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La Peau de chagrin
Balzac Honoré de ; Chamarat Gabrielle ; Bouttier-C
POCKET
4,51 €
Épuisé
EAN :9782266203869
Si tu me possèdes, tu posséderas tout. Mais ta vie m'appartiendra. Dieu l'a voulu ainsi. Désire, et tes désirs seront accomplis. Mais règle tes souhaits sur ta vie. Elle est là. A chaque vouloir je décroîtrai comme tes jours. Me veux-tu? A cette invitation séduisante et provocante, Raphaël répond par l'affirmative. Jeune homme malchanceux en proie au désespoir, il rencontre un mystérieux antiquaire qui lui fournit une peau de chagrin, support de cette formule qui résonne comme une incantation. Mais les pouvoirs de cet objet magique, symbole de sa propre vie, ne lui accorderont qu'un bref sursis. Cependant, si la fatalité règne en maître absolu sur le destin de Raphaël, les égarements de la nature humaine ne sont pas totalement étrangers à sa perte, puisque c'est par l'usage inconsidéré qu'il fait de ce talisman qu'il précipite sa déchéance. De même, si sa rencontre avec l'antiquaire est fortuite, elle aboutit néanmoins à un geste inaugural délibéré. Premier volet des Etudes Philosophiques, La Peau de chagrin, conte empreint d'occultisme, est une fable où le réalisme de Balzac se permet encore des détours par le surnaturel et où sa théorie du déterminisme n'en est encore qu'à ses débuts. --Sana Tang-Léopold Wauters
Les Chouans est le premier chef-d'oeuvre de Balzac. En 1829, il rêve d'une femme passionnée, fière et indomptée, qui serait subjuguée par son amour. Il l'inventera, ce sera l'héroïne des Chouans, Marie de Verneuil. Sa mission sera de séduire le chef du mouvement des chouans, le marquis de Montaran, et de le livrerà la police. Les deux ennemis tomberont éperdument amoureux l'un de l'autre. Balzac admirait les romans de Walter Scott et de Fenimore Cooper. Il sut, comme eux, évoquer cette guérilla des chouans dans le brouillard vendéen et le sentiment intense qui unit les nobles à des paysans comme Marche-à-Terre et Galope-Chopine. Il montre que la vérité, dans une guerre civile, n'est pas tout entière d'un même côté, ni bleue ni blanche. Drame de la fidélité en amour comme en politique, cette puissante oeuvre de Balzac est l'une de celles où son coeur a les plus parlé.
Comme autrefois vous allez me rendre à la santé, Félix, et ma vallée me sera bienfaisante. Ils croient que ma plus vive douleur est la soif. Oh ! oui, j'ai bien soif, mon ami. L'eau de l'Indre me fait bien mal à voir, mais mon c?ur éprouve une plus ardente soif. J'avais soif de toi, me dit-elle d'une voix plus étouffée en me prenant les mains dans ses mains brûlantes et m'attirant à elle pour me jeter ces paroles à l'oreille : mon agonie a été de ne pas te voir. " La bataille inconnue qui se livre, dans une vallée de l'Indre, entre Mme de Mortsauf et la passion, est peut-être aussi grande que la plus grande des batailles connues " (Balzac).
Résumé : "Toutes les autres choses que vous entendrez dire sur l'Empereur sont des bêtises." Ainsi finissent les célèbres pages du Médecin de campagne que Balzac consacra, en 1833, par la bouche d'un ancien grognard, Goguelat, à l'épopée du grand homme et qui rappellent avec force qu'il fut, aux côtés de Stendhal et de Chateaubriand, l'un des artisans du mythe napoléonien. Le lecteur pourra ensuite se délecter des Maximes et pensées de Napoléon, dont Balzac, qui les avaient écrites pour les vendre à un bonnetier, Jean-Louis Gaudy, sous le nom duquel elles ont été publiées en 1838, voulait qu'elles fussent "à Napoléon ce que l'Evangile est au Christ".
Extrait Une pension bourgeoise Madame Vauquer, née de Conflans, est une vieille femme qui, depuis quarante ans, tient à Paris une pension bourgeoise établie rue Neuve-Sainte-Geneviève, entre le quartier latin et le faubourg Saint-Marceau. Cette pension, connue sous le nom de la Maison Vauquer, admet également des hommes et des femmes, des jeunes gens et des vieillards, sans que jamais la médisance ait attaqué les moeurs de ce respectable établissement. Mais aussi depuis trente ans ne s'y était-il jamais vu de jeune personne, et pour qu'un jeune homme y demeure, sa famille doit-elle lui faire une bien maigre pension. Néanmoins, en 1819, époque à laquelle ce drame commence, il s'y trouvait une pauvre jeune fille. En quelque discrédit que soit tombé le mot drame par la manière abusive et tortionnaire dont il a été prodigué dans ces temps de douloureuse littérature, il est nécessaire de l'employer ici : non que cette histoire soit dramatique dans le sens vrai du mot ; mais, l'oeuvre accomplie, peut-être aura-t-on versé quelques larmes intra muros et extra. Sera-t-elle comprise au delà de Paris ? le doute est permis. Les particularités de cette scène pleine d'observations et de couleurs locales ne peuvent être appréciées qu'entre les buttes de Montmartre et les hauteurs de Montrouge, dans cette illustre vallée de plâtras incessamment près de tomber et de ruisseaux noirs de boue ; vallée remplie de souffrances réelles, de joies souvent fausses, et si terriblement agitée qu'il faut je ne sais quoi d'exorbitant pour y produire une sensation de quelque durée. Cependant il s'y rencontre çà et là des douleurs que l'agglomération des vices et des vertus rend grandes et solennelles : à leur aspect, les égoïsmes, les intérêts, s'arrêtent et s'apitoient ; mais l'impression qu'ils en reçoivent est comme un fruit savoureux promptement dévoré. Le char de la civilisation, semblable à celui de l'idole de Jaggernat, à peine retardé par un coeur moins facile à broyer que les autres et qui enraye sa roue, l'a brisé bientôt et continue sa marche glorieuse. Ainsi ferez-vous, vous qui tenez ce livre d'une main blanche, vous qui vous enfoncez dans un moelleux fauteuil en vous disant : Peut-être ceci va-t-il m'amuser. Après avoir lu les secrètes infortunes du père Goriot, vous dînerez avec appétit en mettant votre insensibilité sur le compte de l'auteur, en le taxant d'exagération, en l'accusant de poésie. Ah ! sachez-le : ce drame n'est ni une fiction, ni un roman. All is true, il est si véritable, que chacun peut en reconnaître les éléments chez soi, dans son coeur peut-être ! --Ce texte fait référence à une édition épuisée ou non disponible de ce titre.
L?Art de la guerre de Sunzi (Ve siècle avant J.-C.) est le premier traité de stratégie connu au monde. Stratège militaire du début de l?époque des Royaumes combattants (475-221 av. J.-C.), l?auteur favorise la stratégie indirecte. Classique du genre, sa compréhension dépasse le domaine militaire et peut être étendue à la plupart des domaines de l?activité humaine. L?Occident en prit tardivement connaissance à partir du XVIIIe siècle. Quant à L?Art de la guerre de Sun Bin (milieu du IVe siècle avant J.-C.), on croyait ce texte perdu depuis plus d?un millénaire, au point de douter de l?existence de son auteur et de le confondre avec son ancêtre Sunzi. Jusqu?à la découverte, en avril 1972, de lamelles de bambou, dans un tombeau des Han de l?Ouest à Yinqueshan, dans le district de Linyi, province du Shandong. Elles portaient non seulement le texte de L?Art de la guerre de Sunzi mais aussi celui de L?Art de la guerre de Sun Bin. Elles permirent de distinguer les deux auteurs, leur originalité, et de prendre enfin connaissance de l??uvre disparue. Pour la première fois en France ces deux textes sont publiés ensemble dans la traduction de Tang Jialong.
New York 1896... Un meurtrier auprès duquel Jack l'Eventreur fait piètre figure sème aux quatre coins du Lower East Side les cadavres d'adolescents atrocement mutilés sans provoquer la moindre réaction des pouvoirs publics... Révolté par tant d'indifférence, Théodore Roosevelt, alors préfet, fait appel à ses amis John Schuyler Moore, chroniqueur criminel et Laszlo Kreizler, aliéniste - spécialiste des maladies mentales - pour élucider cette énigme terrifiante. Leurs procédés sont révolutionnaires ! En étudiant les crimes, ils pensent pouvoir brosser le portrait psychologique de l'assassin, l'identifier et l'arrêter. Ils ont peu de temps. Le meurtrier continue à frapper. Les obstacles se multiplient mais rien ne pourra les arrêter...
Résumé : A douze ans, tête de mule et mauvais élève, Edgar a déjà compris deux choses : Primo, qu'il vaut mieux se taire plutôt que de se faire engueuler ; deuxio : Que sa seule passion et occupation dans la vie c'est et ce sera les fleurs ! Aussi, quand Hugues et Lolly, ses parents, lui annoncent qu'ils ont décidé d'adopter un petit Péruvien, Edgar est parti sans rien dire dans son jardin arracher des mauvaises herbes. L'Inca, il allait voir ce qu'il allait voir ! Anibal, il s'appelle. Il a cinq ans ; une bouille désarmante et il ne dit pas un mot. La jalousie d'Edgar s'effiloche. Ce frère, il veut bien l'adopter lui aussi. Mais c'est la fin de l'été, Edgar est menacé d'internat à la rentrée. Finie l'amitié avec Anibal ? Impossible. C'est la fugue, direction : La cordillère des Andes...
Début 44, deux hommes exceptionnels sont arrêtés par la Gestapo et emprisonnés dans une mystérieuse forteresse allemande. L'un est médecin et vénérable d'une loge maçonnique très ancienne. L'autre est un éminent moine bénédictin. Le Reich, qui poursuit son rêve hégémonique et totalitaire, entend soumettre à son idéologie toutes les croyances qui l'ont précédé. Sous les ordres de Himmler, un service secret traque les ordres religieux, les voyants, les astrologues et les sociétés secrètes afin de leur arracher leurs pouvoirs, leurs rites et leurs techniques et de vérifier leur efficacité. Comment le franc-maçon et le chrétien, aux convictions a priori inconciliables, vont-ils s'affronter, s'écouter et s'entendre face à des tortionnaires nazis déterminés à les asservir ? Peuvent-ils sortir du piège sadique dans lequel ils sont enfermés ?