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De plume et d'ailes
Balaert Ella
DES FEMMES
16,00 €
Épuisé
EAN :9782721013118
Ella Balaert nous livre dans ce texte, malicieux et émouvant, ses réflexions sur les notions de masque, d'origine, de racines, d'identité. De plume et d'ailes raconte 30 ans de vie sous pseudonyme de l'autrice, sous forme d'un abécédaire original dans lequel se croisent confessions autobiographiques, éclairages historiques, fiches pratiques, témoignages, réflexions. La forme courte du fragment permet de piocher ce que l'on souhaite dans ces petits textes audacieux. A partir de cas concrets, le sien ou d'autres, Ella Balaert s'interroge : pourquoi prend-on un nom de plume ? C'est en les incarnant qu'Ella Balaert nous livre dans ce texte, malicieux et émouvant, ses réflexions sur les notions de masque, d'origine, de racines, d'identité. De Romain Gary à Stendhal en passant par... Ella Balaert ! "De celle qui porte le nom de ton enfance et de celle qui choisit le nom de ta plume, laquelle vit, et laquelle joue la comédie de la vie ? Laquelle met en scène l'autre, et laquelle met en mots ? Ta vraie vie se joue-t-elle derrière le rideau - tandis que ton fantôme s'agite sur la scène devant des fauteuils vides ? Qui ne connaît la clairvoyance des aveugles et l'aveuglement des bien-voyants ? C'est bouche fermée que tu parles le mieux". E. B.
Une saga aventureuse. Hérémiti, Monique-Mohéa, Poéma... Trois générations de femmes, de 1947 à nos jours. Deux univers : celui des pêcheurs de coquillages dans le Pacifique et celui des industries de Méru, "capitale de la nacre", dans l'Oise. Le tout boutonné par un petit morceau de nacre qui va peser sur le destin de ces femmes passionnées, avides d'amour, de vérité et de liberté. Avec sa plume subtile, malicieuse et sensuelle, Ella Balaert nous entraîne dans une saga familiale bien cadencée, aussi ronde et ciselée qu'un bouton de nacre.
Ce n'est pas une biographie de George Sand, et pourtant, on y lit quelques épisodes saillants de son histoire. Ce n'est pas du théâtre, et cependant, on y entend la voix de George et celle de Pierre Balandard, marionnette de Maurice Sand. Ce n'est pas non plus un roman, même si certains personnages sont fictifs... Ce n'est pas davantage un guide de Nohant, quoiqu'on s'y promène de pièce en pièce... Alors, de quoi s'agit-il?Une femme se fait enfermer à Nohant, après l'heure des visites touristiques. La nuit tombe, des voix se lèvent avec la lune: le fantôme de Sand sort de sa tombe; Pierre Balandard, marionnette, reprend vie. Retournement de situations: la marionnette et Sand échangent leurs rôles, et c'est Balandard qui va raconter à la visiteuse les liens indissolubles de sa maîtresse à ces lieux, tissés d'amours et de haines, le Nohant d'Aurore Dupin enfant, bruissant de drames enfouis et de rires étouffés, le Nohant de George Sand adulte, femme, mère, écrivain.
Résumé : "... tu disais "si ça se trouve la vie, c'est comme dans les cartoons, on pédale dans le vide mais on ne le sait pas, on avance on ne se rend pas compte que le sol a disparu puis tout à coup on s'en aperçoit alors on tombe, tout droit", tu disais ça en riant et en t'accrochant aux chaises, vaguement saoule et je ne me méfiais pas, moi Rachel ton amie d'enfance je n'ai rien vu venir et toi, est-ce que tu t'en es rendu compte, quand le sol s'est dérobé et que tu es tombée, tu étais tellement une fille sans histoires, [...] des problèmes on en a tous mais toi tu n'en faisais pas tout un plat, les choses paraissaient faciles avec toi, c'était quand, il y a un an à peine, on avait trop bu tu te souviens c'était drôle... Rachel se tait. On n'a pas idée de rire à un moment pareil, qu'est-ce qui lui prend, quelle honte. Elle redresse la tête et regarde autour d'elle nerveusement. Personne. Juste la chatte, assise, toute droite, à l'entrée du salon." E.B.
Qui se cache derrière la célèbre Nadja d'André Breton ? Léona D. est une oeuvre poignante, entre littérature et enquête, qui ressuscite la figure oubliée de Léona Delcourt, plus connue sous le nom de Nadja, muse iconique et amante éphémère d'André Breton. Mêlant récit personnel et recherches biographiques en s'appuyant sur les lettres de Léona D. , Ella Balaert redonne voix et corps à cette femme internée, trop longtemps réduite à un personnage de roman. A travers ses mots, nous découvrons une jeune femme de vingt-cinq ans, fille mère, rebelle, dont l'idylle physique avec Breton n'a, en réalité, existé que dix jours puis a subsisté par lettres, prostituée un temps puis internée treize ans dans un asile jusqu'à sa mort en 1941 comme Camille Claudel. A travers un texte à la fois intime et profond, à la portée universelle, l'autrice explore la condition féminine de l'époque et la vie singulière de Léona. Elle aborde la folie, la marginalité, la misogynie mais aussi la puissance de l'écriture pour réparer les oublis de l'Histoire. Entre les années 1920 et aujourd'hui, elle tisse un dialogue sensible entre deux femmes : Léona, disparue trop tôt, et elle-même, écrivaine contemporaine en quête de sens, de traces, et de justice symbolique. "Alors sache que de ce livre, tu es à mes yeux la seule et unique figure, rayonnante et mémorable. Breton t'avait dédicacé Légitime défense : "Nadja, je n'ai vu que toi peut-être" . De même, dans le livre, je ne vois que toi". E. B.
Dans cet ouvrage pionnier, fondateur des recherches matriarcales modernes, Heide Goettner-Abendroth définit pour la première fois clairement et scientifiquement le concept de matriarcat, jusque-là décrié et opaque, qui lui permet de revisiter l'histoire culturelle de l'humanité. Dans un aller-retour permanent entre le terrain et la théorie, elle offre une vue d'ensemble des sociétés matriarcales dans le monde à travers l'étude de chacune d'entre elles, faisant apparaître que celles-ci ont non seulement précédé le système patriarcal apparu seulement vers 4000-3000 ans avant notre ère, mais qu'elles lui ont survécu jusqu'à ce jour sur tous les continents. Elle met en lumière que les sociétés matriarcales, loin d'être une image inversée du patriarcat, comme le prétend l'idéologie dominante dont l'autrice fait une critique radicale, sont des sociétés d'égalité et de partage entre les sexes. D'où l'utilité de leur étude pour aider les femmes et les peuples autochtones en particulier à penser une alternative au système de domination patriarcal et colonisateur. Tout d'abord publiés en allemand dans une version longue, ces travaux qui ont inspiré plusieurs générations de chercheuses et chercheurs en histoire et en anthropologie, ont été édités en anglais et en espagnol dans une version internationale aujourd'hui enfin disponible en français.
Catherine Weiss caressait les épaules et le torse de l'homme abandonné à sa compétence autant qu'à sa tendresse. Sous ses mains inspirées, porteuses d'indicibles messages, le corps à bout de vie ressuscitait de part en part. La tête, lentement, se tournait vers elle, les doigts se déployaient, les lèvres esquissaient un sourire, la peau frémissait. Émerveillée, Catherine laissait ses mains expressives s'égarer sur le ventre, sur le galbe des cuisses."Ne meurs pas, Ralph. Laisse-toi faire. Laisse-moi te toucher"..." M-C. T-M.
Sexual Politics, issu de la thèse soutenue par Kate Millett en 1970 à l'université de Columbia (Etats-Unis) suscite un véritable engouement dès sa parution, en plein essor du Women's Lib dont l'autrice est partie prenante. L'essai, paru en France sous le titre La politique du mâle (Stock, 1970), a été réédité en 2007 par Antoinette Fouque sous son titre original, en concertation avec l'autrice avec laquelle elle a partagé amitié et bien des combats pour la libération des femmes. Dans cet essai magistral devenu un classique et désormais disponible en édition de poche, Kate Millett critique la société occidentale en se concentrant sur la dénonciation du pouvoir patriarcal et de la négation du corps féminin à tous les niveaux : idéologique, sociologique, anthropologique, politique, ainsi que littéraire. Ce livre qui fit l'effet d'un pavé dans la mare en révélant les injustices sans nombre subies par les femmes contribua par la suite à favoriser le développement des études et recherches féminines au niveau universitaire.
MacKinnon Catharine A. ; Lenoir Noëlle ; Albertini
Le féminisme irréductible - Discours sur la vie et sur la loi", essai majeur de la théoricienne et militante américaine Catherine MacKinnon, se porte aux racines de la misogynie et des violences exercées contre les femmes et éclaire de manière inédite la construction des rapports sociaux de sexe. Pour l'autrice, la domination masculine est d'abord une domination sexuelle qui s'inscrit ensuite dans le champ social, légitimant et renforçant ainsi la hiérarchie entre les hommes et les femmes. Elle parle en ce sens de la violence sexuelle comme pratique sexuelle, des abus sexuels comme forme de terreur, de l'éventualité du viol comme une caractéristique de la vie courante des femmes, de la pornographie et de la prostitution comme instruments de soumission des femmes, des normes juridiques comme concourant au maintien du statu quo au bénéfice des hommes... Par la force de ces analyses et par son action, Catharine MacKinnon a largement fait évoluer le droit et la société américaine. Elle est ainsi, avec Andrea Dworkin, à l'origine aux Etats-Unis de la première loi sur le harcèlement sexuel qui qualifie celui-ci de discrimination de sexe, et de la reconnaissance de la pornographie et de la prostitution comme violences contre les femmes. Rassemblant des essais, élaborés à partir de conférences données dans les années 1980, ce recueil, aujourd'hui en poche et publié pour la première fois en France en 2005, reste d'une actualité brûlante et est incontournable pour quiconque " cherche des réponses aux grandes questions que pose la subordination des femmes aux hommes ". " "La sexualité est au féminisme ce que le travail est au marxisme : rien ne nous appartient davantage, et pourtant il n'est rien dont on ne soit davantage dépossédées." [...] Depuis vingt-cinq ans, aux Etats-Unis, le droit se trouve ébranlé par cette proposition de la juriste Catharine A. MacKinnon. " Eric Fassin, 2005.