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L'Enfant qui meurt. Motif avec variations
Banu Georges ; Ansart Isabelle ; Perruchon Véroniq
ENTRETEMPS ED
26,00 €
Épuisé
EAN :9782355391170
Extrait de l'introduction de Georges BanuL'ENFANT QUI MEURT: TRAUMATISME PERSONNEL ET SYMBOLIQUE COLLECTIVEUn motif et l'architecture de son développementA l'origine de ce livre, une intuition: la mort de l'enfant comme motif récurrent. À force de revenir, il finit par se constituer en centre rayonnant, en thème avec variations, pour emprunter un terme musical. Le noyau s'organise autour d'un personnage, l'enfant, défini toujours par son âge, sans identité propre ni biographie fournie, enfant voué à la mort, par meurtre ou accident. Il est soit rattaché, par des liens de sang, à une cellule familiale, soit impliqué, malgré lui, dans le champ du politique. La mort de l'enfant, par-delà tout ce qu'elle procure comme désarroi et deuils personnels, cristallise un rapport au monde, révèle des stratégies de pouvoir, concentre les peurs d'une époque. C'est dans cette perspective que nous l'approchons ici, convaincus du bien fondé de ce constat: par-delà l'intime, la mort de l'enfant, à force de traverser l'histoire du théâtre, s'érige en motif aux constellations multiples qui, selon les époques, a connu des priorités de sens successives. Les motivations de sa présence diffèrent selon les moments de l'histoire et la place accordée à l'enfant dans une société donnée, mais, régulièrement, pendant la durée d'un créneau de temps, plus ou moins long, malgré la diversité des auteurs, des constantes se dégagent. Cela explique pourquoi «la mort de l'enfant» peut parfois prendre le sens d'un symptôme diffus, révélateur secret du Zeitgeist, l'esprit du temps, avec tout ce qu'il comporte comme crainte et relation aux valeurs propres à une époque. À travers «la mort» de l'enfant nous pouvons, grâce à l'effort d'interprétation fourni ici, déceler certaines de ses données. Dans «la mort de l'enfant» se donne à lire la relation qu'entretient une société à sa régénération possible et à ses perspectives d'avenir.Une fois que ma proposition première fut acceptée, elle a connu des développements et des découvertes grâce aux travaux de l'équipe de recherche doctorale que j'ai dirigée et qui réunit des enseignants-chercheurs aussi bien que des gens de théâtre. Par sa dimension collective même, elle a assuré l'extension du champ qui a entraîné des excursions dans le temps et l'espace nous permettant d'aller de l'Antiquité à l'Orient, de plonger dans les périodes de transition ou de se confronter aux interrogations de l'extrême contemporain. Malgré cela nous n'envisageons pas une improbable exhaustivité - il y aura toujours un titre ou un auteur oublié - mais nous pouvons nous reconnaître le mérite d'avoir exploré le territoire du théâtre dans son ensemble et ainsi, d'avoir dégagé, les variantes emblématiques de «la mort de l'enfant». L'absence d'un nom ou d'une oeuvre n'affecte pas l'architecture globale qui, elle, met en évidence les grandes lignes de force. Les exemples particuliers qui, par hasard, peuvent faire défaut, se rattachent forcément aux différentes catégories de ce tronc commun dont nous proposons maintenant l'organisation et tentons l'interprétation. C'est d'une lisibilité mise à nu qu'il s'agit, d'un désir de perspective large, d'un optimisme du sens, dégagés à partir des oeuvres visitées, bref d'un éclaircissement de ce scandale que restera toujours «la mort d'un enfant».
Tout homme de théâtre se confronte au défi de l'inaccompli, condition pour intégrer une équipe et parvenir au spectacle, somme des inaccomplissements individuels. Georges Banu examine ici ce paradoxe fondateur et témoigne également de ses propres inaccomplissements comme acteur, écrivain, professeur. Assumer l'inaccompli - accord préalable de quiconque se voue au théâtre.
Les écrits de tartar (e) sont particulièrement emblématiques du mouvement des arts de la rue. Et pourtant, le "griot tartar (e)" a longtemps freiné des quatre fers avant de confier sa prose à l'édition, résistance de l'oralité au livre soupçonné de négliger le chant. AAAA. A, tétralogie sur la quadrature de la terre, Afrique, Asie, Amérique, Ailleurs. Arbre, réunit quatre récits-spectacles, quatre cris offerts aux anciens et futurs auditeurs qui pourront ainsi inventer leurs propres saveurs de lectures. A l'origine, Conakry et chuchotements a été écrit en Guinée, quintessence des cent dix-huit carnets que l'auteur a noircis durant ses longs séjours sur place. Le succès rencontré lors des représentations l'a encouragé à poursuivre. Son projet d'écriture s'est consolidé: interpréter le monde en se jouant des quatre points cardinaux et des idées reçues. Ainsi sont nés 0, 1, 2 (Zéro, Inde), Ame américaine et Ailleurs Par la vertu de l'édition, le griot qui interprète le monde et nous confie ses manuscrits et ses croquis se verra peut-être à son tour interprété...
Quatre motos zoomorphes déboulent en ville, chevauchées par des guerriers kidnappeurs et une mariée armée d'un fouet. Ainsi débute la folle épopée d'Oposito, une compagnie "des arts de la rue" qui a fait irruption il y a 25 ans et n'a cessé d'évoluer au fil de ses rencontres avec d'autres artistes. Son but: l'espace urbain, faire basculer le quotidien et embarquer le public dans ses histoires. Un public conquis spectacle après spectacle, à grands renforts de mises en scène poétiques, de costumes et de créatures rêvés. Oposito, une aventure humaine et artistique animée par ses deux fondateurs, Enrique Jimenez et Jean-Raymond Jacob, avec des artistes du monde entier et le public. Cet art de la tribulation urbaine recèle des savoir-faire et des manières d'être que Bertrand Dicale et Anne Gonon décrivent à partir de trois spectacles déambulatoires qui ont fait la renommée de la compagnie: Transhumance, l'heure du troupeau (1997), Les Trottoirs deJo'burg... mirage (2001) et Toro (2006). Tous les trois inspirés de rencontres, parcours et voyages, ont en commun leur forme: des spectacles en mouvement, écrits pour la foule et les grands espaces. Le livre aborde l'ensemble des problématiques de l'écriture d'un spectacle qui traverse la ville quand l'image et le geste tiennent lieu de langage. Il décrypte les signes artistiques et techniques qui permettront l'interprétation et la réalisation du scénario. Carnets de voyage, carnets de création et d'écriture scénographique, le livre chronique la genèse de cette troupe bicéphale et féconde, de ses tribulations intercontinentales, des évolutions artistiques, des défis et des questions qui surgissent au fil des voyages. Oposito, l'art de la tribulation urbaine est un récit d'aventure collective où l'histoire de chacun prend une résonance universelle. Son iconographie soignée illustre la démarche et les pays traversés, nous faisant découvrir les coulisses de la vie des artistes.
Forss Carl-Johan ; Dotzek Dietrich ; Valdeyron Mar
Comment réparer une table d'harmonie ? Démonter des chevilles ? Augmenter ou réduire la charge des cordes ? Voilà un aperçu des questions que tout bon technicien du piano est un jour amené à se poser. En s'appuyant sur les nombreuses illustrations du livre et grâce aux exercices et conseils pratiques donnés par Carl-Johan Forss, le lecteur pourra rapidement être en mesure de mettre en application les directives de l'auteur. S'exercer auprès d'un professionnel reste bien sûr indispensable, l'ouvrage ayant pour vocation de fournir des bases théoriques essentielles à l'apprentissage. Il présente de manière approfondie la facture et la réparation du piano et développe dans chaque chapitre l'évolution historique des éléments de cet instrument.
Une revue professionnelle de la facture instrumentale? Il en existe à l'étranger, mais en France, une revue généraliste sur ce thème n'a pas encore vu le jour. L'objectif principal est d'être utile, et d'abord aux facteurs et aux professionnels des métiers de la musique. Pour être atteint, cet objectif en implique d'autres; en premier lieu participer à la communication des facteurs avec leurs clients naturels, les musiciens, dont beaucoup réfléchissent sur leur instrument et en font profiter les facteurs, artisans comme industriels, accordeus-réparateurs comme distributeurs; ensuite, participer à la communication entre facteurs et spécialistes de tous ordres, scientifiques de toutes disciplines, économistes spécialistes de l'innovation et des métiers d'art, représentants des administrations, sans oublier ceux qui enseignent la facture instrumentale. (...) Dans l'idéal, la revue devrait se trouver bien placée dans l'étal de tous les magasins de musique, diffusant instruments, partitions, livres, disques, et dans les bibliothèques.