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Ernst Dunker et la Gestapo de Marseille
Balique Nicolas ; Biaggi Vladimir ; Martel André
VENDEMIAIRE
24,70 €
Épuisé
EAN :9782363582072
Marseille, printemps 1943. Le sous-officier SS Ernst Dunker prend la tête de la Gestapo. Cet ancien voyou n'a désormais de comptes à rendre qu'à Berlin. Le Reich tient là un informateur efficace et un tortionnaire zélé, dont l'action redoutable ne tardera pas à s'étendre jusqu'à Nice, Lyon et Paris. Trahisons, corruption, filatures, chantage, retournements, interrogatoires musclés... Dunker use de méthodes éprouvées et trouve des appuis solides au sein de la pègre des bas quartiers marseillais. Pendant deux ans, ces hommes traqueront la Résistance sans merci. C'est ainsi qu'Ernst Dunker s'est trouvé au coeur d'un réseau qui participera à l'arrestation de Jean Moulin et à l'exécution ou la déportation de centaines de combattants de l'ombre. Pour la première fois, cette lutte impitoyable est retracée, au plus près des archives, à travers les portraits et les parcours des protagonistes de cette nébuleuse qui fit régner la terreur dans tout le sud du territoire français, et au-delà.
Autrefois, dans la province bambara du Bélédougou, de même que les hommes se battaient et mouraient à la guerre pour protéger leur communauté, les femmes avaient leur propre champ de bataille qui était l'accouchement. Si la plupart en revenaient et assuraient ainsi la pérennité de leur famille, nombre d'entre elles y perdaient la vie. Ce roman raconte l'histoire, de la fin 1918 à l'indépendance du Mali en 1960, de l'épouse et de la fille de Konimba Diarra, décédé sur un champ de bataille de la Première Guerre mondiale, ainsi que le raconte TYE KELE La guerre des hommes, le premier roman de l'auteur. Ce nouveau roman décrit des évènements marquants de la vie de femmes de caractère dans une société fortement marquée comme il se doit par sa culture et ses modes de production, mais également soumise alors à la domination coloniale, puis à la montée du Soudan français vers l'indépendance pour devenir le Mali.
En Bohême vivait jadis une pauvre veuve nommée Soriane, et qui avait trois fils: l'un nommé Dussolin, l'autre Tésifon, et le troisième Constantin le Fortuné. Cette veuve n'avait d'autres biens en ce monde que trois choses: une huche à pétrir le pain, un tour ou rondeau sur lequel on tourne la pâte, et une chatte". Une anthologie commentée. Straparola, Madame d'Aulnoy, Grimm, Andersen. Voici des histoires d'ici et d'ailleurs, qui se font écho par les intrigues, les effets merveilleux et la malice dans l'art de conter. Au pays des sortilèges, le songe est savoir. Et si le Chat botté (français) immortalisé en gravure par Gustave Doré était une chatte (italienne)? Et si la plume ingénieuse de La Fontaine traçait un conte à déniaiser? Et si "donner sa main" devenait un mot terrible? Entrez en rêve, jusque dans la maison de la sorcière Baba-Yaga... Le mensonge des contes vous dira la vérité.
La littérature se plaît à décliner à l'infini les formes changeantes que l'imagination active donne à percevoir ou, au contraire, fait disparaître. Elle ne connaît de vérité que transitoire et de passage. La passion littéraire commence par l'abandon d'un savoir inapproprié dès lors que l'espace fictionnel est, par essence, celui qui ne peut s'appréhender comme délimité, cerné par la raison. Écrire procède d'un effort exceptionnel pour sortir du carcan personnel: l'autofiction se situe, en ce sens, aux antipodes de l'enjeu littéraire majeur, lorsqu'elle prend la forme d'un déballage des émois dérisoires qui composent une vie. Défendre la séduction littéraire relève d'un double défi: tenter d'extraire la littérature de la gangue du savoir critique qui risque de l'asphyxier, et montrer comment le refus de l'objectivisation des faits littéraires ne saurait coïncider avec un retour au mirage de l'expression de soi. La séduction littéraire résiderait dans ce que l'auteur appelle une "'subjectivité impersonnelle''. Biographie de l'auteur Florence BALIQUE est docteur ès Lettres et enseigne la littérature française classique à l'Université de Versailles-Saint-Quentin en Yvelines."
Martigues, 1914 : une ville du Midi de 7 500 habitants. Parmi eux, 1 200 hommes mobilisés dont près de 200 ne regagnèrent pas leur foyer. Jeunes pour la plupart, partis pour une guerre qu'ils croyaient courte, tous furent confrontés à un conflit d'une violence inimaginable... Qui étaient ces pêcheurs, paysans, employés ou ouvriers mobilisés ? Comment la population de Martigues a-t-elle vécu leur absence ? Quelles furent pour la ville les conséquences d'une guerre qui devait être " la der des ders " ? A partir des archives communales et départementales, des sources du ministère de la Défense et de fonds privées, ce livre retrace, au ras du sol, c'est-à-dire des tranchées ou du pont des navires sur lesquels ils servaient, la guerre telle qu'elle fut vécue par les mobilisés martégaux.
Le Graal pourrait-il être un bocal à anchois ? Comment Perceval connaît-il la Poétique d'Aristote ? Merlin tient-il du démon ou de la pucelle ? Les règles du sloubi seraient-elles inspirées de celles du trut ? Les dragons étaient-ils des anguilles ? Recrutait-on les chevaliers à la taverne ? Pourquoi le casque du Viking est-il cornu ? S'est-on rendu compte à Kaamelott que l'empire romain avait pris fin ? La série télévisée Kaamelott qui met en scène le roi Arthur et les chevaliers de la Table Ronde a marqué le public par son humour décapant, ses personnages loufoques et ses répliques devenues cultes. Mais faut-il prendre au sérieux la façon dont elle réécrit aussi bien la légende arthurienne qu'une période historique charnière, entre Antiquité tardive et Moyen Age ? C'est le pari qu'a fait une équipe de jeunes chercheurs : montrer que, au-delà des anachronismes qui font toute la saveur de la série, Kaamelott produit un discours riche d'enseignement. Tant il est vrai que chaque génération réactualise ses mythes, les parodiant ou les réinventant pour mieux se les approprier.
Crise sanitaire, tensions raciales, contestation des résultats électoraux : le mandat de Donald Trump s'est achevé dans un climat quasi insurrectionnel, laissant la société américaine plus divisée que jamais. L'élection de Joe Biden, accueillie avec soulagement par la classe politique européenne et les élites intellectuelles américaines, semblait signer pour beaucoup la fin d'une folle parenthèse, un retour à la normale. Si tant est qu'il se produise, cet apaisement risque d'être de courte durée. Loin de représenter un accident de l'histoire, le trumpisme constitue le symptôme d'un mal plus profond, le résultat d'un modèle économique, social et institutionnel à bout de souffle. Or, les réformes ambitieuses annoncées par Joe Biden peinent à se matérialiser malgré l'émergence d'une aile gauche démocrate de plus en plus structurée, forte de propositions et déterminée à infléchir l'action de la Maison Blanche. Une analyse détaillée et percutante de la vie politique des Etats-Unis, hyper puissance confrontée aux plus grands défis de son histoire récente.
Résumé : Plus précieux que l'or et le diamant, il est un minéral auquel l'Empire britannique a dû son hégémonie : c'est le charbon. Moteur de l'industrie et combustible domestique assurant jusqu'à 95 % des besoins énergétiques du pays en 1900, il est, à partir du règne de Victoria et jusqu'à la veille de la Seconde Guerre mondiale, indispensable au bien être du citoyen anglais. Grâce à lui, on cuisine, on se chauffe, on s'éclaire, ce qui induit des gestes particuliers, des savoir-faire singuliers, souvent pris en charge par les femmes. Objet du quotidien et source de rêverie, on compose des poèmes à sa gloire, les enfants apprennent à l'école qu'il est issu de la forêt antédiluvienne en fouie dans les "entrailles sombres de la terre" - on lui attribue même des vertus thérapeutiques. Mais le "roi Charbon" est un maître cruel : salissant, dégageant une fumée à l'odeur âcre, il noie les villes sous la poussière et le brouillard et tue à foison par maladies respiratoires. Il façonne aussi les paysages à son image - chevalements, terrils, mines... Et sa tyrannie s'exprime au grand jour lors de terribles pénuries, qui rappellent au consommateur angoissé que les réserves de cette roche sédimentaire ne sont pas inépuisables. L'histoire de la première civilisation dépendante d'une énergie fossile, consciente des chaînes dans lesquelles elle s'emprisonnait, incapable pourtant de s'en défaire. Un avertissement et un enseignement à tirer pour nos sociétés, au mode de vie lié à des ressources destructrices pour l'environnement, dont le charbon fait toujours partie... Charles-François Mathis est professeur d'histoire contemporaine à l'Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne. Spécialiste d'histoire environnementale et britannique, il est notamment l'auteur de In Nature We Trust. Les paysages anglais à l'ère industrielle (PUPS, 2010) et a codirigé, avec Geneviève Massard-Guilbaud, Sous le soleil. Systèmes et transitions énergétiques du Moyen Age à nos jours (Editions de la Sorbonne, 2019).
Crises cycliques d'ampleur mondiale, explosion des inégalités, déclin de la croissance, hausse du chômage... Nos sociétés semblent soumises, impuissantes, aux aléas de dictats économiques. Serions-nous donc sans armes pour anticiper ces changements ? Depuis Platon jusqu'à Keynes, en passant par Marx et saint Thomas d'Aquin, théoriciens et penseurs se sont pourtant efforcés de comprendre et d'organiser la production des richesses et leur répartition entre les hommes. Et leurs points de vue, comme leurs recommandations, ont évolué avec les techniques et les systèmes marchands. Il se pourrait cependant que leurs héritiers actuels, armés de formules algébriques complexes et les yeux rivés sur des colossales masses de données, aient gravement sous-estimé un facteur devenu fondamental depuis le xXIXe siècle : les changements démographiques. Car s'il est évident que la démultiplication de la population mondiale a entraîné avec elle la croissance de l'économie, comment ne pas imaginer que le ralentissement des naissances, couplé au vieillissement des peuples, ne déclenche la fin de ce processus ? C'est ce que l'on observe de manière troublante lors de la crise de 1929 aux Etats-Unis et dans l'Europe d'aujourd'hui, où une stagnation durable semble propice aux conséquences politiques les plus inquiétantes. Une saisissante histoire des idées, et une lecture novatrice des dangers auxquels nous sommes confrontés.