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Que faire ? Stratégies d'hier et d'aujourd'hui pour une vraie démocratie
Bantigny Ludivine
10 X 18
6,00 €
Épuisé
EAN :9782264081605
Repenser les luttes sociales, le travail, le pouvoir Cet essai historique et politique se place au croisement de trois axes : - établir un état des lieux sur les perspectives stratégiques les plus stimulantes portées par la théorie politique et les luttes émancipatrices ; - s'appuyer sur l'histoire et quelques exemples évoqués de manière serrée pour y puiser des questionnements et des réponses : le passé est un vivier inspirant ; - interpeller sur ces sujets les organisations actuelles, en particulier les formations politiques, qu'elles se réclament de la révolution ou du réformisme, en analysant leurs projets. Après de fortes décennies de contestation, de soulèvements populaires et même de processus révolutionnaires, les années 1980 avaient semblé refermer toute possibilité d'alternatives. De très nombreux courants se sont alors positionnés sur la défensive, contre le " néolibéralisme ". Toutefois, depuis une dizaine d'années, le capitalisme est de nouveau interrogé dans ses fondements, légitimement. Des chemins se dessinent pour une société des " communs ". Tout est lié : émancipation du travail, rupture avec la propriété lucrative en faveur de la propriété d'usage, écologie radicale et démocratie véritable. Partant, comment poser la question du pouvoir désormais ? Dans ce livre, il sera d'abord question d'auto- : auto-activité, autogestion, autodétermination, en somme souveraineté collective sur la délibération et la prise de décision, le tout fondé sur un principe d'égalité. Mais quelles peuvent en être les échelles et leur articulation
En quinze chapitres nourris des travaux les plus neufs en histoire, sociologie et sciences politiques, Ludivine Bantigny dresse un bilan éclairant des évolutions durant les quarante dernières années. Une histoire très contemporaine dont l'horizon est marqué par la mondialisation, le libéralisme économique et la conscience de crise. Quelle pertinence à réfléchir encore en termes nationaux au temps de l'apparent effacement des frontières ? De François Mitterrand à Emmanuel Macron, de la crise du creuset républicain aux conditions de travail, des genres de vie aux réflexions sur "l'omniprésent" , ce livre fait la part égale au politique, aux transformations sociales et aux imaginaires, dans un monde devenu multipolaire. Une fois refermée la page des années 1968, une époque nouvelle est née. Elle n'est pas encore close. Ce volume affronte de plein fouet les défis de la contemporanéité, avec un ton personnel et engagé. Ludivine Bantigny est maîtresse de conférences habilitée en histoire à l'Université de Rouen. Son travail porte sur les engagements politiques et les mouvements sociaux. Elle a notamment publié 1968. De grands soirs en petits matins (Seuil, 2018).
Résumé : A partir d'un travail dans les archives de toute la France, pour beaucoup inédites, Ludivine Bantigny restitue l'énergie des luttes, des débats, des émotions et des espoirs portés par les acteurs de 68 : toutes celles et tous ceux - ouvriers, étudiants, militants mais aussi danseurs, médecins, paysans, artisans, poètes d'un jour, et les femmes à parts égales avec les hommes - qui ont participé au mouvement. Elle s'intéresse aussi à "l'autre côté" : la police, le pouvoir et les oppositions à la contestation. Son livre s'attache au vif des événements, à la diversité de leurs protagonistes plus qu'aux seuls porte-parole désignés, à leurs pratiques plus qu'à la rhétorique dont on les a ensuite enveloppés, à la grève qui met le temps en suspens. "Les événements": si la formule est restée vague faute de pouvoir à coup sûr qualifier ce qui s'était passé, du moins a-t-elle le mérite de revenir précisément aux faits, aux projets, à l'inventivité, à tout ce qui a été imaginé, de grand et de petit, pour réellement "changer la vie".
Alors que le mot " révolution " sert à vendre à peu près n'importe quoi et n'importe qui, ce livre fort et joyeux montre comment il a été domestiqué par tous les pouvoirs depuis le xixe siècle et comment, en le prenant de nouveau au sérieux là où il veut dire quelque chose, il est possible de renouer avec la puissance et la promesse imaginatives des processus révolutionnaires. Le mot " révolution " se prête désormais à tout. Il sert à vendre des yaourts ou des chaussures aussi bien que les idées de campagne, pourtant très libérales, du président Macron. Il est temps de lutter contre ces détournements. Ludivine Bantigny, spécialiste renommée et engagée de l'histoire des luttes contemporaines, et notamment de Mai 68, montre ici combien les révolutions ont été l'objet d'un intense travail de domestication. Les élites du XIXe siècle se sont montrées obsédées d'en finir avec elles, d'en dompter les élans et d'en effacer les traces. Celles du XXe siècle, en les célébrant, en les commémorant avec faste, n'ont pas cessé de les apprivoiser au point qu'elles n'inquiètent plus personne. Mais arracher le mot à la langue feutrée du pouvoir, qu'il soit économique ou politique, ne suffit pas. Il faut en retrouver le sens en acte. En prenant pour appui les mouvements de lutte contre le capitalisme, comme ceux du Chiapas, ce livre vigoureux libère avec bonheur la force des espérances, des rencontres et des potentialités que font naître les révolutions.
Résumé : Ce 7e volume de la collection "? Coup pour coup ? " est organisé autour de dix situations concrètes et actuelles de la politique coloniale de la France ? : 1) Les territoires d'outre-mer. En 2021, la France en possède encore treize, ce qui permet à la France de disposer d'une zone économique exclusive de plus de 11 ? millions de km2, lui conférant des droits souverains en matière d'exploitation et d'usage des ressources halieutiques et autres (hydrocarbures). 2) Les interventions militaires. 3) L'accaparement des terres. 4) Les accords dits de "? partenariats économiques ? ". 5) La gestion des migrations. 6) Le franc CFA. 7) La dette des pays des Suds. 8) La surexploitation et le pillage des ressources naturelles (le plus souvent, non renouvelables). 9) Le soutien de la France à la colonisation du Sahara Occidental par le Maroc. En contradiction avec les résolutions de l'ONU, le Sahara Occidental est toujours placé sous domination du Maroc. 10) Le soutien de la France à la colonisation de la Palestine. Une historienne, un militant associatif et un syndicaliste prolongent ces réflexions, à travers un entretien croisé. Les dix thèmes sont complétés par une discussion entre une historienne, Ludivine Bantigny (L'ensauvagement du capital, Le Seuil, 2022), un responsable associatif, Patrice Garesio (coprésident de Survie, https : //survie.org/) et un syndicaliste, Jean-Louis Marziani (impliqué dans les grèves de sans-papiers). Leur échange porte sur les réalités du colonialisme aujourd'hui, les luttes anticoloniales et décoloniales, l'ethnocentrisme européen qui reste à déconstruire dans les milieux anticoloniaux, les politiques migratoires et les oppressions raciales au sein de la société française.
Quand, le 8 mai 1945, le Troisième Reich s'effondre enfin, on veut croire à la mort du nazisme. C'est pourtant loin d'être le cas : organisations, militants, théories, ils sont nombreux à avoir survécu à la victoire des Alliés. Très vite émerge la crainte de voir se constituer une "Internationale noire" , laquelle va devenir un thème récurrent de l'industrie pop-culturelle - l'organisation Hydra de l'univers Marvel en est aujourd'hui le cas le plus fameux. Le contexte de guerre froide favorise bientôt la construction d'organisations internationales prônant le "nationalisme européen" , voire le "nazisme universel" . Ces mouvements se réfèrent généralement à l'Europe (le Mouvement social européen, le Nouvel Ordre européen, Jeune Europe étant les plus connus), mais il faut encore y ajouter leurs homologues américains, africains, parfois australiens. Le racisme nazi évolue donc vers une idéologie de préservation de la spécificité du "monde blanc" , hélas encore à l'oeuvre aujourd'hui. Grâce à des archives (surtout françaises et américaines) jamais exploitées, le présent ouvrage se propose de suivre ce ballet incessant et halluciné où se mêlent anciens nazis, collabos et jeunes convertis, pour lesquels le "Reich de mille ans" n'en est qu'à ses débuts. Spécialiste de l'extrême droite, Nicolas Lebourg est historien, chercheur associé au CEPEL (CNRS-Université de Montpellier). Cet ouvrage prolonge les travaux qu'il mène depuis 2015 dans le cadre du programme sur l'histoire des fascismes de l'Université George Washington. Il a notamment publié au Seuil avec Jean-Yves Camus Les Droites extrêmes en Europe (2015).
Résumé : Résumons en quelques mots la vulgate, hyperdominante, à laquelle David Graeber s'en prend dans ce livre avec allégresse : la démocratie est une invention occidentale, due aux Grecs de l'Antiquité, puis ravivée aux XVIIE et XVIIIe siècles en Europe et aux Etats-Unis, qui en sont à la fois le berceau et la terre d'accueil par excellence. Non, ce n'est pas la "culture occidentale" qui a fait apparaître et prospérer la démocratie. Bien plus : si l'on entend le mot "culture" au sens anthropologique, il apparaît que la culture occidentale est introuvable. Et si l'on entend par ce mot la culture des lettrés, alors il n'est pas difficile de vérifier que ces derniers, en Occident comme en Orient, se sont constamment opposés à la démocratie. Celle-ci, défend Graeber, ne naît et ne vit en réalité que dans les marges des systèmes de pouvoir : elle est indissociable de l'anarchie. Une réflexion puissante, qui invite à mettre en question de façon radicale nos systèmes politiques contemporains et leur histoire.
Résumé : Le XXe siècle fut aussi celui du communisme : son irruption violente, les espoirs immenses qu'il suscita sur tous les continents, son apogée et sa trahison dans le stalinisme, enfin sa chute. Au-delà des querelles portant sur l'ampleur de ses méfaits ou le nombre de ses victimes, l'illusion qui en serait le fondement ou le mensonge qui en aurait permis la survie, Alexandre Adler en retrace l'histoire mondiale. Loin de toute orthodoxie, il offre une lecture originale d'un séisme politique dont on chercherait aujourd'hui en vain l'équivalent.
Cassirer Ernst ; Hendel Charles W ; Vergely Bertra
Résumé : Avril 1945. Ernst Cassirer achève peu avant de mourir Le mythe de l'Etat : un ouvrage réalisé à la demande de ses amis afin de tenter de comprendre les origines et les causes du nazisme. Sans jamais prétendre réduire le tragique de l'Histoire, mais sans renoncer non plus à toute explication, il invite la modernité à repenser son rapport au mythe. Les déformations qu'il fait subir à la pensée ne sont-elles pas la préfiguration, voire la caution, des violences politiques qui viennent ensanglanter les sociétés ? L'obscur besoin d'ordre qu'il véhicule et qui hante les fondements de la culture n'est-il pas responsable de la transformation de celle-ci en cauchemar, lorsqu'elle s'avise de ne plus lui résister mais de se confondre avec lui ? Le XXe siècle n'a-t-il pas basculé dans le tragique parce que subitement la culture s'est mise à célébrer le culte du héros, de la race et de l'Etat tout en versant dans un pessimisme dénigrant la Raison ? Ce livre peut être considéré, à bien des égards, comme le testament philosophique de l'un des plus grands penseurs de ce siècle, et en tout cas du plus digne héritier des Lumières. Livre savant attaché à reconstituer la mémoire de la Raison en refaisant l'histoire de toute la pensée politique, c'est aussi un livre de philosophe plaidant, à travers une critique du mythe, pour que la raison politique ne déroge pas à la plus haute de ses fonctions : réaffirmer la culture contre les tentations d'ériger l'idéologie, et donc la violence, en raison. Pour Cassirer, trois cultes particuliers ont propagé la déraison en politique : 1/ le culte du héros qui défend la nécessité de dirigeants politiques forts, voire d'hommes providentiels ; 2/ le culte de la race, véhiculé par Gobineau ; 3/ la conception hégélienne de l'Etat, dans laquelle l'institution étatique n'a pas à être limitée par les droits individuels, car elle est une réalité suprême, transcendante, divine, qui n'a sa finalité qu'en elle-même. Cassirer reproche à cette théorie de fournir une justification à la toute-puissance de l'Etat totalitaire.