Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
L'oiseau qui avait enterré sa mère dans sa tête. Carnets d'un paysan Soussou
Bangoura N'Fassory ; Meunier Anne-Marie
GINKGO
15,00 €
Épuisé
EAN :9782846790987
Chaque soir, l'ethnologue se retire dans sa hutte. A la lueurd'une lampe à pétrole, il écrit sur un petit carnet. N'FassoryBangoura l'observe. Il s'interroge. Pourquoi ne pas écrire moiaussi sur mon quotidien, la vie de mon hameau, sur "monBlanc"?... N'Fassory Bangoura regagne sa hutte. Le cahier etson stylo à bille sont là, sur le lit, sous la moustiquaire. Ill'ouvre soigneusement. C'est la première page. Il s'installe. Ilécrit... N'Fassory Bangoura est un paysan. Il est l'informateurde l'ethnologue Philippe Geslin venu étudier la vie dessauniers soussous, vivant dans les mangroves, au sud deConakry. Son récit est un document exceptionnel retraçantdeux ans de la vie d'un hameau de Guinée, vue par l'un de seshabitants. N'Fassory nous livre une subtile succession dephrases courtes, véritables poèmes composés de strophesrythmées et chantées. Il décrit son quotidien, celui de safamille, de son village et surtout de "ses Blancs". Certainsjours offrent de petits contes philosophiques, d'autres nousfont approcher un monde de famine et d'angoisse. Lesbonheurs journaliers ne sont pas en reste: événements ténus,mots prononcés, gestes dispensés, reconnaissance des sages,amitié gagnée, douceur d'une sauce composée d'huile depalme et de feuilles de manioc. C'est pour le lecteur un voyagesingulier qui permet de voir "une Afrique particulière"éloignée des discours convenus.
Ce livre, issu d'une thèse de doctorat en science politique soutenue avec brio par l'auteur en 2005 à la Sorbonne, a pour objet d'établir le lien entre la violence politique et les conflits au Tchad depuis l'indépendance. Toutefois, il prend soin de remonter auparavant aux sources précoloniales et coloniales de ces conflits afin d'en connaître la véritable nature. La violence politique en tant que violence d'Etat est à l'origine des conflits, du Président Tombalbaye au Président Déby, du fait de la dictature et de l'autoritarisme qui caractérisent les régimes successifs. En réaction, la violence d'Etat génère une violence contre l'Etat, tantôt par le bas (désobéissance civile, protestations, révoltes, rébellions), tantôt par le haut (dissidences, désertions, mutineries, tentatives de coups et coups d'Etat). La violence politique atteint son paroxysme en 1979-80 avec la guerre civile. Cette guerre entraîne une régionalisation et une internationalisation du conflit avec l'intervention militaire de la Libye et de la France. La Cour internationale de Justice parvient à régler le différend tchado-libyen en 1994 mais le conflit politique interne reste entier sous le régime d'Idriss Déby. La démocratisation de façade des années 1993-96 vole en éclats et cède la place à un régime de plus en plus autoritaire et contesté comme en témoignent la tentative de coup d'Etat de mai 2004 et les désertions civiles et militaires en 2005. De même, l'impunité des crimes commis sous le règne sanglant d'Hissène Habré continue d'alimenter les interrogations au sujet d'un éventuel procès de l'ancien dictateur réfugié depuis quinze ans au Sénégal. Dans ces conditions, faute de justice, de sécurité et du fait de la violence politique, la paix civile a bien du mal à s'installer au Tchad.
L'acte constitutif de l'Union Africaine est entré en vigueur le 26 mai 2001, il remplace la Charte de l'Organisation de l'Unité Africaine (OUA). Comment l'Union Africaine va-t-elle promouvoir la paix civile à l'intérieur de ses Etats membres et d'autre part, sera-t-elle en mesure de donner l'exemple en devenant une institution démocratique ? Comment organisera-t-elle la sécurité régionale en particulier en faveur de la prévention, de la gestion et de la résolution des conflits ? Enfin, comment concevra-t-elle sa défense commune ?
L'ouvrage de MM. François Pillet et Eugène Bangoura présente sous un angle résolument pratique les règles procédurales spécifiques au contentieux fiscal. Leur étude s'effectue dans l'ordre chronologique des phases du déroulement des procédures opposant l'Administration fiscale et les contribuables lors de la fixation des bases imposables, du recouvrement des différents prélèvements ou de litiges particuliers. Sont ainsi examinées successivement les règles afférentes aux recours administratifs, recours juridictionnels, recours gracieux. Les références aux textes législatifs et réglementaires, aux décisions jurisprudentielles et à la doctrine administrative, sont complétées par des annexes composées d'extraits de décisions, de formulaires et de tableaux rappelant les délais essentiels.
Le bilan de plus de cinquante ans d'indépendance (1958-2010), en matière de relations entre l'armée et le pouvoir d'une part et entre l'armée, les forces de sécurité et les citoyens guinéens d'autre part, est très préoccupant. La gouvernance du secteur de la sécurité (GSS) est le reflet des régimes dictatoriaux et autoritaires, civils et militaires qui se sont succédé. Lorsqu'en 2006, 2007 et 2009, les Guinéens ont revendiqué le changement social et politique ainsi que des élections libres et transparentes, ils ont été victimes de répressions sanglantes et de massacres. L'armée elle-même a connu, au fil du temps, plusieurs purges et des tentatives d'assassinat de ses chefs. La réforme du secteur de la sécurité (RSS) est donc indispensable pour redéfinir les missions et fonctions des forces de défense et de sécurité, éduquer et professionnaliser les forces, restaurer la justice, recréer des relations de confiance civilomilitaires, penser à la réconciliation nationale. Un consensus est acquis sur ce principe. Toutefois, la RSS ne donnera les résultats escomptés que si elle s'inscrit dans le cadre d'une alternance, de l'instauration d'un Etat de droit démocratique et d'institutions républicaines, tout en obtenant le soutien des organisations régionales et internationales.
Roman à trois voix, "Exils africains" évoque de manière saisissante l'univers colonial tel que le vivent les trois protagonistes. Sandro Romano-Livi, le juif italien, qui quitta son île méditerranéenne, à destination du Congo belge et qui nous entraîne dans la région du Katanga et des Grands Lacs à la découverte de cette Afrique coloniale et de ses populations. Florence Simpson, sa fiancée anglicane, ayant grandi en Rhodésie du Sud (le Zimbabwe d'aujourd'hui). Elle nous parle de son enfance et de son mariage avec Sandro, de la naissance de leurs deux filles, Astrid et Dalia. Mais aussi de leur nouvelle vie en Italie après les sanglants événements survenus au Congo, après l'Indépendance. Elle et son mari auront ainsi vécu un double exil. Enfin, la parole est donnée à David-Kanza (Daviko), l'enfant métis que le meilleur ami de Sandro a eu avec une Congolaise, et que Sandro adoptera. Chacune de ces voix, avec délicatesse mais réalisme nous livre sa vision de l'Afrique coloniale et nous questionne sur les blessures de l'exil.
C'est dans le grenier de la maison familiale, au fond d'un coffre fermé depuis longtemps que Miguel Haler et les siens ont découvert, il y a quelques années, cinq carnets manuscrits. Ils avaient été rédigés par le grand-père paternel, sur le front et précieusement gardés, puis oubliés... Retrouvant ainsi son aïeul, disparu depuis longtemps, Miguel Haler a décidé de le faire revivre par l'écriture. Ces phrases et ces mots, simples et forts, écrits par le simple ajusteur devenu soldat et malgré lui chroniqueur de l'indicible, ont été ici repris par l'écrivain, son descendant. Miguel ne réécrit pas mais accompagne ce qui est déjà écrit, précisant les lieux et les situations, se glissant ainsi dans la peau de celui qui combat et souffre. Moi, Joseph l'Alsacien est ainsi devenu la chronique journalière, remaniée et enrichie, humaine et humaniste, de celui qui, au soir de sa vie, était appelé affectueusement "Pépé piquant"...
La mondialisation urbanise le monde. La ville, qui devient l'écosystème majeur de l'humanité, est le grand chantier du XXIe siècle. L'histoire a légué à chaque peuple un patrimoine de villes qui forment l'armature des nations, mais la mue en cours dans l'habitat humain provoque aujourd'hui une refondation générale du fait urbain. Evolution quantitative sans précédent, et transformations qualitatives impérieuses, se combinent pour faire de la ville l'enjeu capital de l'humanité mondialisée. Au lendemain de Rio + 20, la France et le Brésil sont bien placés pour explorer ensemble cette problématique, chacun apportant une vision et une capacité originales. La ville intelligente qu'il s'agit d'imaginer et de construire devra, pour être durable, à la fois procéder des choix venus de sa population et découler d'une ingénierie sophistiquée mobilisant des centaines de métiers, tout en s'ajustant de manière évolutive aux transformations constantes de son environnement. Les réflexions réunies dans le présent livret explorent comment l'accès à l'autre, concrétisé par la coopération entre deux pays aussi dissemblables que la France et le Brésil, est la matrice même de conception de ce qui est en jeu, à savoir une urbanité de la relation créative durable.
Charles Wiener (1851-1913) occupe une place particulière parmi les explorateurs du XIXe siècle. Né en Autriche, et installé avec sa famille à Paris, Charles Wiener s'intéresse très tôt aux civilisations précolombiennes. C'est donc à l'âge de 24 ans qu'il entreprend son premier voyage dans les Andes, prélude à une longue carrière d'explorateur et de diplomate au service de la France. Entre 1875 et 1877, il arpente ainsi le Pérou et la Bolivie à la recherche des civilisations précolombiennes, que l'on ne connaissait à l'époque que fort peu. Voyage au Pérou et en Bolivie, publié en 1880, nous livre de passionnantes informations sur les régions traversées et les populations rencontrées. Ce récit, associe de manière originale la description savante et l'aventure au sens propre du terme (courses-poursuites à cheval, attaques de bandits de grands chemins, duels aux revolvers). On y apprend aussi comment, 35 ans avant sa découverte officielle, Wiener tenta de localiser et d'explorer une cité mystérieuse dont il avait entendu parler : Machu Picchu. Aujourd'hui réédité avec la plupart des superbes illustrations d'origine, Voyage au Pérou et en Bolivie, est un précieux témoignage sur le monde latino-américain à l'aube de l'ère industrielle. Il est accompagné d'une introduction de Pascal Riviale, spécialiste de l'histoire de l'américanisme.