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Balzac journaliste. Articles et chroniques
Balzac Honoré de ; Thérenty Marie-Eve
FLAMMARION
9,81 €
Épuisé
EAN :9782080712776
Si la presse n'existait pas, écrit 13alzac, il faudrait ne pas l'inventer". Journaliste, pourtant, il le fut. Et de manière compulsive. De ses débuts jusqu'à sa mort, il écrivit quantité d'articles, collabora à de nombreux "petits journaux" - ces feuilles littéraires et satiriques très répandues sous la Restauration -, fonda ses propres revues, dont la Revue parisienne, qu'il rédigea presque intégralement, de juin à août 1840... La présente anthologie, inédite, rend justice à cette production foisonnante. Dans ces pages, Balzac est tour à tour critique littéraire et chroniqueur: il recense les dernières parutions, exerce son droit de réponse, pourfend les tics de langage. Il croque le bourgeois avec le talent d'un caricaturiste chevronné et s'engage avec passion dans l'affaire Peytel, dont il aurait voulu faire son affaire Calas. Et si le fait divers l'attire tant, c'est qu'il le transforme en roman. Car par-dessus tout, Balzac journaliste reste romancier. Dès 1830, il publie des oeuvres narratives en plusieurs livraisons, inventant, avant l'heure, le roman-feuilleton. Il profite de l'écriture périodique pour esquisser des personnages, des psychologies, des décors, qui sont ceux de La Comédie humaine. Témoin l'article élogieux qu'il consacre à La Chartreuse de Parme, et qui n'est rien de moins que Stendhal récrit par Balzac...
Résumé : "Toutes les autres choses que vous entendrez dire sur l'Empereur sont des bêtises." Ainsi finissent les célèbres pages du Médecin de campagne que Balzac consacra, en 1833, par la bouche d'un ancien grognard, Goguelat, à l'épopée du grand homme et qui rappellent avec force qu'il fut, aux côtés de Stendhal et de Chateaubriand, l'un des artisans du mythe napoléonien. Le lecteur pourra ensuite se délecter des Maximes et pensées de Napoléon, dont Balzac, qui les avaient écrites pour les vendre à un bonnetier, Jean-Louis Gaudy, sous le nom duquel elles ont été publiées en 1838, voulait qu'elles fussent "à Napoléon ce que l'Evangile est au Christ".
Un général d'Empire essaie d'arracher une femme qu'il a aimée au point de vouloir la marquer au fer rouge, au couvent espagnol où elle s'est cloîtrée. Un jeune roué poursuit à travers Paris une inconnue "aux yeux jaunes comme ceux des tigres", séquestrée par une femme en laquelle il reconnaîtra sa demi-soeur. La passion mystique et charnelle de La Duchesse de Langeais, Lesbos, l'atmosphère étouffante d'Orient où baigne La Fille aux yeux d'or, dédiée au Delacroix des Femmes d'Alger, font de ces deux nouvelles les chefs-d'oeuvre du romantisme balzacien. Mais La Duchesse de Langeais est aussi un grand texte politique, impitoyable à l'égard des Bourbons, et La Fille aux yeux d'or contient une analyse de la société parisienne à laquelle les théoriciens de la lutte des classes (et des sexes) n'ont rien à ajouter.
Adolphe, le plus fin des deux frères, un vrai loup-cervier, jeta sur Birotteau un regard q'il faut appeler le regard du banquier, et qui tient de celui des vautours et des avoués... - Veuillez m'envoyer les actes sur lesquels repose l'affaire de la Madeleine, dit-il... Si l'affaire est bonne, nous pourrons, pour ne pas vous grever, nous contenter d'une part dans les bénéfices au lieu d'un escompte. « Allons, se dit Birotteau..., je vois ce dont il s'agit. Comme le castor poursuivi, je dois me débarrasser d'une partie de ma peau. Il vaut mieux se laisser tondre que de mourir. »
C'est un hasard étrange et regrettable... Auguste de Molincourt marchait avec insouciance dans l'une des rues les plus infâmes de la capitale. Quand tout à coup, il vit, devant lui, la plus jolie femme de Paris s'engouffrant furtivement dans une ignoble petite maison. Madame Desmarets! La chaste et délicieuse personne... Madame Desmarets, belle, riche, gracieuse, sainte, véritable et pur trésor. Elle, l'exemple de la vertu et de la fidélité conjugale, elle, dans cette crotte à cette heure! Ah! Mais il saura pourquoi! Il saura quel homme elle va rejoindre. Oh, elle a beau supplier, menacer, il préviendra le mari des manigances de cette... catin! Hélas, ce que sa rage jalouse et délirante ignore, c'est le drame qu'il met en branle... Quelque part dans l'ombre, Ferragus, chef des compagnons de l'ordre des Dévorants, attend son heure...