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Démocratie : inventaire avant travaux. Tome 1, Croyance(s), credo, ergo sum...
Baguenard Jacques
EDTS DIALOGUES
27,00 €
Épuisé
EAN :9782918135807
Credo, ergo sum ! pourrait-on lancer en défi à l'homme du cogito. Emil Cioran a relevé la propension de l'être humain à se réfugier dans un univers irrationnel, créé de toutes pièces, et auquel il confie son destin. Ce terreau, en quelque sorte générique, fabrique un compost sur lequel s'enracine et à partir duquel se déploie la démocratie. Elle doit le prendre en compte, au risque, sinon, de se dessécher irrémédiablement, et se réduire à n'être plus qu'un insipide produit "hors-sol". L'oublier, c'est errer dans un univers préfabriqué où l'homo oeconomicus ne rencontre que des chimères au service de ses certitudes doctement frelatées et où son frère jumeau, l'homo politicus, se complaît dans la recherche insensée d'équations qui pourraient décoder son comportement erratique... Convoquée pour tout expliquer avec une suffisance inqualifiable, la Raison s'affole et se fourvoie. Revenons à l'essentiel : les croyances conditionnent les raisonnements! Notre vision du monde révèle nos convictions, lesquelles déterminent nos comportements. Construite par la volonté humaine à la confluence de circonstances favorables sur fond d'innovations institutionnelles, la démocratie prolonge ce climat d'ambiance en produisant génétiquement ses propres croyances fondatrices. A l'heure où les expériences, dites démocratiques, vacillent comme si elles s'étaient égarées sans boussole sur des terres hostiles ou ingrates, à un moment où les petits arrangements entre amis disqualifient les pratiques éculées de gouvernants qui transforment trop aisément le service public en self-service, il est temps de dépasser la rénovation de façade alors que les fondations sont fragilisées. Tout acte de foi dans la démocratie exige une clarification des croyances qui la nourrissent. L'heure est venue de repenser ses fondements pour tenter d'éviter qu'un séisme de forte magnitude, laissant le souvenir cauchemardesque d'une utopie dévoyée, ne l'emporte !
Possum, ergo sum !" Tel est le cri de victoire de qui accapare le pouvoir comme prolongement de son narcissisme, en laissant croire que c'est pour le bien collectif... Soigner ses déséquilibres en transformant ses insuffisances en une carrière lucrative et honorée est une dérive dont souffre la démocratie! La duperie est universelle. Avoir réussi à imposer à la démocratie la notion de "carrière politique" alors qu'il ne devrait s'agir, pour les heureux bénéficiaires, que de "mandat temporaire", telle est la supercherie. Il faut regarder de plus près le maniement de ce "pouvoir", entreprendre sa radiographie, puisqu'il paraît incontournable. Un regard physiologique permet d'en discerner les ressorts et d'en comprendre l'alchimie. Une approche psychanalytique conduit à dénouer les entrelacs des combats éperdus - et perdus - que mènent les drogués du Pouvoir pour une reconnaissance éphémère : "L'aspiration au pouvoir n'est pas le fils de la force, mais l'enfant abâtardi de la faiblesse", Erich Frömm l'avait compris ! Regardons de plus près les outrances de ces personnages qui jouent aux importants. Observons le halo mythologique qui enrobe leurs entreprises de manipulation. Intermittents d'un spectacle trop souvent médiocre, ils prétendent que le Pouvoir est la Vie avant de se rendre compte, pour les plus lucides, et souvent trop tard, que le roi est nu... Etre ou ne pas être : Shakespeare les accompagne dans leurs dérives existentielles. Au théâtre des vanités, la mise en scène empruntée l'emporte trop souvent sur la qualité relative de scénarii inconsistants où la comédie le dispute à la tragédie. Bas les masques !
La crise du politique renouvelle le débat sur la démocratie. Et si la «démocratie locale» constituait un espace privilégié permettant de renouveler cet idéal démocratique qui, d'utopie mobilisatrice, dégénère dangereusement en mythologie réductrice? En France, depuis les années quatre-vingt, une dynamique décentralisatrice s'est progressivement affirmée.
Démocratie: une idée-force qui illumine les combats les plus contradictoires, un mot talisman que vénèrent tous les hommes politiques, à l'exception notable des dictateurs, au pire du bout des lèvres, au mieux la main sur le coeur. La démocratie n'existe pas. Rêve utopiste, elle éclaire la marche sans fin vers un monde meilleur dont elle symbolise l'idéal. Mais le rêve dégénère trop souvent en cauchemar et l'utopie en chimère quand cette marche s'interrompt pour laisser s'épanouir des régimes politiques qui se complaisent dans des formes approximatives. Et si l'on en revenait à l'essentiel? « Gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple », la démocratie est manipulée, confisquée, caricaturée... courtisée pour les besoins d'une cause qui la trahit: l'exercice du pouvoir. La fin de notre millénaire se prête à un regard clinique visant à décrypter sans complaisance ce qui est par rapport à ce qui devrait être.
Alors que le Petit Prince demande à Saint Exupéry, "Dessine-moi un mouton", ce sont des hordes d'élèves, de parents, decurieux, de sceptiques et d'épicuriens qui se lancent vers Nonoen le suppliant: "Dessine-moi la philo!". Le prof, caricaturistefameux, leur jette un regard complice et se lance dans unehistoire illustrée de la philo. Socrate et la ciguë, Machiaveldont la fin justifie les moyens, Schopenhauer ou le néant,Kant, Marx et Freud, Nono dresse un itinéraire, de l'Antiquitéà nos jours, et nous promène parmi les grandes figures de laphilosophie. Mais l'homme ne peut se passer de son crayon etde ses couleurs, et croque les philosophes avec malice etespièglerie. En vérité, on vous le dit: la philo, c'est pas dubidon!
Le livre se présente à la manière d'une cartographie subjective et il ne s'agit surtout pas d'une présentation exhaustive du paysage parisien. Le lecteur est invité à se glisser dans les pas de l'auteur qui trace le cadastre de son Paris électif. Du Sentier et de Montorgueil en passant par le PalaisRoyal et les quais de Seine, du palais de l'Elysée à l'île SaintLouis, du quai de Conti à Notre-Dame, on voit se dessiner un Paris personnel, presque intime, qui ne se limite pas à une recension patrimoniale des grands monuments et des hauts lieux
Comment Zola Méké, jeune Africain issu d'une famille démunie, est-il devenu chirurgien à Paris? Pour faire ses études, Zola, adolescent, est obligé de s'exiler. D'abord à Cuba, puis en Russie et en France. Une ascension sociale terriblement coûteuse: déchirement familial, petits boulots pour survivre, racisme, tiraillement entre l'attrait d'une vie "moderne" et l'emprise de la culture originelle. Mais ce roman est aussi une histoire forte d'amour et d'amitié entre quatre jeunes aux destins divergents. Une aventure humaine où les personnages de rencontre abondent: un idéaliste égaré, une singulière mère adoptive, un curieux chirurgien russe adepte du silence? Le tout narré d'une plume alerte où l'humour s'invite souvent. Noirs en blanc est une fiction inspirée des témoignages de médecins étrangers travaillant dans nos hôpitaux. Il évoque la fuite des cerveaux d'Afrique, un drame pour ce continent? "Reprenez vos ONG et rendez-nous nos médecins", s'écrie Myezi, une femme chirurgien amoureuse de Zola.
Résumé : Kreiz-Breizh. Autant qu'il m'en souvienne, cette de?nomination n'e?tait pas encore utilise?e au temps de ma jeunesse, il semble que le mot soit apparu avec le revival celtique. Pour parodier les banlieusards du neuf-trois ou du neuf-quatre, certains d'entre nous se sont alors amuse?s a? ne prononcer que les initiales. K.B. Deux lettres majuscules claquant comme les sabots d'un cheval sur le pave? de la place du bourg. K.B., comme Kalon Breizh, coeur de Bretagne.