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Douze lettres aux Français trop tranquilles
Balladur Edouard
FAYARD
24,70 €
Épuisé
EAN :9782213025971
A ceux qui, lorsque tout change autour d'eux, souhaitent qu'on ne les trouble pas dans leur torpeur. A ceux qui, parce qu'il y a des idéologies en faillite, croient qu'il n'y a plus d'idées qui vaillent. A ceux qui ne savent plus s'ils veulent devenir Européens, rester Français, être à la fois Français et Européens, ou n'être plus rien du tout. A ceux qui admirent, sans réserve aucune, les institutions de la Ve République. A ceux qui croient que, parce que la nation est souveraine, le parti au pouvoir doit être souverain. A ceux qui croient que, face à l'Etat, ils peuvent demeurer libres en restant seuls. A ceux qui ne voient pas comment l'on pourrait à la fois respecter la dignité de tous les hommes et sauvegarder la personnalité de la France. A ceux qui ne sont pas convaincus des vertus de la tolérance. A ceux qui croient que la société française est déjà bien assez libre et qu'il faut refermer la " parenthèse libérale ". A ceux qui croient que c'est à la collectivité seule d'assurer la justice, et que, pour y parvenir, elle doit sans trêve alourdir le poids qui pèse sur les individus et aggraver leur dépendance. A ceux qui ne rêvent pas assez, qui croient qu'il est impossible de créer une autre société où la dignité de chacun soit mieux reconnue. A ceux qui craignent que la France n'ait plus rien à dire au monde.
« Durant dix ans, j?ai été le collaborateur de Georges Pompidou, dans les jours heureux comme dans ceux qui le furent moins. Après sa disparition, j?ai fait mon possible pour que le jugement porté sur lui fût éclairé et juste. Reste que la gravité de la maladie dont il fut atteint à la fin de sa vie, le doute entretenu sur sa capacité à poursuivre sa tâche, son refus de s?en expliquer publiquement pèsent sur sa mémoire. Aussi ai-je décidé d?écrire ce que j?ai vécu à ses côtés pendant les derniers mois de son existence, lorsque j?étais Secrétaire général de l?Elysée, étroitement associé à sa réflexion et à son action et, par là, le mieux à même de porter témoignage.Je tiens à ce que justice lui soit rendue afin qu?aucun doute ne subsiste sur la façon dont la France a été gouvernée au cours de cette période où elle était assaillie de dangers. Je le ferai en me gardant d?outrepasser certaines limites, celles au-delà desquelles l?intimité d?un être humain est piétinée. Je montrerai qu?il fut égal à lui-même dans sa capacité de réflexion et de décision qui faisait de lui un homme supérieur par l?esprit et le caractère, digne de respect par le souci de sa responsabilité, son abnégation, sa volonté d?affronter l?adversité et d?assumer sa tâche aussi longtemps qu?il le pouvait. Ce fut sa grandeur. » Edouard Balladur
De 1993 à 1995, François Mitterrand, président de la République, et Edouard Balladur, Premier ministre, ont eu ensemble de très nombreuses conversations. Celles-ci, rapportées pour la première fois, permettent de comprendre comment, dans une situation exceptionnelle et incommode de partage du pouvoir, fut assurée la direction de l'Etat, quels furent les ressorts de l'action gouvernementale, l'explication du comportement de ses différents acteurs. Conscients de leurs divergences, les deux interlocuteurs tantôt se ménagent, tantôt s'opposent. Ils collaborent lorsque l'intérêt du pays l'exige sans oublier jamais qui ils sont ni ce qu'ils veulent. Ces conversations révèlent les relations personnelles entre deux hommes qui, placés à la tête du pays, étaient de convictions et d'intérêts opposés. La complexité de ces relations où la méfiance alterne avec la confiance, où les arrière-pensées affleurent à la surface des propos, éclaire un pan de notre histoire récente.
La réforme est la volonté de faire évoluer la société, il y faut un peu d'art. On ne change pas contre le sentiment commun. On doit commencer par convaincre. Pourquoi changer, que changer ? Aujourd'hui, chacun le perçoit, un monde est en train de disparaître, un autre le remplace, de profondes réformes se révèlent nécessaires dans notre pays. Le moment est venu de revoir ses structures, sans aucun tabou, sans idée préconçue, avec courage. Aucun domaine n'échappe à cette remise en cause, ni l'institutionnel, ni le politique, ni l'économique, ni le social, ni le militaire, ni le régional, ni l'européen, ni l'international. Pour autant, faut-il tout changer ? Certes pas, mais tantôt innover, tantôt maintenir ce qui existe, tantôt reconstruire ce qui a été détruit. La réforme n'est pas la boulimie du mouvement, le bouleversement continuel, le vertige permanent infligés à une société. Aucune n'y a jamais résisté. Que tout ne soit pas possible à la fois ne doit pas nous inciter à ne rien faire. Sombrer dans l'inertie tranquille, par peur de prendre trop de risques, annoncerait la fin. L'intérêt de notre pays pousse à l'action, il faut choisir : la réforme ou le déclin. Le reste est sans importance. " E. B.
Résumé : L'Europe peut-elle survivre à un élargissement sans fin ? Ne faut-il pas renforcer le fédéralisme dans l'Union ? L'Union peut-elle encore fonctionner sur la base de l'égalité entre les Etats, quelle que soit leur population ou leur puissance économique ? La Commission européenne ne doit-elle pas être désormais soumise aux représentants des Etats ? Quelles relations devons-nous établir avec les pays voisins de l'Europe ? C'est à ces questions que cet essai répond en proposant de construire l'Europe autrement grâce à une nouvelle méthode : l'Europe des cercles. L'Europe autrement c'est d'abord l'Union européenne regroupant aujourd'hui vingt-cinq membres engagés ensemble dans une action économique et politique qui doit être plus efficace grâce à une réforme profonde de ses institutions. C'est ensuite des cercles de " coopération spécialisée " entre les Etats de l'Union qui veulent progresser plus rapidement dans certains domaines. C'est enfin une Union qui conclut avec ses voisins des contrats permettant une coopération étroite - économique et politique - reposant sur le respect de la démocratie. L'Europe autrement : une méthode nouvelle fondée sur la diversité et une meilleure prise en compte des réalités, qui tourne enfin le dos aux idées convenues.
Résumé : Il est grand temps de ne plus opposer les traitements conventionnels aux traitements à base de plantes, mais trouver la bonne harmonie entre les deux. Faire confiance au pouvoir thérapeutique de la nature vous permet de réduire l'option médicaments, dont les limites sont reconnues aujourd'hui. Si nos ancêtres, du paléo au XIXe siècle, choisissaient les plantes à partir d'un savoir empirique, les dernières analyses scientifiques ouvrent de nouvelles perspectives fascinantes pour soigner vos troubles ou vos maladies. Véritable guide pratique de la décroissance médicamenteuse, ce livre vous donne toutes les clés pour utiliser les plantes de manière rationnelle pour vous soigner et vous nourrir.
Résumé : C'était une ville étrange qui, pareille à une créature préhistorique, paraissait avoir surgi brusquement dans la vallée par une nuit d'hiver pour escalader avec peine le flanc de la montagne. Tout, dans cette ville, était ancien et de pierre, depuis les rues et les fontaines jusqu'aux toits des grandes maisons séculaires, couverts de plaques de pierre grise semblables à de gigantesques écailles. On avait de la peine à croire que sous cette puissante carapace subsistait et se reproduisait la chair tendre de la vie. Oui, c'était une ville tout ce qu'il y avait d'étrange. Quand on marchait dans la rue, on pouvait par endroits, en étendant un peu le bras, accrocher son chapeau à la pointe d'un minaret. Bien des choses y étaient singulières et beaucoup semblaient appartenir au royaume des songes. Préservant à grand mal la vie humaine dans ses membres et sous sa carapace de pierre, elle ne lui en causait pas moins bien des peines, des écorchures et des plaies, mais quoi de plus naturel, puisque c'était une ville de pierre et que son contact était rugueux et glacial. Non, ce n'était pas facile d'être enfant dans cette ville-là.
Le nouveau monde de l'oncle Henry La fin de la guerre froide semblait déboucher sur un monde simplifié: au centre, une Amérique victorieuse et sans rivale, seule superpuissance capable de dicter son ordre mondial et de diffuser partout son mode de vie et ses valeurs. La magistrale leçon d'histoire et de diplomatie d'Henry Kissinger détruit cette illusion: l'Amérique, prévient celui qui a inspiré pendant près de dix ans sa politique étrangère, va devoir réformer profondément sa vision du monde et ses méthodes d'action, sous peine de se réfugier à nouveau dans un isolationnisme aussi dangereux qu'illusoire. Il lui faudra évoluer dans un système complexe d'équilibre des forces, une notion avec laquelle elle est justement en "délicatesse". Cette révision déchirante concerne d'abord le rêve américain de sécurité collective: incarné pendant près d'un siècle par Woodrow Wilson, l'architecte de la paix de Versailles, il se nourrit de grands principes (l'autodétermination), de volonté de coopération, de partage des valeurs (américaines) et du respect du droit international. Cette doctrine prenait le contre-pied d'une conception européenne qui avait dominé les affaires internationales pendant près de trois siècles avant de s'effondrer. Richelieu, Metternich et Bismarck avaient inventé les concepts d'Etat-nation et de souveraineté, dans un équilibre où chacun, toujours prêt au conflit, se déterminait selon son intérêt national et sa marge de manoeuvre. Or la doctrine wilsonienne n'est plus pertinente, et le nouvel ordre "ressemblera davantage aux systèmes étatiques des xviiie et xixe siècles qu'aux schémas rigides de la guerre froide". Il comprendra cinq ou six grandes puissances - les États-Unis, la Chine, la Russie, le Japon, l'Europe (si elle est unie) et peut-être l'Inde -, entre lesquelles s'établira un jeu mouvant. Et l'ancien conseiller des princes conclut sa grande fresque en suggérant à Bill Clinton de s'intéresser "au style de Bismarck". Les solutions les plus inventives, affirme-t-il, consisteront à "construire des structures mixtes, en chevauchement", fondées sur des principes, des préoccupations de sécurité, ou des intérêts économiques communs. Mais le rodage de ce système, dit-il, "prendra sans doute plusieurs décennies"... --Vincent Giret--
Le commissaire Gradenne prend froid dans l?hiver du Jura. A la manière de Maigret, enquête « grippée », gendarmes trop « pressés » comme ce corps broyé par la machine?Quelle idée aussi de confier à des officiers de marine à la retraite le renflouement d?une usine, dans ce « port de mer » sous la neige, au milieu des forêts!Vous reprendrez bien de cette Morteau, mijotée dans la potée de la veille, accompagnée d?un Poulsard?? Avec un Comté de plus de dix-huit mois, on vous recommande ce jeune lieutenant de 30 ans d?âge sans beaucoup d?affinage à la PJ, mais avec du? nez, avisé et goûteux!