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L'Oeuvre de François Rabelais et la culture populaire au Moyen âge et sous la Renaissance
Bakhtine Mikhaïl
GALLIMARD
16,50 €
Épuisé
EAN :9782070234042
L'oeuvre de François Rabelais et la culture populaire au Moyen Age et sous la Renaissance est considéré, à juste titre, comme un ouvrage d'une importance capitale qui fait date dans les études rabelaisiennes. La méthode d'investigation littéraire de Mikhaïl Bakhtine, fondée sur les principes d'un marxisme vivant et enrichissant, lui a permis d'éclairer sous un jour totalement nouveau l'oeuvre de notre grand écrivain, sur la base d'une étude approfondie de ses sources populaires."Si Rabelais, explique l'auteur, nous fait l'effet d'un solitaire qui ne ressemble à nul autre parmi les grands noms de la littérature des quatre derniers siècles, au contraire, sur la toile de fond du trésor populaire convenablement mis au jour, ce sont ces quatre siècles d'évolution littéraire qui risquent plutôt de nous paraître spécifiques, privés de ressemblance avec quoi que ce soit, tandis que les images de Rabelais nous apparaîtront tout à fait à leur place dans l'évolution millénaire accomplie par la culture populaire.". Afin de comprendre Rabelais il faut se débarrasser de toutes les conceptions et notions artistiques ancrées dans l'esprit des contemporains, situer sa place et son rôle dans le vaste flot de la culture comique populaire qui s'est opposée à la culture sérieuse, officielle, des classes dominantes.Dans ce but, l'auteur analyse à tour de rôle les différents éléments constituants de la culture comique populaire dans l'oeuvre de Rabelais : le vocabulaire de la place publique, les formes et images de la fête populaire, le banquet, l'image grotesque du corps, le bas matériel et corporel, et enfin les images de Rabelais et la réalité de son temps.
Résumé : Cet ouvrage constitue une ?uvre maîtresse du Post-Fortmalisme russe. Les deux concepts clés sont ici ceux de polyphonie, ou dialogisme, et d'écriture carnavalesque. Polyphonie : c'est-à-dire pluralité des voix et des visions, pluralité des idées, inséparables des voix qui les portent. Carnaval : le roman polyphonique n'est que l'espèce dernière d'un genre très ancien qui, de la satire, du dialogue socratique, aux romans de Pétrone, Rabelais, Cervantès..., a ses racines dans un type particulier de manifestation sociale : le carnaval. Bakhtine montre comment c'est à l'intérieur même du mot que les voix plurielles du roman polyphonique sont confrontées, en reprenant toute l'?uvre de Dostoïevski. Ici, une érudition gigantesque vient s'allier à la connaissance la plus précise des textes qu'elle aide à déchiffrer.
Bakhtine Mikhaïl ; Jakobson Roman ; Yaguello Marin
Au milieu du bouillonnement intellectuel des années vingt en U.R.S.S., Mikhail Bakhtine, philosophe et critique littéraire, s'interroge sur les rapports entre l'idéologie, le langage et le psychisme. Refusant la dichotomie saussurienne langue/parole, qui vide la pratique linguistique de sa substance, il affirme la nature sociale du signe et pose les fondements d'une linguistique de l'énonciation en tant que manifestation sociale et non individuelle. Au signe figé, réduit à n'être qu'un "signal", il oppose le signe mouvant, changeant, arène où se jouent les conflits sociaux. Cet ouvrage, paru en U.R.S.S. sous le nom de Volochinov, élève de Bakhtine, paraît pour la première fois sous la signature de son véritable auteur.
4e de couverture : Si saisissant de mouvements, si éclatant d'images, si envoûtant de sonorités arabes que soit le Coran, il reste toujours un langage clair. C'est pourquoi, bien qu'il soit intraduisible, on peut en tenter des traductions. Elles disent au moins le sens de l'étonnante prédication de Mahomet (570-632). Depuis des siècles il n'y avait plus de ces grandes révélations qui réveillent l'humanité et après Mahomet il n'y en aura plus. "Dieu seul est Dieu."Notes Biographiques : Jean Grosjean (1912-2006), ordonné prêtre en 1939, renonce à son sacerdoce après la Seconde Guerre mondiale. Commentateur et traducteur de la Bible, du Coran et des tragédiens grecs, il publie aussi récits et poèmes (Terre du temps, Fils de l'homme, La Gloire). Il devient à partir de 1967 membre du comité de rédaction de La NRF, dont il est l'un des contributeurs réguliers à partir de 1955.
Ce volume contient les oeuvres suivantes: Le Traité du Narcisse - Le Voyage d'Urien - La Tentative amoureuse - Paludes - Les Nourritures terrestres - Les Nouvelles nourritures - Le Prométhée mal enchaîné - El Hadj ou Le Traité du faux prophète - L'Immoraliste - Le Retour de l'enfant prodigue - La Porte étroite - Isabelle - Les Caves du Vatican - La Symphonie pastorale - Les Faux-monnayeurs - L'École des femmes - Robert - Geneviève ou La confidence inachevée - Thésée. Introduction de Maurice Nadeau. Notices et bibliographie par Yvonne Davet et Jean-Jacques Thierry.
«La Poésie est comparable à ce génie des Nuits Arabes qui, traqué, prend tour à tour les apparences les plus diverses afin d'éluder la prise, tantôt flamme et tantôt murmure ; tantôt poisson, tantôt oiseau ; et qui se réfugie enfin dans l'insaisissable grain de grenade que voudrait picorer le coq.La Poésie est comparable également à cet exemplaire morceau de cire des philosophes qui consiste on ne sait plus en quoi, du moment qu'il cède l'un après l'autre chacun de ses attributs, forme, dureté, couleur, parfum, qui le rendaient méconnaissable à nos sens. Ainsi voyons-nous aujourd'hui certains poètes, et des meilleurs, refuser à leurs poèmes, rime et mesure et césure (tout le "sine qua non" des vers, eût-on cru), les rejeter comme des attributs postiches sur quoi la Muse prenait appui ; et de même : émotion et pensée, de sorte que plus rien n'y subsiste, semble-t-il, que précisément cette chose indéfinissable et cherchée : la Poésie, grain de grenade où se resserre le génie. Et que tout le reste, auprès, paraisse impur ; tâtonnements pour en arriver là. C'est de ces tâtonnements toutefois qu'est faite l'histoire de notre littérature lyrique.»André Gide.
Ces "essais sur le roman" constituent la première manifestation théorique de l'école du "nouveau roman". Nathalie Sarraute y expose ses propres conceptions qui ont exercé une influence profonde sur les jeunes auteurs. De Dostoïevski à Kafka, de Joyce à Proust et Virginia Woolf, Nathalie Sarraute scrute l'oeuvre des grands précurseurs du roman moderne et examine leur contribution à la révolution romanesque de nos jours.
Entre le monde cristallin de la féerie et les dérèglements de la science-fiction s'étend un territoire brumeux, crépusculaire, aux reliefs dangereux et aux frontières incertaines, où le voyageur risque fort de se perdre... Fondé sur l'irruption du surnaturel dans la réalité, le fantastique manipule, choque, voire terrifie le lecteur à travers un récit tendu, comme une corde raide, vers une issue aux allures de précipice. Contrairement au merveilleux, où le surnaturel va de soi, et à l'étrange, qui s'explique, le texte fantastique reste une énigme. Pour quelles raisons le lecteur cherche-t-il à tout prix à ressentir le frisson de l'effroi ? Doit-on perdre nos repères pour mieux comprendre la réalité qui nous entoure ? Ou s'agit-il d'explorer les zones les plus secrètes de notre inconscient ? Démon, vampire, spectre... Derrière la peur de l'Autre, n'est-ce pas moi, en fin de compte, que je reconnais ?
Quelle est la chose que l'on recherche quand on sent des gouttes ? Quelle est la différence entre la lettre "i" et un clocher ? Qu'est-ce qui va de pis en pis et se porte de mieux en mieux ? Depuis l'Antiquité et depuis cinq siècles en France, on surprend nos auditeurs en utilisant toutes sortes d'énigmes, de jeux de mots, qui sont autant de traits d'esprit. Voici plus d'un millier de devinettes : quiproquos, raisonnements, différences, combles... en prose ou en vers, anciens et modernes. Saurez-vous vraiment découvrir les réponses à ces facétieux traits d'esprit ? Enigmes, devinettes, charades, rébus : ce livre rassemble plus de 1 000 jeux de mots sous la forme de questions malicieusement posées. Mêmes si toutes les réponses sont données, idéal pour mettre l'esprit à la torture ou exciter la curiosité.
Vers l'autre flamme s'inscrit bien au c?ur d'une actualité dont les débats idéologiques et culturels confirment la pertinence du regard que portait Istrati sur l'Occident et «Octobre rouge».Un regard contemporain dont l'acuité est révélée par un présent qui n'en finit pas de reproduire son passé... De prisons en ghettos, d'asiles psychiatriques en lois martiales, la gangrène totalitaire exerce ses ravages sans distinctions idéologiques. À de rares exceptions près, nos sociétés, qu'elles se proclament prolétariennes ou libérales, violent impunément les droits et les libertés élémentaires de l'homme. Un homme asservi et exploité par l'homme. À quoi s'ajoute cette tare congénitale des sociétés modernes : la bureaucratie, expression maligne du pouvoir d'État.