Engager l'étude des coupoles, voûtes et plafonds peints de l'empire romain est une entreprise qui nous conduit depuis la Grande-Bretagne actuelle jusqu'aux confins de l'antique Mésopotamie, en passant par les pays de l'Europe de l'Est, sans oublier l'Afrique du Nord, jusqu'en Libye et en Egypte. Plus de quatre cents décors sont étudiés, photographiés, dont certains ont disparu, détruits ou volés. Sur les deux cent soixante-douze sites dont proviennent ces peintures, soixante sont issues de la Gaule, donc, presque un quart des sites illustrés avec une mise en perspective de la Gaule dans l'espace du monde romain. Nous tentons de classer ces peintures qui au commencement imitent les caissons de bois ou de pierre qui les ont précédés, puis les draperies, avant d'inventer des schémas décoratifs très variés, proches de certains pavements de mosaïques. Les jonchées de fleurs sont abondantes évidemment dans les tombes dont elles rappellent la fête des roses annuelle consacrée aux défunts. Un empereur comme Néron y ajoutera de l'or sur les voûtes de son palais justement appelé la Domus Aurea qui inspirera les peintres de la Renaissance lorsqu'elle sera alors découverte. Le lien entre le passé et le présent peut se lire à travers cette enquête.
Résumé : Sait-on qu'il existe des peintures murales romaines en Tunisie ? Personne n'en a conscience, étant donné que les mosaïques d'Afrique du Nord ont occulté jusqu'à présent les décors peints. Ce livre, fruit d'un long et patient travail de recherche dans les archives et travaux inédits, sur le terrain et dans les dépôts archéologiques, rassemble les vestiges des décors d'une vingtaine de sites majeurs de Tunisie. Ces décors proviennent d'une grande variété de types de construction. En effet, la peinture murale revêtait aussi bien les murs et plafonds des maisons ou des villas particulières que les thermes publics, les temples, les lieux de spectacles et les nécropoles. Pour chaque ensemble, et chaque fois que possible, l'auteur a pris soin de présenter les clichés à côté d'un dessin de restitution, et des comparaisons avec des peintures mais aussi avec des mosaïques, souvent proches, car le dialogue entre peinture et mosaïque est constant. Le répertoire qu'elles révèlent permet des rapprochements avec des ensembles plus complets d'autres provinces de l'Empire romain, quand il ne s'agit pas de thèmes tout à fait exceptionnels, comme la représentation de l'arrivée d'Enée sur le site de la future Carthage, ou ce barbare enchaîné d'un trophée romain. L'enquête minutieuse de l'auteur a permis de quadrupler le nombre de peintures dont un peu plus d'une soixantaine avait été auparavant listée. Alix Barbet nous révèle des peintures inédites d'une grande qualité et ouvre à une meilleure connaissance de la civilisation romaine en Afrique du Nord en mettant au jour un élément majeur du patrimoine tunisien.
Conte-moi Stabies " n'est pas plus un conte que ne l'était le livre sur Rome et celui sur Pompéi, de la même collection Ausonius junior. Comme d'habitude, ce sont les enfants qui posent les questions : Pourquoi Zeus-Jupiter se déguise-t-il toujours pour approcher les belles mortelles? et pas seulement elles ? On évoque des mythes et des exploits des dieux. On se laisse guider par Alix Barbet, directrice de recherche honoraire du CNRS. Les textes d'écrivains antiques viennent à l'appui des photos choisies et dont certaines oeuvres devenues célèbres ont inspiré les peintres au cours de ces deux derniers siècles.
Conte-moi la Rome antique", n'est pas un conte, même si on y évoque la légende de sa fondation au VIIIe siècle avant J.-C. C'est une promenade historique et archéologique de la ville, où les enfants posent des questions, pertinentes ou impertinentes sur cette ville aux mille visages. Pourquoi dit-on que tous les chemins mènent à Rome? On s'interroge sur les sports pratiqués alors: les gladiateurs bien sûr, mais aussi les courses de char et même les combats contre des animaux dans le fameux Colisée. Ils permettent un parallèle avec des distractions de notre époque, comme les corridas. On s'interroge sur la vie du peuple et pour savoir s'il y avait des pompiers pour éteindre les incendies. Et puis quelle drôle d'idée, des cabinets collectifs! On s'étonne et on se renseigne, guidé par Alix Barbet, directrice de recherche honoraire au CNRS. Les textes d'écrivains viennent à l'appui des photos, choisies aussi bien dans les rues de la ville que dans ses riches musées. Les mots d'esprit de plusieurs empereurs nous interpellent. Alors, prenez avec nous ce chemin qui nous mènera dans la Rome antique.
Pour la première fois sont réunis dans une exposition et dans son catalogue les témoins du quotidien gravés sur les murs antiques de Suisse et de France. Illustrations fragiles des intérêts et des préoccupations du quidam gallo-romain, dessins et écritures latines ou grecques racontent un quotidien souvent méconnu: compte, achats, exercices scolaires... Ils reflètent aussi l'engouement populaire pour les jeux de l'amphithéâtre ou la chasse, évoquent les bateaux, les dieux, les offrandes, parlent d'amour et de sexe, et répondent souvent au désir simple et humain de laisser une trace, par un nom, une date, qui par-delà vingt siècles signalent: j'étais ici ce jour-là. C'est la spontanéité du geste, le secret du moment, les victoires amoureuses ou dans l'arène que les murs murmurent.
Résumé : " Une peinture est un tout organisé, un ensemble de formes (lignes, surfaces colorées...) sur lequel viennent se faire ou se défaire les sens qu'on lui prête. Le contenu de cet ensemble n'est pas un équivalent d'émotion, de sensation, il vit de lui-même. Ces relations entre les formes sont un transfert de relations de l'univers à une autre signification. Dans ce qu'elle a d'essentiel la peinture est une humanisation du monde. " Pierre Soulages (1948) Voici réunis, dans leur variété, leur constante et exemplaire rigueur, quelques-uns des textes et entretiens de Pierre Soulages. Ils explicitent pour nous son oeuvre immense.
Dans son livre L'âme désarmée, essai sur le déclin de la culture générale, le philosophe Allan Bloom écrivait : "La question qui se pose à tout jeune être humain : "Qui suis-je ? " et le besoin puissant de se conformer à l'impératif de l'oracle de Delphes : "Connais-toi toi-même" qui est congénital en chacun de nous, signifient en premier lieu : "Qu'est-ce que l'homme ? "... La culture générale donne accès à ces réponses, dont plusieurs vont à l'encontre de notre nature et de notre époque. L'homme pourvu de culture générale est capable de ne pas s'en tenir aux réponses faciles... Il est certes ridicule de croire que ce qu'on apprend dans les livres représente l'alpha et l'oméga de l'éducation, mais la lecture est toujours nécessaire, en particulier à une époque où les exemples vivants de valeurs élevées sont rares". Inscrits dans la foulée de cette réflexion, Thomas De Koninck, Joseph Facal, Mathieu Bock-Côté et Louis-André Richard, professeurs engagés au service de l'éducation libérale, tentent de comprendre les chemins menant à une culture générale signifiante. Nous proposons, en songeant à la course effrénée des penseurs de l'école pour adapter celle-ci aux besoins immédiats du monde du travail ou aux tendances sociétales du moment, d'interroger les modalités de l'éducation supérieure : Remplit-elle son mandat ? Favorise-t-elle un milieu privilégié d'éducation libérale ? Qu'en est-il aujourd'hui de l'idée d'université ?
Les technologies visant à augmenter les capacités physiques et psychologiques des soldats ont toujours fait partie intégrante de l'histoire militaire. Toutefois, les recherches actuelles n'ont plus rien à voir avec les expériences du passé, à tel point qu'il est désormais possible de parler d'une révolution de la condition humaine qui mènera à plus ou moins brève échéance à une situation où les guerres du futur seront menées par des "super soldats". Cette possibilité, qui est de plus en plus réelle et inévitable, mais qui demeure étonnamment négligée par les éthiciens, ouvre la porte à une série de questions fondamentales : ces technologies sont-elles moralement problématiques ? Si elles sont permises, en vertu de quels critères est-il possible de distinguer celles qui sont acceptables de celles qui ne devraient pas être tolérées ? Ces innovations vont-elles enfreindre les principes moraux de la "guerre juste" ? Quels devraient être les paramètres éthiques du développement de ces technologies ? Ce premier ouvrage en langue française sur le soldat augmenté cherche à répondre à ces questions. Refusant d'adopter un point de vue manichéen sur cette question, Jean-François Caron explique que les nouvelles technologies d'augmentation entraînent un dilemme moral important. D'un côté, elles peuvent être interprétées comme une obligation morale de la part de l'armée à l'égard des soldats. De l'autre, elles peuvent également entraîner des violations des règles de la guerre. A la lumière de cette tension, l'auteur propose une vision nuancée des tenants et aboutissants de ces technologies militaires et suggère un cadre éthique original permettant de délimiter leur développement et leur utilisation.
Les principes directeurs du présent livre sont la libre pensée et la libre expression, ouvertes, mobiles et affranchies des idéologies conservatrices ou progressistes". La guerre des sexes n'est pas morte : sous la pression de mouvements dénonciateurs ou en raison de clivages politiques grandissants, hommes et femmes semblent poussés à l'affrontement. Aussi nombreuses que soient les voix s'élevant pour arbitrer la rixe, celle de Camille Paglia connaît peu d'égales. Ce recueil convie à un riche programme : l'histoire du féminisme, les rapports entre l'inné et l'acquis, l'avortement, la chirurgie plastique, les femmes en politique, le sadomasochisme ou encore l'esthétique (qu'il s'agisse de la représentation évolutive des corps féminins dans l'histoire de l'art ou de l'étude de figures inspirantes, du buste de Néfertiti à la belle du Sud, en passant par Madonna et Germaine Greer). Pareille diversité atteste un apport précieux et original aux débats féministes et culturels contemporains.