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Un simulacre de laïcité. L’échec du sécularisme dans le monde anglophone
Baillargeon Normand ; Aussedat Joseph ; Sankari Ni
L'HARMATTAN
27,00 €
Épuisé
EAN :9782336474533
Les religions se prétendent garantes de la morale. Pourtant, elles prônent parfois une violence atroce, voire les pires injustices. Le monothéisme dégage des relents de totalitarisme. La séparation entre la religion et l'Etat est un concept bien connu, tant chez les francophones que dans l'anglosphère. Toutefois, seule la laïcité républicaine, d'inspiration française, respecte ce principe. Or, celle-ci est souvent condamnée par les commentateurs anglophones. Pour ces derniers, la religion serait intouchable, au-dessus de toute autre considération. Ce clivage franco-anglais a des origines historiques. Plus récemment, plusieurs idéologies identitaires, très à la mode, y jouent un rôle majeur. Elles s'inspirent du relativisme culturel, ayant abandonné l'universalisme des Lumières. Elles courtisent diverses minorités, surtout religieuses. Elles sèment la confusion entre "race" et religion, multipliant ainsi les accusations gratuites de "racisme" contre ses critiques.
Ce livre s'inscrit d'emblée en opposition à la réforme del'éducation qui est appliquée au Québec depuis plus d'une décennie. Mais le point de vue n'est en rien passéiste ni réactionnaire. L'auteur s'est exprimé depuis le début contre les principales idées sur lesquelles s'appuie cette réforme. Ses prises de position critiques lui ont valu de sérieux adversaires et même un certain ostracisme. "Dans le milieu de l'éducation, écrit-il, il était interdit, sous peine de sanctions symboliques assez fortes, d'exprimer des réserves ou de formuler des critiques à l'endroit du système qui se mettait en place". L'auteur rassemble dans ce livre trois essais importants et une dizaine de chroniques qui ne manqueront pas d'alimenter la discussion et la polémique sur les grands enjeux actuels del'éducation.
De toutes les menaces qui pèsent sur la liberté, la plus grande est sans nul doute la perte de l'esprit critique. On en mesure chaque jour l'étendue dans les médias qui, ayant renoncé à cultiver l'opinion publique, préparent et adaptent les consciences aux "nouvelles réalités". On l'observe également dans les écoles et les universités qui ont brodé leur indépendance, leur mission et leurs valeurs fondamentales, pour se mettre au pas des impératifs économiques. Face à une telle servilité intellectuelle, ce livre constitue une invitation à la trahison. Avec humour, et sans donner de leçon de morale, Normand Baillargeon en appelle à la responsabilité des intellectuels face aux demi-vérités et aux mensonges politiques. L'auteur du Petit cours d'autodéfense intellectuelle propose finalement des modèles alternatifs qui sont tout à la fois attirants, réalistes et mobilisateurs. À ce propos, l'auteur puise dans la riche tradition libertaire, qui a notamment inspiré Michael Albert et Robin Hahnel dans leur élaboration du modèle de l'économie participative (Écoper). Avec Les chiens ont soif, c'est à une lutte acharnée contre le cynisme que nous convie l'auteur.
Rien ne semble aussi universellement admis aujourd'hui que l'idée d'une crise de l'éducation. La persistance des inégalités et le soupçon que les systèmes scolaires oeuvrent à les reproduire, la remise en question de la neutralité des savoirs et de l'universalisme des valeurs nourrissent ce diagnostic. Qu'en dit la philosophie, elle qui, dès sa naissance, s'interroge sur les conditions d'existence d'un savoir et sur les conditions de possibilité de sa transmission? Outre les grands auteurs de la tradition philosophique, ce volume nous invite à découvrir les philosophes contemporains, notamment anglo-saxons, et leurs réflexions stimulantes sur le rôle de l'éducation au sein de la "conversation démocratique".
Regardez-les aller. Lisez leurs journaux ; écoutez leurs stations de radio ; regardez leurs chaînes de télévision. Les chiens ont soif. Les médias sont déjà, dans une large mesure, contrôlés par les cartels auxquels ils appartiennent et jouent un rôle fondamental dans la préparation et l'adaptation des esprits aux " nouvelles réalités ". Tout cela échappe en partie à la connaissance du public comme à tout contrôle démocratique. L'école et l'université sont désormais transformées dans leur mission et dans leurs -valeurs constitutives par ces mêmes forces, pour les mêmes raisons et avec les mêmes objectifs. A défaut d'une vaste mobilisation populaire, c'est foutu. Il va falloir se battre. L'ennemi est énorme, mais, comme toujours, pas invincible, à condition de s'y mettre tous ensemble. Au nombre des solutions, il faut considérer l'Ecopar pour concevoir et rendre possible la mise en place d'institutions économiques dans le respect de valeurs qui sont celles de la gauche, plus précisément de la gauche libertaire.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.
Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.