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Les résidences secondaires ou La vie distraite
Banier François-Marie
FOLIO
9,50 €
Épuisé
EAN :9782070385850
Quand les yeux de l'enfance ont gardé leur vision implacable, mais si juste, et que s'y ajoute le regard de l'adolescent tantôt scandalisé, tantôt amusé, que s'y ajoute, par surcroît, ce détachement léger, allégeant, de l'humour, que l'on dit sagesse de l'expérience, on écrit: Les résidences secondaires. Le temps des grandes vacances, qui n'est pas toujours rose, il s'en faut! Un village près de Paris. Les beaux jours arrivent. Les résidences secondaires s'animent. Certaines sont habitées à longueur d'année. D'autres s'ouvrent pour la circonstance. Bientôt les résidents sont là. Au grand complet. Alors, derrière eux, se lèvent les grands montreurs de marionnettes: La Douleur, l'Amour, le Plaisir, l'Ambition, la Mort, qui vont agiter ces pantins secondaires. Sous la lumière de beaux jours, de leur joie ou de leur maussaderie, de leurs eaux vives, de leur brise, de leurs arbres, de leurs rocailles, fièrement résident les résidents. Le village est spectateur. Il commente. C'est le ch?ur du théâtre antique tenu par les servantes de Molière. Puis le temps passe. Déjà l'automne, les premières feuilles vont tomber. Les brumes s'élever. Les montreurs plient bagages. Les pantins s'affaissent. Certains cassés à mort. Le village à repris sa vie propre et tout a disparu.Théo Léger
Les « femmes du métro Pompe », ce sont ces Espagnoles venues travailler à Paris à la fin des années 1950, souvent comme « gens de maison » dans le XVIe arrondissement, et qui avaient coutume de se retrouver à la station de métro « Rue de la Pompe ». Le personnage central du roman, Sacha, futur héritier d'une dynastie d'agents de change, est pour l'instant un petit garçon turbulent et décidé, amoureux fou d'une de ces Espagnoles, la splendide Pepita, qu'il a réussi à faire engager par des amis de ses parents, juste à l'étage au-dessus. Pepita est précisément partie en Espagne pour les obsèques de son père. Sacha, qui tient par-dessus tout à la conquérir malgré la différence d'âge, en profite pour se procurer un philtre d'amour auprès d'un Japonais un peu sorcier. Quand la belle, à peine rentrée en France, apprend que sa grand-mère vient à son tour de disparaître, Sacha, profitant de l'absence de ses parents, a une idée géniale : inviter chez lui Pepita et les autres Espagnoles du quartier pour une grande fête, au cours de laquelle on suivra par téléphone l'enterrement qui se déroule au même moment en Espagne. Catastrophe : le philtre d'amour se révèle inopérant, la fête tourne au délire, l'appartement parental est totalement pillé et Sacha sera jeté en pension pour expier ! Mais il aura au moins tenté de réaliser son rêve et fait provision d'énergie pour le restant de sa vie... Un roman qui oscille entre rêve et désespoir, un hymne à ces femmes fortes qui étaient bien souvent l'âme des maisons où elles travaillaient. Et par-dessus tout l'histoire tragique et réjouissante de la passion dévastatrice d'un enfant qui se prenait pour un homme.
L'hôtel du Lac. Un lieu de passage ou lieu de vacances ? Quelques clients jouent chaque soir sous la direction de Clément au jeu de la vérité qui s'accomplit à travers une femme. Qui est-elle ? La star de Transit, légende vivante, palpable et insolite. Qui est Constantin ? Le seul homme qu'elle ait aimé ? Qui est Pierre ? Pourquoi ce "jeu" ? Pour être libre ? Connaître sa vérité c'est être libre ? Peut-être... Mais Pierre a une autre réponse.
Daniel Dongris est un peu las de la vie qu'il mène depuis trois ans avec Jeanne. Il rencontre Théa, mais n'est-ce pas plutôt Charles, l'amant de Théa, qui compte pour Daniel ? Décidé, comme il dit, à être peintre, Daniel n'a jamais peint. Peut-être n'arrivera-t-il jamais à peindre. En réalité, Jeanne, Théa, Charles, la peinture, rien de cela n'est important à ses yeux face au mal de vivre, à la difficulté d'être. Déjà, dans son premier roman, Les résidences secondaires, François-Marie Banier avait montré, avec la gaieté trompeuse d'un écrivain qui avait tout juste vingt ans, comment, face aux crispations d'une société installée, la singularité et la vérité de certains sentiments peuvent éclater ou gagner comme des personnages propres, indépendants.
Désireux d'orner les murs de sa nouvelle demeure parisienne, le noble Jean Le Viste commande une série de six tapisseries à Nicolas des Innocents, miniaturiste renommé à la cour du roi de France, Charles VIII. Surpris d'avoir été choisi pour un travail si éloigné de sa spécialité, l'artiste accepte néanmoins après avoir entrevu la fille de Jean Le Viste dont il s'éprend. La passion entraînera Nicolas dans le labyrinthe de relations délicates entre maris et femmes, parents et enfants, amants et servantes. En élucidant le mystère d'un chef-d'oeuvre magique, Tracy Chevalier ressuscite un univers de passion et de désirs dans une France où le Moyen Age s'apprête à épouser la Renaissance. Tracy Chevalier est américaine et vit à Londres depuis 1984 avec son mari et son fils. Son roman La jeune fille à la perle a rencontré un succès international.
Ce n'est pas un voyage de plaisance qui t'attend. Oh non! Nous n'irons pas à Disneyland ni au parc Astérix. Je t'emmène ailleurs. Là où la majorité des grandes personnes refuse de se rendre parce qu'elles n'ont plus le temps ou se sont tellement accoutumées à côtoyer la déraison que la sagesse leur semble définitivement hors de portée. Ce n'est pas un projet prémédité. Je l'avoue, je n'ai rien étudié du parcours. Nous improviserons.Mais il faut que tu voies.Je te livre tout en vrac. Ce sera à toi, à vous, de faire le tri et de décider s'il faut laisser le monde se déconstruire ou tenter de réparer les dégâts. Et si d'en bâtir un tout neuf vous semble l'utopie suprême, alors surtout n'hésitez pas. Rien n'est plus jubilatoire que de transformer une utopie en réalité. "
L'histoire du christianisme commence par l'acte de foi des disciples juifs de Jésus devant son tombeau vide: ils croient en sa résurrection et le reconnaissent comme le Messie annoncé dans la Bible. Le christianisme n'est alors qu'une de ces nombreuses religions de salut, qui multiplient les adeptes dans le monde gréco-romain. Mais d'emblée, il définit le salut comme un événement historique unique et non comme le résultat d'initiations individuelles à la façon des religions à mystères; il donne à cet événement uneportée universelle, et ouvre la communauté de Jérusalem au monde polyglotte et diversifié que vient d'unifier l'empire romain. Par là, il lie son destin à celui de Rome, ce qu'affirment très tôt les auteurs chrétiens: l'Église et l'Empire sont les deux seules structures de l'Antiquité à penser la mondialisation, ce qui facilitera la christianisation de l'État et du pouvoir au IVe siècle, après celle de la société. Or, quoi qu'on en ait, il est impossible de restituer une histoire linéaire et complète de l'Église primitive, de Jésus à saint Augustin, non plus qu'une histoire complète de la christianisation de l'Empire. La nature des sources - le plus souvent indirectes, apologétiques ou postérieures aux événements - ne permet que des approches ponctuelles, diversifiées, particulièrementriches pour certaines régions comme la Palestine, Rome et, plus encore, l'Asie Mineure. C'est donc une histoire partielle, en kaléidoscope, à travers une Bible plurielle et des groupes éclatés, très personnalisés, que retracent une soixantaine d'historiens, archéologues et biblistes, tous spécialistes de ces cinq siècles décisifs. Les chapitres de cet ouvrage, remis à jour et complétés pour ce volume, ont initialement paru dans la revue Le monde de la Bible. Il est le troisième et dernier volume du triptyque commencé, dans cette même collection, avec Le monde de la Bible (n° 88) et Aux origines du christianisme (n° 98).
«Chacun de nous vit avec un ange, c'est ce qu'il dit, et les anges ne voyagent pas, si tu pars, tu le perds, tu dois en rencontrer un autre. Celui qu'il trouve à Naples est un ange lent, il ne vole pas, il va à pied: "Tu ne peux pas t'en aller à Jérusalem", lui dit-il aussitôt. Et que dois-je attendre, demande Rafaniello. "Cher Rav Daniel, lui répond l'ange qui connaît son vrai nom, tu iras à Jérusalem avec tes ailes. Moi je vais à pied même si je suis un ange et toi tu iras jusqu'au mur occidental de la ville sainte avec une paire d'ailes fortes, comme celles du vautour." Et qui me les donnera, insiste Rafaniello. "Tu les as déjà, lui dit celui-ci, elles sont dans l'étui de ta bosse." Rafaniello est triste de ne pas partir, heureux de sa bosse jusqu'ici un sac d'os et de pommes de terre sur le dos, impossible à décharger : ce sont des ailes, ce sont des ailes, me raconte-t-il en baissant de plus en plus la voix et les taches de rousseur remuent autour de ses yeux verts fixés en haut sur la grande fenêtre.»