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Le testament du banquier anarchiste. Dialogues sur le monde qui pourrait être suivi de Le Banquier a
Baldacchino Adeline ; Jourdain Edouard
LIBERTALIA
14,00 €
Épuisé
EAN :9782377291830
Le poète portugais Fernando Pessoa publiait en 1922 Le Banquier anarchiste. La question que tentait de résoudre son personnage reste ouverte : comment être libre sans être cynique ? La véritable liberté ne s'obtient-elle qu'au prix de l'individualisme, qui permettrait seul d'échapper aux "fictions sociales" - l'argent, la morale, l'esprit grégaire ? Tout projet de société émancipée est-il voué à l'échec ? Un siècle plus tard, deux lecteurs de Pessoa, Adeline et Edouard, font la rencontre fortuite à Paris d'un vieillard qui prétend être le fameux banquier du dialogue entamé avec l'auteur du Livre de l'intranquillité. Tout en cherchant à percer le mystère de sa longévité, ils le prennent au mot et renouent le fil de la discussion en passant un pacte : pendant sept jours ils ont le droit de lui poser toutes les questions et de lui opposer tous les arguments qui leur viennent à l'esprit. Peu à peu, ils se font ainsi dépositaires d'un "testament" du banquier anarchiste qui témoigne de son évolution imprévue vers un anarchisme social nourri par son expérience des tragédies du XXe siècle, sa découverte de l'amour comme antidote au désespoir et ses rencontres avec des personnages tels que Makhno ou Orwell.
Une centaine de fragments inédits attribués au plus célèbre représentant de l'Ecole cynique sommeillait depuis près de 2 500 ans sous le doux soleil d'Orient. La voix de Diogène de Sinope, le philosophe-chien, l'homme au tonneau qui embrasse les statues l'hiver, retraverse les âges. Au terme d'une véritable chasse au trésor remontant jusqu'aux penseurs arabes du Xe siècle, Adeline Baldacchino propose pour la première fois en langue française ces nouveaux fragments. On y retrouve avec délice le Diogène insolent dont les paraboles sont si riches d'enseignements. Maître de l'invective, il témoigne de son amour de la vie, de son intransigeance et de sa résistance au pouvoir. Une occasion unique de redécouvrir l'esprit cynique, sa force critique, sa passion pour la liberté et son invraisemblable modernité.
Résumé : Houdini était le plus grand des magiciens : il s'échappait de toutes les cellules, camisoles de force et autres menottes. En temps de crise qui vire à la détresse, c'est sa leçon qu'il faut entendre, celle qui nous rappelle la possibilité d'échapper, avec les armes conjointes de la raison et de l'imaginaire, au terrible refrain "There is no alternative" . Si notre jeune président semble accomplir sa destinée de dernier "roi des énarques" , c'est peut-être parce qu'il n'y a pas de sauveur qui tienne, ni d'énarque parfait. Contre les partisans d'une vision économique et procédurale de la société, l'avenir ne serait-il pas aux magiciens et aux poètes ? Un autre monde peut s'inventer ici et maintenant. Les antidotes existent au coeur même du système, dans ces îlots de convivialité et de solidarité où l'on repense déjà le rôle de l'Etat et de la culture, les formes de la démocratie, le sens du service public et de la gratuité, loin du seul culte de la performance. Le principe d'Houdini affirme que la magie peut être faite par tous, et pour tous, à condition de dévoiler ses secrets. Ni poudre aux yeux ni manipulation, elle est une manière de faire advenir ce que l'on croyait impossible. Ni élitiste ni réservée à quelques-uns, elle ressuscite les pouvoirs de la jubilation et du partage, valeurs politiques par excellence. Ce livre se veut éloge de l'escapologie : l'art d'échapper aux injonctions mortifères et aux alternatives binaires, pour redonner enfin toute sa place à l'imaginaire - et à l'action. Née en 1982, Adeline Baldacchino publie de la poésie depuis ses dix-sept ans (dernièrement, Théorie de l'émerveil, Editions Les Hommes sans Epaules, 2019). Après des études de philosophie et d'ethnologie, elle intègre Sciences po et l'ENA dont elle sort en 2009. Auteure d'une biographie de Max-Pol Fouchet (Le feu la flamme, Michalon, 2013) et d'un roman sur la désobéissance civile sous le nazisme, Celui qui disait non (Fayard, 2018) primés par l'Académie des sciences morales et politiques et l'Académie française, elle a aussi publié en 2015 un pamphlet orwellien sur La Ferme des énarques (Michalon).
L'étoffe des nuages comporte cinq fils à tissercomme cinq doigts de la main cinq chapitres d'amour cinq pierres pour abattre Goliathchaque fil est composé de sept fibres comme sept jours et autant d'étoiles filanteschaque fibre compte douze paroles comme douze mois qui sont autant de plumes et de signes des mages en nous (peut-être ne sont-ils rien d'autre que nous-mêmes lovés dans le berceau des vents).
Poète, romancier, essayiste, critique littéraire et musical, historien d art, homme de radio et de télévision, Max-Pol Fouchet est baptisé sur un voilier nommé Liberté en 1913 et restera toute sa vie fidèle à ce présage. En Algérie, où il vit de 1923 à 1945, il a pour ami de jeunesse Camus. Ensemble, ils ont rêvé d écrire et de changer le monde, avant de se séparer définitivement pour cause de rivalité amoureuse.Max-Pol Fouchet fonde en 1939 la revue Fontaine, qui devient l un des principaux organes de la résistance littéraire et intellectuelle de la France libre. Au sortir de la Seconde Guerre mondiale, il entame une nouvelle vie de voyageur et d homme de communication, professeur d enthousiasme et humaniste touche-à-tout. Sa grande popularité lui vient notamment de la télévision pour laquelle il participe aux célèbres Lectures pour tous et crée des émissions comme Le Fil de la vie ou encore Terre des arts...Cent ans après la naissance de Max-Pol, un peu plus de trente ans après sa disparition en 1980, Adeline Baldacchino nous propose un portrait en forme de quête et s interroge sur les ressorts de la mémoire et de l écriture: « Il ne s agit pas de poursuivre un homme, ou une uvre, mais de retrouver une trace, pour inventer la mienne. »Un ouvrage audacieux, à mi-chemin entre la biographie et « l évocation littéraire ».
Ines, petite rate au seuil de l'âge adulte, vit avec sa famille dans la paisible ville de Candy-Raton. Elle reçoit une invitation pour le grand bal des coeurs-à-prendre, véritable institution où ratons et ratonnes trouvent généralement leur "moitié". Ines adore danser mais ne veut pas aller au bal. Pourquoi faudrait-il qu'elle cède sur ce dont elle a envie pour se conformer aux autres ?
Connaît-on vraiment l'intensité de l'engagement de Louise Michel (1830-1905) ? Les précédentes anthologies ont eu tendance à cloisonner la richesse et la diversité d'une expression révolutionnaire variée en sélectionnant des formats (poésie, roman, essai) ou en privilégiant son caractère littéraire - aujourd'hui si romantiquement anachronique. Tout en conservant cette diversité et ce souffle singulier, cette anthologie présente la "grande citoyenne" en action à travers un choix de textes souvent inédits. Celle-ci ne cesse de s'engager et de mobiliser en invoquant les spectres de la Commune ou en traçant des horizons radieux, en reliant entre elles les luttes du monde entier, appelant à l'émancipation des femmes, à la compassion parfois, à d'implacables colères populaires souvent.
Defoe Daniel ; Sickart Tôma ; Villeneuve Guillaume
Dans cet extrait de L'Histoire générale des plus fameux pyrates, Daniel Defoe (1660-1731), auteur du célébrissime Robinson Crusoé, relate les aventures du capitaine Misson, "l'homme le plus doux dans ses manières qui eût jamais sabordé un navire ou tranché une gorge", et de son complice, l'hérétique Carracioli, qui, las de courir les mers, décident de s'installer à Madagascar pour y fonder une république égalitaire, tout en continuant à piller les navires passant à leur portée. La propriété est abolie, les ressources mises en commun ; les distinctions de classe, de sexe et de race disparaissent. Le rêve sera cependant de courte durée.