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L'inculturation au risque de l'interprétation
Bakissi Etienne ; Guth Suzie ; Poucouta Paulin
L'HARMATTAN
15,50 €
Épuisé
EAN :9782343220857
L'inculturation est une vérité confessant l'implantation de la foi, son adaptation et la transformation des réalités locales. L'ouvrage se propose de montrer le chemin de l'Incarnation du Verbe. Voilà pourquoi il faut par ailleurs préserver une transcendance de la Bonne nouvelle à travers us et coutumes. C'est à cette condition seulement que l'image d'un Ciel nouveau et d'une Terre nouvelle ne peut être possible. A terme, la religiosité ne consiste pas seulement à fournir des "pierres de construction". Elle devient par le biais des identités et des réalités culturelles, un principe structurel, pour mener à bien une théologie proprement africaine. C'est fort de cette exigence que l'annonce du Royaume pourrait éviter une rupture entre foi et cultures. Voilà pourquoi l'espoir dans la venue d'un Messie n'est possible qu'à travers, la justice, la liberté, la paix et le respect des droits humains.
Dieu révèle toujours aux jeunes ce qui était meilleur ! La foi et le discernement sont au coeur de l'Eglise. Ils définissent la mission universelle des disciples de Jésus en vue d'une "Nouvelle Terre". Ces éléments sont mis en cause par l'injustice, la prévarication, le nouvel art de la guerre, la culture du déchet, la drogue et la tension constante des identités. En interrogeant les sociétés sub-sahariennes et occidentales, Etienne Bakissi montre combien le fondement de la foi réside dans l'unité temporelle de l'expérience vive des individus : d'où le double sens de quitter que le pape François propose dans son Instrumentum Laboris. En s'appuyant sur la Christification élaborée conjointement par Romano Guardini et le Cardinal Joseph Malula, puis la sotériologie nouvelle mise en route par l'Evêque de Rome, l'auteur invite les jeunes à s'inscrire dans la dynamique de la responsabilité, de la justice, du travail et à une gestion saine du corps comme lieu de l'identité. Un tel chemin n'est possible que si les jeunes et ceux qui ont pouvoir de décision refusent de céder à la globalisation de l'indifférence et deviennent des bâtisseurs d'un monde nouveau. C'est à cette condition que nous pourrons bâtir une "Nouvelle Terre" où chaque individu trouvera les raisons de vivre et d'exister.
A la lumière des guerres asymétriques des années 1993-1997 du Congo-Brazzaville, on note : l'ethnicisation des sociétés congolaises, la montée des bandes armées, des luttes de pouvoir entre le camp Nord et le camp Sud, l'errance des populations vers d'autres pays et d'autres régions. Le sociologue, Etienne Bakissi, traite dans ce livre de l'ethnicité groupale, de la revendication des bandes armées et la crise de l'Etat régalien. Saisissant la perte de sens, du désoeuvrement et de l'abandon, les vendeurs d'illusion instrumentalisent la jeunesse pour en faire des auteurs, des acteurs et des victimes d'actes belliqueux. Le recours aux armes va être le moyen par lequel, les jeunes gagnent leurs butins : les hommes tuent et violent ; les femmes quant à elles deviennent par ailleurs des passeurs potentiels, parce que la langue devient un marqueur identitaire. La violence devient à cet égard "l'exécutoire des frustrations, des peurs et des angoisses". Se pose l'hypothèse de la différenciation sociale. Car un individu peut-il appartenir à des sociétés qui ont des intérêts opposés ? La socialisation de jeunes résulte-t-elle de la formation d'attentes ?
Les guerres ayant eu lieu de 1993 à 1997 au Congo-Brazzaville opposent des groupes sociaux du Nord et du Sud organisés sur des bases ethniques, identitaires et religieuses. Les identités meurtrières de ces conflits trouvent leurs sources à travers la conquête du pouvoir et les croyances magiques. Les groupes ethniques fonctionnent ainsi dans des fusions par opposition qui donnent lieu à une impulsion belliqueuse et développent un Etat agonal. Elle conduit donc la désorganisation communautaire, sociétale, à l'Errance. C'est cette venue d'un ordre sauvage sur fond de tueries qui amène à un retour du religieux et des croyances magiques. C'est ce mécanisme presque paradoxal que pointe et analyse l'auteur en essayant de comprendre comment les institutions économique, politique et religieuse se sont délitées suite aux guerres. "La guerre a sans doute sa grammaire, mais pas sa logique propre."
Résumé : Dans ce livre, Etienne Bakissi cherche, en raison de son passé, à trouver une "clef" explicative de l'essence du politique. Il évoque la finalité de celui-ci comme étant celle du Bien commun et s'interroge sur les manières d'y parvenir. Cette finalité se retrouve aussi dans les encycliques et dans l'esprit du concile Vatican II. Pour lui, c'est la subsidiarité dans sa double forme : ascendante et descendante, qui permet d'atteindre cet objectif. Ce moyen encouragé par l'Eglise de Rome permettrait de sortir de la "malédiction du politique" telle qu'elle s'exprime dans certains pays de l'Afrique francophone. L'ouvrage se veut une source d'inspiration et de réflexion pour la mise en place de cette proposition.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
Cette recherche part d'un intérêt pour la schizophrénie et des processus évolutifs qui peuvent être repérés. C G Jung a consacré sa vie à la description de ces dynamiques psychiques transformatrices. Ces potentiels s'animent lors de processus de crise psychique, de métamorphoses, ou lors d'épisodes psychopathologiques. Cette vision est de plus en plus partagée parmi les chercheurs en psychologie, en psychanalyse, en neurobiologie et dans les sciences du chaos.