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La vie de Monsieur Descartes
Baillet Adrien ; Bitbol-Hespériès Annie
ENCRE MARINE
85,00 €
Épuisé
EAN :9782350881997
Adrien Baillet offre une traversée du dix-septième siècle européen : 1596, naissance de René Descartes, 1691 : publication de La Vie de Monsieur Descartes. Cette biographie n'est pas uniquement l'histoire de la vie privée et publique de Descartes, entouré de ses amis et répondant aux controverses, ni seulement l'histoire de l'élaboration de ses oeuvres philosophiques et scientifiques, de leur publication et de leur réception en Europe, c'est aussi l'histoire du cartésianisme. C'est une somme unique sur la vie intellectuelle européenne, une véritable Encyclopédie avant l'heure. Cette édition annotée avec orthographe modernisée, sources explicitées et discutées, est une nouveauté éditoriale qui va permettre aux lecteurs contemporains d'avoir accès à un écrit majeur du XVIIe siècle sur Descartes, ses livres publiés et ses manuscrits dont certains ont été perdus. Baillet cite avec talent la vaste correspondance de Descartes. Il se réfère aussi à d'autres lettres, en particulier celles de Mersenne, de Gassendi, de Saumaise et de Sorbière - qui éclairent des thèmes philosophiques et scientifiques -, et celles de Chanut, ambassadeur de France en Suède, qui précisent le portrait de la reine Christine et les récits sur la mort de Descartes. L'édition critique de la grande biographie de Descartes par Baillet enrichit, en le contextualisant, un texte irremplaçable, passionnant et foisonnant. Les notes expliquent les termes tombés en désuétude, les notions scientifiques, philosophiques, religieuses, politiques et clarifient les vifs débats.
La Vie de M. Descartes" d'Adrien Baillet est une biographie exhaustive et minutieuse de René Descartes, le célèbre philosophe, mathématicien et scientifique français. Publiée en 1691, cette oeuvre est l'une des premières biographies détaillées de Descartes, offrant un aperçu précieux de sa vie personnelle et intellectuelle. Adrien Baillet, érudit et biographe du XVIIe siècle, utilise une multitude de sources, y compris des lettres, des documents contemporains et des témoignages, pour retracer la vie de Descartes depuis sa naissance en 1596 à La Haye en Touraine, jusqu'à sa mort en 1650 à Stockholm. Le livre est structuré de manière chronologique, permettant au lecteur de suivre l'évolution de Descartes à travers les différentes étapes de sa vie. Le récit commence par l'enfance et l'éducation de Descartes, mettant en lumière son passage au collège jésuite de La Flèche, où il a reçu une formation rigoureuse en lettres et en sciences. Baillet décrit comment Descartes, dès son jeune âge, montrait une curiosité insatiable et un esprit critique, qualités qui allaient marquer toute sa carrière. La biographie aborde ensuite les années de Descartes en tant que soldat et voyageur. Baillet raconte comment, tout en servant dans diverses armées en Europe, Descartes a continué à développer ses idées philosophiques et scientifiques. Cette période de sa vie est également marquée par son fameux rêve en 1619, qui l'aurait inspiré à poursuivre une carrière de philosophe et de scientifique. Baillet consacre une grande partie de son ouvrage à l'analyse des oeuvres majeures de Descartes, notamment "Le Discours de la méthode", "Les Méditations métaphysiques" et "Les Principes de la philosophie". Il explique les circonstances de leur rédaction, leur réception par le public et leur impact sur la pensée scientifique et philosophique de l'époque. Baillet ne se contente pas de résumer ces oeuvres, mais il en explore également les idées principales et la manière dont elles ont révolutionné la philosophie et les sciences. Le livre offre également un aperçu de la vie personnelle de Descartes, y compris ses relations avec ses contemporains, ses correspondances, et ses démêlés avec les autorités religieuses. Baillet décrit les défis et les controverses auxquels Descartes a été confronté, notamment ses conflits avec les théologiens et son exil volontaire aux Pays-Bas pour échapper aux pressions religieuses.
Maintes études ont été consacrées à René Descartes mais, curieusement, son existence vagabonde est très peu connue. La seule biographie qui fasse autorité reste celle (publiée en 1692) du Père Baillet. Cette réédition abrégée s'imposait. On y découvre un gentilhomme qui ne craint pas de tirer l'épée, aime le voyage et les filles, s'ingénie à feinter la censure des jésuites - en se repliant en Hollande, dans ses fameux poêles, d'où il entretient une correspondance avec tous les lettrés et les savants de son temps . L'épilogue est des plus romanesques : Stockholm, la cour de l'étrange Christine de Suède qui se piquait de philosophie, le froid, la mort en solitaire, l'immense gloire posthume.
Dans tous les pays du monde, lorsque le vigneron élève son vin dans une barrique, la porosité du bois qui en constitue les parois laisse s'évaporer une partie des liquides dans une proportion que l'on ne saurait négliger. On appelle cette évaporation: "la part des anges". Jour après jour, le paysan compense cette part des anges en ajoutant du vin. On appelle cette compensation: l'"ouillage". La plupart des grands vins qui réjouissent nos coeurs sont nés dans ces conditions. Une institution de soin, médico-sociale ou d'éducation, c'est un être vivant comme l'est aussi un vin. Ici les anges sont les rêves, et si les institutions écartent cette part du rêve, cette part offerte au rêve, elles s'étiolent, se referment, et ne produisent plus les effets escomptés. Ce rêve, c'est la régulation qui le fournit ou plutôt qui l'entretient. Si aucun régulateur ne vient plus accomplir cet ouillage dans le tonneau institutionnel, alors la pratique s'évente, s'aigrit, et finalement se mue en vinaigre. Pour vivre, une institution a besoin de cette part du rêve qui semble être une perte de prime abord; mais cette perte est indispensable, à l'instar des vins les plus précieux, pour lui assurer structure et qualité. Cette perte est en définitive un gain. Voilà l'état d'esprit qui m'a guidé pour écrire ce livre. J'ai voulu analyser les rouages de ce que l'on appelle régulation, supervision, ou encore analyse des pratiques selon deux points de vue différents: rendre compte d'une pratique d'une part, sans toutefois tomber dans la banalité du simple témoignage; et proposer des supports théoriques pour en éclairer les bases, pour tenter d'écrire les prémisses d'une théorie de la régulation.
Marcel Conche, professeur émérite à la Sorbonne, membre de l'Académie d'Athènes, est l'auteur de nombreux ouvrages, publiés aux Editions Encre Marine, Cécile Defaut, Albin Michel, et surtout aux Presses Universitaires de France (collections "Perspectives critiques", "Quadrige" et "Epiméthée").
Toute ma philosophie a sa source dans mon coeur" écrit Vauvenargues ; et Auguste Comte affirme "la prépondérance du coeur sur l'esprit" et entend instaurer le "règne du coeur". De là, ces Conversations avec Vauvenargues, Auguste Comte et d'autres auteurs, autour de la notion de coeur - comme ce qui dans l'homme est le plus sensible à autrui, à sa peine, à sa souffrance - et autour de tous les sentiments ou vertus qui ont leur racine dans le coeur, telles que la fidélité, la gratitude, la ferveur, la pitié, la générosité, l'admiration, mais aussi et surtout l'amitié et l'amour.
Le terme "technoscience", abondant dans les discours militants et journalistiques, absent des discours internes aux pratiques scientifiques, parfois utilisé par des philosophes ou des sociologues, est récent. Le substantif apparaît au milieu des années soixante-dix. Il est souvent chargé d'affects et d'une axiologie implicite: il constitue souvent une arme de lutte (nommer les phénomènes techniques et/ou scientifiques de ce nom c'est déjà, dans bien des contextes, les "dénoncer" ), mais est-il aussi le lieu d'une élaboration conceptuelle précise et consistante pour accueillir ce qui nous arrive et qu'on désigne ainsi? Et ce qui nous arrive sous ce nom est-ce, localement, une reconfiguration de la représentation des rapports entre sciences et techniques, ou bien aussi, plus largement, une manière nouvelle d'expérimenter quelques énigmes fondamentales (comme celle de l'Invention, ou bien encore celle de la Puissance)? On veut manifester dans ce livre l'ambiguïté fondamentale d'une "figure" aux facettes multiples - la technoscience -, qui traverse les registres de l'épistémologique, de l'économique et du politique,, pour assumer des inflexions proprement métaphysiques et même eschatologiques.