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Fêtes sanglantes & mauvais goût
Bangs Lester ; Mourlon Jean-Paul ; Morthland John
TRISTRAM
24,35 €
Épuisé
EAN :9782907681490
Depuis la publication de Psychotic Reactions & autres carburateurs flingués, chez Tristam en 1996, chacun sait que Lester Bangs (1948-1982) est l'auteur le plus inspiré que l'on puisse lire sur le rock et la "contre-culture" en général, en même temps qu'un pur écrivain - de la classe de Burroughs, Kerouac ou Bukowski qu'il vénérait. "En ces années farouches, son écriture est à son zénith: summum de délire rebondissant du coq-à-l'âne, ponctuant brutalement des phrases interminables de grandes claques." (Philippe Man?uvre) Longtemps attendu, Fêtes sanglantes & mauvais goût comble enfin les absences les plus criantes du premier livre - avec notamment les morceaux de bravoure, jusqu'alors inédits en volume, sur les Beatles, les Rolling Stones, Miles Davis, Jim Morrison ou Sid Vicious, dont Bang offre une vision pour le moins objective et décapante, ainsi que l'extraordinaire récit de son voyage à la Jamaïque et de sa rencontre avec Bob Marley. Mais le lecteur y trouvera aussi des textes sur des artistes moins consacrés, voire obscurs, que Bangs plaçait plus haut que tout, tels Captain Beefheart, Brian Eno, Patti Smith pour son album Horses, ou encore les Shaggs et les improbables Comedian Harmonists. Surtout, il découvrira de nouvelles pépites autobiographiques et des chapitres où Lester Bangs réduit à leur plus simple expression les prétextes journalistiques de ses écrits, en se rapprochant de plus en plus de l'écriture de pure fiction, qui culmine ici avec l'extrait de son roman inachevé Tous mes amis sont des ermites. On peut considérer qu'avec ce second volume l'essentiel de l'?uvre de Lester Bangs est maintenant disponible en français. Ainsi pourra-t-on avoir une vue exacte du parcours littéraire et intellectuel d'un homme, qui, au-delà de ses intuitions visionnaires, à propos d'une culture qui était sur le point de devenir dominante, s'en fit aussi, dans certaines de ses meilleures pages, le moraliste.
Résumé : - " Un concurrent sérieux au titre de roman SF de l'année ! " lecultedapophis. com Danaë est unique. Danaë est multiple. Elle a trouvé le moyen de compiler en elle d'autres existences que la sienne, douze mille ans d'expériences humaines diverses. Comment ? C'est son inestimable secret. Piégée dans la cité sous-marine de Bloom City, à la veille d'une énième guerre mondiale, elle cherche un moyen d'échapper à ses propriétaires : le clan Méduse, une bande d'excités de la machette, tatoués et scarifiés. Elle n'a que trois jours devant elle pour rejoindre Redhill, sur la terre ferme. Trois jours pour se rendre à un rendez-vous dans le néo-désert dont dépend rien de moins le futur de l'humanité. Alexeï, un mercenaire, pourrait l'aider, mais elle ignore s'il est digne de confiance. Aux marches du désespoir, fatiguée, menacée de toutes parts, Danaë ira jusqu'au bout de ses convictions, car son secret ne doit pas tomber dans de mauvaises mains. Jamais. Elly Bangs a été élevée dans une secte New Age et a un jour voyagé seule, à vélo, de l'Etat de Washington au canal de Panama. Elle vit à Seattle, où elle passe ses journées à réparer des machines et ses nuits à écrire de la science-fiction, de la fantasy ou des textes bizarres qui résistent à toute tentative de classification. Unity, salué par une presse élogieuse, est son premier roman.
Si les histoires de revenants sont légion, rarement leurs personnages auront été hantés par des esprits plus loufoques que les malheureux héros de John Kendrick Bangs. On fera ici la connaissance d'une jeune fille transformée en fantôme entièrement liquide et condamnée à inonder ses lointains descendants dans le manoir familial ; d'une cuisinière vexée qui s'acharne sur un pauvre milliardaire américain en quête de vernis aristocratique ; d'une présence invisible à l'effet capillaire tout à fait remarquable, y compris sur les chiens ; ou encore d'un club de spectres très privé dont les membres sont des célébrités à l'esprit farceur. Maître du pastiche, John Kendrick Bangs revisite un genre séculaire avec humour, drôlerie et invention.
L'intouchable micelle du plus grand des scribouillards rock. Le Michelin de la musique de jeunes qui ne distribue pas ses étoiles mais les plante là où ça fait mal... Compilant une cinquantaine d'attentats critiques perpétrés à l'Underwood rouillée par feu Lester Bangs entre 1970 et 1982 dans diverses publications américaines, Psychotic reactions & autres carburateurs flingués est en fait le vrai faux roman de la critique musicale d'après-guerre. Mi pamphlet, mi cri d'amour, la table des matières en dit long. Au hasard: "Jethro Tull au Vietnam", "Ma nuit d'extase avec le J Geils Band", "James Taylor doit mourir", "Un programme de libération de masse sous forme de critique d'un disque des Stooges, ou : qui est l'imbécile ?", et un peu plus loin encore "Louons maintenant les célèbres nains mortifères, ou : comment je me suis castagné avec Lou sans m'endormir une seule fois". Et si les acteurs de Réactions psychotiques ont pour noms Iggy Pop, Van Morrison, Coltrane, Black Sabbath, Lennon, les Clash, le Velvet Underground ou bien encore Elvis, Bangs demeure la vraie star de ce torrent de délire. Difficile en effet d'en placer une qui fasse une étincelle après tant de lucidité nombriliste héritée d'Hunter S. Thompson voire de Tom Wolfe. Un pavé de mauvaises intentions déclamées avec une verve et un degré d'analyse assez rare. Et le style ! Ah oui, le style ! Surtout que le traducteur du monument en question brille plutôt niveau inspiration ; la moindre des choses pour ce Bangs (1948-1982) qui écrivit :qui était le meilleur écrivain d'Amérique ? Bukowski ? Burroughs ? Hunter Thompson ? Laissez tomber. J'étais le meilleur. Je n'écrivais pratiquement que des chroniques de rock, et encore, pas tant que ça... --Marc Zisman
Résumé : Pendant les dernières années de sa vie, Mark Twain (Samuel L Clemens) - écrivain le plus célèbre de son temps - s'est consacré à l'écriture d'une immense autobiographie. L'autobiographie l'intéressait, disait-il, à condition de pouvoir tout dire". Mais un livre qui "dirait tout" étant impubliable du vivant de l'auteur et de ses proches, Twain avait spécifié que son Autobiographie ne pourrait paraître que "cent ans après sa mort". Ce moment est arrivé. Les responsables du Mark Twain Project, au sein de l'Université de Califomie, rendent aujourd'hui publique cette somme étourdissante. En grande partie dictée, pour préserver le caractère spontané du récit et de l'expression, sans plan arrêté ni déroulé chronologique traditionnel, cette Autobiographie stupéfie par sa constante liberté de forme et de ton. Riche de centaines de pages, elle comptera trois volumes. Dans L'Amérique d'un écrivain, comme dans Une histoire américaine, Twain est à son meilleur, généreux, déchaîné et plus drôle que jamais - en particulier à travers les très nombreux portraits de ses contemporains. Il embrasse histoire personnelle, passion de l'écrit et Histoire de l'Amérique, dans ce qui peut apparaître comme étant ce fameux "Grand Roman Américain", qui est depuis toujours le mythe ultime de la littérature des Etats-Unis.
Emmanuel Carrère a déclaré à propos de ce roman : "La Tannerie, c'est le portrait d'une génération". La Tannerie a figuré à l'automne 2020 dans les sélections des Prix Médicis, Décembre et du Roman des étudiants France Culture - Télérama. Jeanne, ses études terminées, a quitté sa Bretagne natale pour vivre à Paris. Elle a trouvé un emploi temporaire d'" accueillante " à la Tannerie, une nouvelle institution culturelle, installée dans une usine désaffectée de Pantin. D'abord déboussolée par le gigantisme et l'activité trépidante du lieu, timide et ignorante des codes de la jeunesse parisienne, elle prend peu à peu de l'assurance et se lie à quelques-uns de ses collègues, comme la délurée Marianne ou le charismatique Julien, responsable du service accueil. Elle les accompagne dans leurs déambulations nocturnes, participe à des fêtes. Leur groupe se mêle au mouvement Nuit debout. Ils se retrouvent dans des manifestations, parfois violentes - mais sans véritablement s'impliquer, en spectateurs. Bientôt, deux ans ont passé. Dans l'effervescence de la Tannerie, en pleine expansion, chacun tente de se placer pour obtenir enfin un vrai contrat ou décrocher une promotion. Jeanne va devoir saisir sa chance... La Tannerie - tel un microcosme de notre société - forme un monde à part entière, avec ses techniciens, ses employés de bureau, ses artistes. Mais derrière la bienveillance affichée et le progressisme des intentions, la précarité et la violence dominent. Avec ce roman, qui frappe autant par la finesse de ses descriptions que par sa force critique, Celia Levi fait le portrait d'une époque et d'une génération en proie aux ambitions factices et à l'imposture des discours.
De William Burroughs à Jean-Jacques Schuhl, de Joy Division à David Cronenberg, nombreux sont les lecteurs pour qui La Foire aux atrocités a été une révélation. Commencé à la fin des années 1960, complété et achevé dans les années 90, ce roman-laboratoire traverse tous les livres de l'auteur de Crash, Empire du Soleil, La Bonté des femmes et Super-Cannes - et les contient tous. Les stéréotypes nourrissant notre quotidien - la violence, la technologie, la culture de la célébrité qui envahissent désormais sans discrimination les musées, les médias et la rue -sont mis à nu dans ce texte prophétique avec une intensité poétique qui sidérera le lecteur contemporain. Chaque paragraphe de chaque chapitre " expose " une facette de la catastrophe invisible qui disloque notre monde. Les notes, échos ou commentaires par lesquels J.G. Ballard a actualisé son propos initial, font de La Foire aux atrocités un livre aujourd'hui sans équivalent. Au moment où la réalité semble avoir rejoint la fiction imaginée naguère par Ballard, où son influence se fait sentir dans tous les domaines de la création, la réédition de l'état final de ce work in progress à lectures multiples devrait en toute logique placer ce "classique moderne" à la place que lui reconnaît la critique anglo-saxonne : celle du plus grand auteur anglais de la fin du 20c' siècle.
L'âge d'or de Hollywood possède aussi sa légende noire, sur laquelle personne n'a écrit avec autant de brio que Kenneth Anger. Addictions, viols, meurtres, manipulations en tous genres, procès... aucune des grandes stars du cinéma n'a échappé au scandale: Chaplin et ses nymphes, Lana Turner et son amant poignardé, Marlene bisexuelle, Erich von Stroheim et ses orgies démentielles... Kenneth Anger raconte chacune de ces histoires, avec un mélange d'amour, d'humour et de cruauté, qui annonce - en même temps qu'il dénonce - la presse de caniveau et les phénomènes contemporains du "people" et du "trash".Petit-fils d'une costumière de Hollywood, lui-même enfant-acteur, Kenneth Anger est l'auteur de films dont l'originalité radicale a influencé des cinéastes comme Lynch, Scorsese ou Fassbinder. Aux marges du cinéma, ou pendant les sixties aux côtés des Rolling Stones, il a contribué à définir l'esthétique la plus sulfureuse de la deuxième moitié du 20e siècle.C'est à Paris que Kenneth Anger avait conçu et fait paraître - en 1959 chez Pauvert - une version embryonnaire de Hollywood Babylone, son unique livre, publié intégralement aujourd'hui pour la première fois en français.