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Il n'y a qu'une façon d'aimer
Barbey Monique ; Bierens de Haan Barthold
LE CONDOTTIERE
18,00 €
Épuisé
EAN :9782487468399
Londres, juillet 1944. Monique a 34 ans. Le général Pierre Koenig en a 45. Ils se voient lors d'une réception : coup de foudre réciproque. C'est le début d'un amour impossible. Genevoise de bonne famille, mère de trois enfants, engagée dans l'armée néerlandaise aux côtés de son mari, Monique confie à son journal ses espoirs, sa révolte, son ardent calvinisme et son exubérance. A Paris, près de son héros, elle assiste aux fêtes de la Libération. Au volant de son camion Dodge, aux Pays-Bas, elle affronte le terrible hiver 1944-1945 tandis que la Wehrmacht résiste opiniâtrement. Puis, à Baden-Baden, quartier général des forces d'occupation françaises, l'exigeante et belle jeune femme comprend qu'elle et Pierre ne divorceront ni l'un ni l'autre. Ce journal d'un amour sans issue dans une Europe ravagée retrace le combat d'une femme qui ne se résigne ni aux devoirs ni aux charges de l'époque et du milieu.
Résumé : Femme altière se prostituant dans les rues de Paris ou joueuse de whist au regard lointain, les héroïnes méphistophéliques de ces deux nouvelles sont aussi malfaisantes qu'envoûtantes. "Le tuer, pour tout cela ? Non ! c'était trop doux et trop rapide ! Il fallait quelque chose de plus lent et de plus cruel..."
Romancier flamboyant des passions et des ombres, critique féroce et polémiste hors pair, Jules Barbey d'Aurevilly (1808-1889), dit le "Connétable des Lettres", fut aussi un dandy singulier qui cultiva une mise exemplaire et cet "art aristocratique de déplaire" cher à Baudelaire. Dans son essai historique et humain sur la vie et "l'?uvre" de George Bryan Brummell (1778-1840), il trace le portrait du "Beau" anglais qui éleva la toilette au stade suprême, et fut l'insolent souverain des élégances de son temps, avant d'être déchu de la faveur du prince de Galles, et de finir sa vie en France dans la misère et la folie. A travers ce destin, et cette figure qui apparaît comme le Dandysme incarné, Barbey d'Aurevilly défend au-delà l'éclat de la grâce et d'une certaine philosophie de l'être et du style où l'on trouve beaucoup de lui-même.
Résumé : Au lendemain des guerres de chouannerie qui ont secoué la Normandie, l'abbé de Croix-Jugan se retire à Blanchelande. Sous son capuchon noir, son visage porte les marques d'un suicide raté et des mutilations infligées par les ennemis des Chouans après la débâcle. Fascinée par cette figure infernale, la belle Jeanne Le Hardouey verra bientôt son destin basculer... "J'ai tâché de faire du Shakespeare dans un fossé du Cotentin", écrivait Barbey d'Aurevilly au sujet de ce récit où Histoire, tragédie et fantastique se mêlent. Hanté par les superstitions paysannes, le sang inapaisé des guerres et la solitude des vaincus, l'Ensorcelée fut salué à sa sortie par Baudelaire, qui y vit un chef-d'oeuvre.
Les trois nouvelles que vous allez lire sont tirées d'un recueil qui assura la gloire à un personnage singulier: Barbey d'Aurevilly, dandy nostalgique de l'Ancien Régime, qui méprisait la société de son temps, aimait les salons, pratiquait la conversation à la hauteur d'un art, et qui ne craignait pas, pourtant catholique, de choquer par son goût (littéraire) pour le mal... Adultère et empoisonnement, infanticide, meurtre barbare, profanation et prostitution, ces abominations se retrouvent dans des histoires sans morale, où l'auteur décrit des crimes d'une subtilité toute "diabolique", d'autant plus cruels qu'ils sont plus civilisés. Pour le plaisir autant que pour l'effroi du lecteur...
24 décembre 1944. Romain Rolland est seul chez lui à Vézelay. Son épouse Macha l'a laissé, le temps d'assister à la messe de Minuit. Agé et malade, il va s'éteindre quelques jours plus tard, le 30 décembre. Le prix Nobel de littérature, conscience morale de toute une génération, s'en doute : cette veillée de Noël est pour lui la dernière. Assis non loin de son piano, son esprit vagabonde. Il revient sur toutes les questions qui l'ont hanté depuis sa jeunesse : le pacifisme, l'attitude à adopter face aux totalitarismes, le rôle des intellectuels dans la politique, l'avenir de la France et de l'Europe, la religion. Et la musique bien sûr qui s'entremêle à ses réflexions. De temps à autre, il se rend à son piano. Au moment où il sent que la vie va lui échapper, le grand écrivain qui est aussi un pianiste émérite a une dernière aspiration : jouer l'ultime sonate, l'opus 111, de celui à qui il a consacré une grande partie de son oeuvre et fi ni par s'identifier : Beethoven. Une pièce inspirée d'un fait réel qui fait revivre un des plus grands écrivains français
23 mars 1933 : Hitler reçoit les pleins pouvoirs tandis que Kurt Weill, qui a fui l'Allemagne deux jours plus tôt, arrive à Paris. Il ne retournera jamais dans ce pays qui l'a vu naître et où il a accédé à la célébrité très jeune, dès 1928, grâce à L'opéra de quat'sous, une oeuvre qui va faire le tour du monde et dont il a écrit la musique sur un livret de Bertolt Brecht. Kurt Weill n'est pas un inconnu en France, notamment dans le monde de la culture, et il ne manque pas de soutiens. Il va y résider deux ans et demi et y écrire plusieurs chefs d'oeuvre. Pourtant, rien ne va se passer comme il l'espérait. Entre incompréhension et cabales, ses oeuvres ne vont pas rencontrer le succès escompté. Le 4 septembre 1935, il part pour les Etats-Unis, pensant y passer quelques mois seulement, le temps qu'on y monte sa plus grande partition pour la scène, celle du Chemin de la promesse. Il fera outre-Atlantique une brillante carrière et y restera jusqu'à la fin de sa courte vie. Kurt Weill en France est le récit passionnant de cette période charnière de la vie du compositeur, entre Berlin et Broadway dont il va devenir un des rois. Un mal pour un bien et une occasion manquée pour le monde de la musique en France.
La Crise qui domine notre nouveau siècle a une origine précise, qui se situe au milieu des années 1970. Plus le temps a passé, plus il a fallu reconnaître qu'elle n'était ni économique, ni même politique, mais bien culturelle. Publié en 1983, L'Entre-deux-Mai le montrait déjà, à partir du seul exemple français. Rempli de faits et de statistiques, cet ouvrage pionnier de Pascal Ory était le premier essai d'une vraie "histoire culturelle" de la France, entre Mai 1968 et Mai 1981. Le voici réédité aujourd'hui, remis en perspective par son auteur. Contemporains ou cadets de toute cette histoire, les lecteurs y entendront parler de Marguerite Duras ou de Philippe Sollers, oui, mais aussi de Pif Gadget ou du premier Marathon de Paris. Ils liront avec surprise la liste des nouveaux mots qui entrèrent dans le dictionnaire entre 1968 et 1981. Ils découvriront, même, ce moment étonnant où, en 1977, Paul Bocuse se métamorphosa en Michel Foucault. Sur la durée ils mesureront l'ampleur de l'échec politique de 68, comme celle de sa réussite anthropologique. Ils y verront, surtout, au final, s'inverser les tendances "progressistes" des Trente glorieuses : "La pièce par quoi le scandale arrive en 1968, s'appelle Paradise now, le film qu'on va voir en foule en 1979, Apocalypse now".