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Retours des Indes
Barbe Jean-Paul ; Dedietrich Axelle
HEMISPHERES
24,99 €
Épuisé
EAN :9782377012435
Retours d'Indes " : ainsi le XVIIIe siècle désignait-il les denrées tropicales importées des Indes occidentales caraïbes dans les ports négriers français lors du troisième trajet du trop fameux commerce triangulaire, qui déporta et déplaça d'Afrique vers les Amériques et les îles de l'Atlantique près de 12 millions de captifs. L'auteur nous fait revivre le voyage d'un bateau négrier au XVIIIe siècle, mettant en scène le banal, mais aussi sordide et horrible quotidien de ces voyages, portant un regard plus accentué sur le troisième côté de ce triangle : le retour des Antilles à Nantes, port sur lequel se concentre le récit. Car Jean-Paul Barbe veut montrer que ces " Retours des Indes " véhiculaient aussi dans les têtes questions et silences, traumatismes et contradictions. Longtemps nul n'en parla. C'est la gageure prise que de tenter de mettre des mots sur ce flux de pensées. Cette docu-fiction reconstituée et réinventée prend appui sur le travail fondateur de l'historien Jean Mettas, qui répertoria l'ensemble des voyages de traite français, et pour beaucoup nantais, du XVIIIe siècle. Jean Paul-Barbe tente d'imaginer, à travers un réseau de courts récits qui s'y inscrivent, ce que put être la vie quotidienne à bord, en cette contre-société monstrueuse et pourtant bien humaine, avant que la " cargaison " ne rejoigne l'infernale exploitation caribéenne. Annexes accessibles via un QR-code inséré dans le livre : - Les trois poèmes qui concluent chacune des parties, mis en musique par Marc-Alexandre Goureau et portés par les voix de Jean François Gascard, Henri Mariel, Nina Kibuanda. - Un dossier "Pour aller plus loin" par Didier Guivarc'h, historien spécialiste de la traite négrière.
Ultérieurement, on eut tôt fait de vivre comme si ces sept ans-là n'avaient été que la juxtaposition d'une entrée et d'une sortie, séparés par le pur ennui, le désintérêt pur, le pur vide. Ce premier jour de sixième (où nous préparions déjà sans le savoir nos peurs de conseil de révision) et ce dernier de terminale (où nous jetâmes les cahiers de math dans la bouche d'égout de la rue Flatters) auraient ainsi été ramenés et plaqués l'un, sur l'autre comme les deux claviers d'un accordéon vidé de son air. " Roman, ode, témoignage et chimère ; Port-Ponant est tout cela à la fois. Déposition par formules lexicales amples - servies avec une gourmandise non dissimulée - inventaire ludique dicté par la beauté des noms, ce récit témoigne d'un temps - sept ans - celui du lycée dans une ville de l'Ouest des années cinquante et de tout un monde composé en mémoire et rendu, cartographié par les couleurs, les odeurs et l'histoire d'une cité réinventée. Les mots suivent, font leur chemin et brodent une adolescence nourrie de sensations, tout autant qu'ils la fouillent.
Résumé : Les jardins sont à la mode, mais ils n'ont jamais cessé d'être investis par les aspirations de chaque société. Ils sont l'inscription du rêve dans la nature. Coins de campagne ordonnés par la culture, ils s'opposent au champ et sans doute aussi au paysage. Ils conservent une mémoire et signifient un pouvoir. Mais ils n'en rappellent pas moins la résistance de la nature. Le présent recueil qui représente le travail des Quatrièmes entretiens de La Garenne-Lemot est consacré à la lecture des jardins dans la littérature et l'art plastique, dans le poème et la philosophie. Les rencontres subtiles entre nature et culture fascinent dans la création de ces jardins comme remèdes à la mélancolie. S'entrecroisent ici les époques et les lieux pour faire apparaître une cohérence ou, mieux, une floraison organisée de rêveries. Art de la variation, le jardinage invite à cet échange, hédoniste et savant, entre les disciplines.
Je sais que demain le soleil va se lever. Cela me donne-t-il pour autant un pouvoir sur le soleil ? " Personnalité énigmatique, gourou malgré lui, homme d'une absolue bonté, Victor Lazarre a-t-il des pouvoirs surnaturels ou sait-il seulement écouter les autres au point de modifier le cours de leur vie ? Cette question va accompagner François pendant des années. Journaliste débutant, François vit avec deux jeunes gens, une fille étrange nommée Provençal, et l'imprévisible Fred. En vingt ans d'une amitié fondée sur le respect et l'indépendance, des années 1980 à nos jours, ces trois copains vont évoluer, changer, s'arracher au passé, en subir parfois les conséquences, tout en percevant, ensemble, le chaos d'un monde totalement redessiné par ces décennies mouvementées. Amours, violences, utopies fracassées, expériences et déviances, réussites et déceptions professionnelles, c'est avec tous ces bagages - accomplissements et ratages mêlés - que François se trouve un jour dans l'obligation d'écrire un livre sur Victor Lazarre. Car ce matin, sous ses yeux ébahis, Victor s'est envolé...
Explicitant la philosophie et les critères de son approche, Zafrani écrit lui-même à ce sujet : "Nous nous sommes proposés, tout au long de nos études et de nos recherches, de réaliser à la fois une analyse raisonnée des situations et une synthèse équilibrée des phénomènes afin de servir la science et la conscience historique, la mémoire collective et un patrimoine culturel qui nous est cher, à mille égards. Cela, nous l'avons fait avec le projet d'une quête des lieux de dialogue, de rencontres des hommes et des idées, d'espaces de convergences entre cultures et civilisations qui sont autant d'espaces de fidélités, de liberté et d'universalisme." Haïm Zafrani, auteur notamment de Deux mille ans de vie juive au Maroc, Juifs du Maroc. Vie sociale, économique et religieuse. Etudes de taqanot et responsa, et de Juifs d'Andalousie et du Maghreb, a consacré toute son existence à ses recherches et à l'enseignement, en étant toujours soucieux de transmettre son savoir. Son engagement, en la matière, qui était une forme de militantisme, ne peut qu'inciter à la réflexion tous ceux qui se soucient aujourd'hui d'histoire, de culture, de patrimoine, de diversité, de paix et de fraternité en ces premières décennies du XXIe siècle. Une urgence d'autant plus vitale pour l'humanité que l'enracinement culturel est devenu un enjeu capital dans le monde ultra-connecté. L'on ne peut que saluer et se réjouir de l'initiative prise par Mustapha Saha de consacrer un ouvrage à ce "penseur de la diversité", et de présenter, avec sa belle plume et le sens de la formule qui le distingue, l'homme dont il était familier depuis fort longtemps, et une oeuvre féconde dont il a une connaissance intime et qu'il rappelle avec une remarquable précision. Mohammed Kenbib.
Voici le fruit d'une vaste réflexion autour d'une problématique très actuelle : la place des religions et des spiritualités en milieu carcéral. Le propos est résolument interdisciplinaire — droit, sociologie, théologie, histoire... — et sur le temps long, du XVIIIe siècle jusqu'à nos jours, ce qui a permis de saisir les évolutions en lien avec les contextes sociétaux au sens large. La question se confronte d'emblée à deux réalités : le droit et la liberté individuelle. Comment une législation envisage-t-elle l'exercice d'une spiritualité ou des spiritualités en milieu carcéral, comment l'encadre-t-elle, avec plus ou moins d'aisance ? Se pose également la question de l'évolution en la matière, dans le sens d'un plus ou moins grand encadrement normatif en raison de l'évolution du contexte global. D'où l'opportunité de s'interroger sur la compatibilité de cette norme avec les droits élémentaires des personnes incarcérées. Ce livre décline trois dimensions : les acteurs (les aumôniers) ; le cadre légal, avec une présentation des situations en France, Belgique, Etats-Unis, Maroc... ; vivre le religieux, que ce soit la "rencontre" avec la foi, la conversion, le rejet...
La découverte en Occident des cinémas de Chine, de Hong Kong et de Taiwan a marqué les esprits : mise en scène de l'opéra de Pékin et des arts martiaux (King Hu), imaginaire débridé mâtiné de mythologie (Tsui Hark), poésie contemplative (Hou Hsiao-hsien), polar désenchanté (John Woo), peinture de l'Histoire et enregistrement des mutations contemporaines (Jia Zhangke, Wang Bing), etc. La créativité bouillonnante des cinémas chinois donne à voir des représentations du monde singulières, tour à tour chaotiques, lyriques ou réalistes. Premier dictionnaire français intégralement dédié aux cinémas chinois, hongkongais et taiwanais, cet ouvrage propose des analyses d'oeuvres parfois inédites dans l'Hexagone, des biographies de personnalités marquantes et des études historiques et esthétiques originales et approfondies.