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Paris dans la littérature française après 1945
Bancquart Marie-Claire
DIFFERENCE
25,36 €
Épuisé
EAN :9782729115982
Voici le dernier livre d'une série entreprise sur Paris chez les écrivains français depuis 188(1. II s'agit ici du Paris d'après 1945, vu par des écrivains qui en font le personnage principal, parfois de leur ?uvre entière, parfois d'une de leurs ?uvres majeures. Ils peuvent être connus, comme Aragon, Butor, Simon, Jacques Réda, ou moins connus, comme René Fallet ou André Hardellet. Le Paris de l'époque est travaillé par ses lièvres propres et par celles d'un monde troublé, dans lequel son rôle est désormais sujet à interrogation. Sa figure architecturale et sa population se modifient profondément ; d'où une tendance au désarroi chez des écrivains qui projettent en lui leurs propres anxiétés : Perec et Modiano marqués par la guerre, Aragon, J.-F Vilar, Olivier Rolin par des déceptions politiques, beaucoup de poètes par un mal-être existentiel. Mais il en est très peu (tel Jacques Rouhaud) pour ne pas aimer la ville. Ils sont attachés à cette capitale parcourue et reparcourue, qui inscrit historiquement et sensuellement leur inquiétude et leur recherche du bonheur. Que de lieux pourtant fameux se révèlent insolites, que de petits secrets de la ville prennent de l'importance !... Paris n'a perdu pour ces écrivains ni son charme, ni sa force, fût-elle teintée de nostalgie comme chez Sabatier, ou d'un lyrisme noir comme chez Venaille.
Résumé : Gourmande, la fin du XIXe siècle français l'a été sans complexe d'hygiène ou d'esthétique. Les ouvrages de l'époque destinés aux maîtresses de maison de toutes conditions montrent qu'on mange alors beaucoup, et autrement que nous, pourvu toutefois qu'on ait quelque argent. Les différences entre les classes sont très marquées. Les manières de table ont aussi une grande importance. Une " morale alimentaire " s'épanouit donc : elle est personnelle, sociale, politique et religieuse. Les écrivains étaient bien entendu concernés par tout ce qui touche à cette " gourmandise " régnante : à travers la nourriture, ils pouvaient marquer fortement leurs interrogations sur les rapports avec le corps, la femme, la société, la religion. Par ce moyen privilégié, Vallès dit son Opposition à toute discipline. Jules Renard vomit les mets comme une mort. Laforgue exprime son obsession régressive, Apollinaire sa joie de vivre, mais aussi sa hantise de l'imposture. Daudet montre son ambiguïté devant son Midi natal, Dujardin l'aboulie contemporaine. C'est Maupassant et Huysmans qui offrent la plus riche palette de thèmes et de genres : le premier dit l'aliment comme délice gourmand et érotique, mais retourne sa célébration en critique sociale, en fantastique, sadisme, promesse de mort ; le second va du réalisme aux raffinements, au satanisme, puis à l'exaltation de l'hostie.
Résumé : Ce livre propose des extraits de romans ou de " proses " qui ont eu du succès et de l'influence durant la période qui va des années 1880 au début du XXe siècle. De Remy de Gourmont au Sâr Péladan, de Jean Lorrain à Marcel Schwob, les écrivains réunis ici partagent tous le besoin d'un " ailleurs ". Le mysticisme du temps en est la manifestation la plus évidente. Mais les " ailleurs " ne sont pas nécessairement à chercher dans l'interprétation ésotérique du monde : ne sont-ils pas aussi bien en nous, dans les innombrables possibilités de notre organisme nerveux et de notre imagination ? Sur des chemins parfois déviants, où la névrose et l'art coexistent souvent, se crée une étonnante littérature du fantastique intérieur. Cette littérature fin-de-siècle joue un rôle de précurseur, lance des recherches et des interrogations, innove dans les techniques romanesques, de la mise en abyme au monologue intérieur. Elle n'est nullement la littérature expirante et passée de mode que l'on imagine parfois, mais au contraire une littérature de sursaut : elle inaugure le siècle nouveau.
Vingt et une nouvelles où, à chaque fois, se joue, le temps d'un éclair, le sens de la vie. Anecdote, hasard, rencontre, pour qui sait les déchiffrer, projettent un faisceau de lumière sur les mobiles souterrains qui déterminent l'existence. Après L'Embranchement des heures, en 1991, Le Double du calendrier, en 1993, L'Angle de vue, en 1997, Philippe Jones persévère, en orfèvre, dans l'art du bref.
Entre 2000 et 2020, entre l'Amérique du Sud et l'Europe, chaque personnage, Lunus, Juan Serafini, Henk, Sofia, Angel, Hernàn et Lucas, en proie à ses démons, emprunte sa voie personnelle. Les uns disparaissent, les autres les recherchent, la crise argentine de 2001 éclate... Chaque protagoniste interagit, de près ou de loin, avec les autres. Au lecteur de rassembler les pièces manquantes de ce puzzle, agencées comme des fractales, ces objets mathématiques qui illustrent si bien "l'effet papillon" ou comment l'inattendu peut se glisser au milieu des phénomènes les mieux ordonnés.
Un enfant de marbre ? Les mots vont insuffler couleur, chaleur et vie à ce marbre glacé, en faire le matériau d'une architecture baroque, se déployant dans des espaces et des temporalités étagés, intriqués, où s'entremêlent lieux de plaisir et de douleur, certains déjà évoqués dans les précédents livres de l'auteur, mais saisis cette fois-ci dans une nouvelle perspective : la narration du vécu le plus intime prend la forme d'une enquête, ou plutôt d'une quête qui débouche sur le fantastique - un fantastique qui a néanmoins l'aspect de l'évidence.Mohamed Leftah est né en 1946 à Settat, au Maroc. Informaticien, il exerce le métier de journaliste littéraire durant six ans au Maroc, puis pendant quatre ans au Caire, ville où il réside toujours. La Différence a publié de lui : Demoiselles de Numidie, dans la collection Minos, Au bonheur des limbes, Une fleur dans la nuit, Ambre ou les Métamorphoses de l'amour et Un martyr de notre temps.