîtrise de soi, et d'efficacité sociale.
L'ouvrage aborde des situations cliniques diverses (victimes d'agressions violentes, de viol et d'inceste, réfugiés du Kosovo ou du Rwanda) rencontrées lors de prises en charge individuelles ou de groupe. Il décrit le travail de survivance grâce auquel le psychisme mobilise des défenses actives contre les expériences d'anéantissement et contre leur fascination. Il analyse les processus psychiques comme la subjectivation de la mort et sa liaison à la vie qui permettent aux personnes de se remettre à vivre. Il souligne également le travail de reliance par lequel la personne violentée parvient à se relier à la communauté humaine et à restaurer un sentiment d'appartenance à l'humanité qui avait été détruit.
Résumé : L'ouvrage est destiné à tous ceux qui s'intéressent à la question fondamentale : " Est-ce que j'éduque bien ? " Parents, enseignants, éducateurs, responsables politiques, travailleurs sociaux, chercheurs peuvent y trouver matière à réflexion. Un modèle de besoins psychopédagogiques fondamentaux est présenté. Il tente de prendre en compte les dimensions les plus importantes entrant en jeu dans la construction de l'identité d'un individu : besoins affectifs, cognitifs, sociaux, idéologiques. Il donne donc un contenu - et, en cela, il constitue une véritable innovation - à la réponse à la question précitée. Par ailleurs, les auteurs s'interrogent : " Comment, concrètement, répondre au mieux à ces différents besoins ? " Pour cela, ils proposent un " système pédagogique multiréférentiel et intégré " car ils se sont aperçus que les divers courants de pensée pédagogique développent spécifiquement un besoin particulier. Ainsi, ils font correspondre une pédagogie à chaque besoin fondamental. Leur proposition - et c'est en cela que leurs propos sont " postmodernes " - est de ne pas privilégier un courant au détriment des autres. Chaque courant apporte des éléments importants. La multiréférence que chaque adulte doit intégrer dans un modèle pédagogique propre est, selon eux, une démarche incontournable. Leur conception de la formation des adultes est de faire de ceux-ci des sujets-acteurs, voire, mieux, des sujets-auteurs de leur projet éducatif. En d'autres termes, on peut dire que complexité éducative et agir communicationnel sont ici au c?ur des propositions.
La perte d'une personne aimée est toujours éprouvante et trop souvent aboutit à des perturbations émotionnelles durables et profondes, en particulier à de l'angoisse et de la dépression. Ce livre, troisième et dernier de l'oeuvre que John Bowlby a consacré au concept de l'attachement, décrit les réactions des enfants et des adolescents à la perte d'un parent en les comparant aux réactions des adultes à la perte d'un conjoint ou d'un enfant Une attention toute particulière est accordée aux perturbations du deuil aux différents âges et aux événements récents ou anciens qui les favorisent Les différents types de réactions ainsi que les circonstances qui aboutissent à des évolutions favorables ou perturbées s'avèrent être semblables à tous les âges. John Bowlby intègre à la théorie psychanalytique les notions les plus récentes tirées de l'éthologie, de la cybernétique et de la psychologie cognitive. Sa pensée stimulante est parfois controversée, mais elle a le mérite de conduire les cliniciens à une réflexion renouvelée sur les notions de perte, de deuil, de dépression, permettant des approches thérapeutiques nouvelles.
Les enseignants et formateurs du XXIe siècle peuvent-ils espérer que la psychologie scientifique les aide dans leur pratique? Cet ouvrage prend le parti d'affirmer que, même si la science ne peut apporter toutes les réponses attendues, elle peut identifier des conditions nécessaires mais non suffisantes! pour « apprendre et faire apprendre »: des conditions liées aux caractéristiques des apprenants en interaction avec celles de leur environnement d'apprentissage. Les psychologues d'aujourd hui n'étudient plus l"« Apprentissage » avec un grand « A », comme s'il s'agissait d'un objet défini et statique. Ils préfèrent en décrypter les mécanismes et les dynamiques spécifiques. Leur objet est donc moins « l'apprentissage » qu" « apprendre », verbe d'action qui permet d'intégrer les facettes cognitives, affectives et sociales en jeu. L'expression « faire apprendre » rappelle par ailleurs que l'action ne se déclenche pas nécessairement d'elle-même. Elle nécessite une implication de l'apprenant lui-même, mais aussi de celui qui lui transmet connaissances et compétences: l'enseignant, le formateur ou tout autre éducateur. Les auteurs ont dès lors choisi de convoquer les sous-disciplines de la psychologie qui, en 2006, peuvent l'éclairer: les neurosciences cognitives, dont fait partie la psychologie cognitive, la psychologie différentielle, qui cherche à comprendre les spécificités individuelles, la psychologie du développement, mais aussi la psychologie sociale et la psychologie de la motivation. En plus d'être collectif, cet ouvrage est donc pluridisciplinaire et fondé sur les travaux de recherche les plus récents, tout particulièrement dans les différents pays francophones.