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Le Cinéma : l'art d'une civilisation (1920-1960)
Banda Daniel ; Moure José
FLAMMARION
14,20 €
Épuisé
EAN :9782081239265
Des années folles à la Nouvelle Vague, de l'âge d'or du muet à l'avènement de la télévision, le cinéma devient un véritable phénomène de civilisation. Art populaire et universel qui bouleverse les modes de perception, symbole de la modernité et symptôme d'une accélération sociale sans précédent, vecteur de nouvelles visions du monde, créateur de mythologies collectives, caisse de résonance de l'Histoire, il attire dans les salles obscures, des années 1920 aux années 1960, jusqu'à vingt milliards de spectateurs par an. Il est " usine de rêves ", " symphonie visuelle ", " ballet mécanique " ou " culte de la distraction ", ne cessant, avant que n'apparaisse un discours critique spécialisé, de susciter rejet passionné ou fascination. C'est ce dont témoignent les quelque cent vingt textes rassemblés ici ; un recueil international où dialoguent poètes et philosophes, cinéastes, essayistes et sociologues - de Griffith ou Eisenstein à Rossellini, de Ford à Truffaut, d'Aragon à Miller, de Pirandello à Dos Passos, d'Artaud à McLuhan, de Sartre à Benjamin ou Malraux...
Le premier dessin, le premier pas de danse, le premier chant: tout cela est depuis toujours tombé dans l'oubli. Mais le cinéma, qui naît à la toute fin du XIXe siècle, a, lui, des témoins sûrs: des écrivains (Gorki, Gourmont, Apollinaire, Tolstoï, Maïakovski, Colette, Kafka, Cendrars, Pirandello, Soupault, Aragon, Cocteau, Biély...), des cinéastes en devenir (Méliès, Griffith, Chaplin, Dreyer, Delluc, L'Herbier, Gance...), des penseurs (Freud, Bergson, Lukàcs, Élie Faure), qui tous élaborent les premiers questionnements et analyses sur l'art naissant qui va révolutionner le XXe siècle. Cette anthologie - une constellation internationale de textes souvent inédits, ignorés ou jamais traduits - invite ceux qui aiment et étudient le cinéma à découvrir le roman des origines d'un art qui, en 1919, sera baptisé le septième. Biographie: Daniel Banda, professeur de philosophie, enseigne l'esthétique à l'université de Paris I Panthéon-Sorbonne. José Moure, ancien élève de l'École normale supérieure, est maître de conférences en esthétique du cinéma à l'université de Paris I Panthéon-Sorbonne.
Le présent volume vise à questionner la place qu'entretiennent les textures dans le champ de l'expérience esthétique. Dans une image, un texte, un mouvement quelque chose se trame, achoppe, râpe, se défait et se déforme ; une couleur, une tache, une ligne, un tracé, une rupture syntaxique, un bégaiement, un bruit, un gros plan ouvrent à de multiples bifurcations sensorielles. Ainsi quelles techniques d'inscription, de composition - de tissage - sont à l'oeuvre en peinture, au cinéma, en musique, au théâtre, en vidéo, en performance et dans les lettres ? Comment les définir, les saisir, les approcher dans leur singularité ? Les articles ici rassemblés cherchent à décrire et rendre sensible la manière dont les textures forment-déforment-reconfigurent-réactualisent non seulement les objets dans lesquelles elles s'engagent, mais aussi nos manières d'être. Si la problématique des textures jouit d'une certaine actualité dans les domaines de la création et de la recherche, reste pour nous la nécessité de cartographier cette notion, et d'en proposer une constellation dans le ciel du présent.
Charlot a cent ans. Le 7 février 1914, à la sortie de Charlot est content de lui, le "petit homme" apparaît pour la première fois sur les écrans. Dans les studios de la Keystone, Mack Sennett avait réclamé au jeune embauché "un maquillage comique. N'importe quoi". "Je me suis dit, écrit Chaplin dans son autobiographie, que J'allais mettre un pantalon trop large, de grandes chaussures et agrémenter le tout d'une canne et d'un melon. Je m'ajoutai une petite moustache qui me donnerait quelques années de plus sans dissimuler mon expression". Ainsi est né ce "pantin de la rue", cette "sauterelle cinématographique", ce "dieu de la foule", dont le succès immédiat et mondial fait un "nouvel être mythologique". Capable d'unir tragédie et comédie, de faire communier en un même rire le petit peuple, les artistes et les puissants, le célèbre vagabond a suscité au fil des ans un flot de témoignages, commentaires et écrits de toutes sortes. Charlot vu et célébré par les poètes, écrivains et artistes, critiques d'art et de cinéma, intellectuels et politiques de tous les pays (l'Aragon à Desnos, de Delluc à Kracauer, de Churchill à Hannah Arendt, de Brecht à Sartre...): tel est l'objet de cette anthologie sans équivalent en France.
Résumé : Le 4 août 1944, au centre d'Amsterdam, la Sicherheitspolizei fait une descente dans les locaux commerciaux d'Opekta, une firme des bords du canal Prinsengracht, sise au numéro 263. La police de sûreté allemande y trouve huit personnes juives qui vivaient cachées, pour certaines depuis juillet 1942, dans l'achterhuis ou " annexe ", autrement dit l'essentiel de la partie du bâtiment côté cour. L'une d'entre elles était une jeune fille de quinze ans, Anne Frank. A compter de son treizième anniversaire, elle avait méticuleusement consigné les événements de sa vie dans un journal intime, document qui allait devenir l'un des livres les plus célèbres au monde. Grâce à cet écrit, traduit aujourd'hui en plus de soixante-dix langues, l'histoire de ces huit individus est devenue l'une des plus connues de la Seconde Guerre mondiale. C'est sur le destin de ces huit personnes que revient ce livre : Otto, Edith, Margot et Anne Frank, Hermann, Auguste et Peter van Pels, et enfin Fritz Pfeffer. Tous des Juifs ayant fui l'Allemagne nazie dans les années trente pour commencer une nouvelle vie aux Pays-Bas. Huit personnes qui se sont cachées dans le même lieu, à partir de l'été et l'automne 1942, dans l'espoir de survivre à la persécution. Le présent ouvrage reprend le fil du journal d'Anne là où celui-ci s'arrête. Il explore de manière aussi précise que possible ce qui est arrivé aux protagonistes après leur arrestation et leur déportation dans différents camps de concentration et d'extermination, là où sept d'entre eux ont péri. Seul rescapé, Otto Frank, le père d'Anne.
L'ABCdaire de Matisse nous transporte dans l'univers d'un des peintres majeurs du XXe siècle. Il nous plonge dans l?oeuvre d'un artiste, pour qui la peinture est avant tout un plaisir visuel et mental. A travers trois grandes thématiques, on découvre sa famille (Émile, Amélie, Anna Matisse) et ses amis (Pierre Bonnard, Picasso, Moreau) on explore le contexte socio-culturel qui permit son épanouissement (fauvisme, impressionnisme, les salons, ses voyages); enfin, on ouvre les portes du langage plastique et des grandes thématiques qui parcourent son oeuvre Enfin, on nous apprend à regarder la beauté des couleurs de ses oeuvres, la pureté du trait et l'élégance de la ligne à travers les techniques et les thèmes récurrents du peintre (la musique, l'atelier rouge, la danse). Inventeur d?un langage pictural, Matisse se sert des couleurs pour traduire, non la matière des choses, mais l'émotion qu'elles suscitent C'est pourquoi ses oeuvres nous parlent et restent toujours aussi vivantes.