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POUR UNE POESIE DU DIMANCHE
BAETENS JAN
IMPRESSIONS NOU
9,00 €
Épuisé
EAN :9782874490804
La poésie n'est pas seulement faite par les poètes, mais aussi par des gens qui exercent un métier normal, sans rapport avec l'écriture ou la littérature. Le but de ce recueil, qui est à la fois une création personnelle et un essai sur la poésie, est de montrer que la poésie a tout à gagner d'une telle situation. C'est en effet grâce au travail des poètes que la poésie peut se rapprocher à nouveau de ce qui lui fait le plus défaut aujourd'hui: la vie. Le recueil offre un panorama de la poésie d'hier et d'aujourd'hui. Il évoque pour une cinquantaine d'auteurs souvent très connus (de Jacques Roubaud, mathématicien, à Wallace Stevens, assureur, en passant par Alfred Brendel, pianiste, Mao Zhé Dong, homme politique, ou encore Jean-Luc Caizergues, machiniste d'opéra) les jeux et les glissements entre le métier et l'?uvre.
En 1870, Henri Fantin-Latour fait le portrait de deux femmes, dont une qui lit. En 1877, il refait le tableau, mais il en précise le sujet : la lecture, puis l'écoute de cette lecture. Que lisent ces personnages ? On l'ignore. Ce livre de poèmes et de photographies, qui se font écho comme le texte et l'image chez Fantin-Latour, tente de répondre à d'autres questions, plus fondamentales, sur le thème des femmes lisant.
Boileau + Ponge + Queneau = Cent fois sur le métier, soit cent poèmes sur cent professions, à chaque fois dans un style différent mais qui se veut "juste" tout en restant, de ton et d'inspiration, aussi libre que possible. Toutes les professions décrites sont de vraies professions et la ressemblance avec le réel n'est pas méprisée au nom des lois supérieures de la poésie. Comme l'auteur est Belge, le métier VI est celui de roi. Biographie: Jan Baetens est peut-être le dernier poète flamand d'expression française. Professeur à l'université de Leuven, il est l'auteur de nombreux ouvrages d'analyse et de critique littéraire. Il s'intéresse particulièrement aux rapports entre texte et image, notamment dans les domaines du récit photographique et de la bande dessinée. Son livre Hergé écrivain (Flammarion, coll. Champs) est devenu un classique du genre. Il est l'auteur de plusieurs volumes de poésie, dont Vivre sa vie, une novellisation en vers du film de Jean-Luc Godard (Les Impressions Nouvelles, 2005), Slam! poèmes sur le basket-ball (Les Impressions Nouvelles, 2006) et Cent ans et plus de bande dessinée en vers et en poèmes (Les Impressions Nouvelles, 2007). Cent fois sur le métier a obtenu le Prix Triennal de poésie 2007 de la Communauté française de Belgique.
La bande dessinée s'est toujours inspirée du patrimoine littéraire, qu'elle continue d'adapter. Mais beaucoup de ces adaptations ont mauvaise réputation. On les accuse non seulement de simplifier les récits d'origine mais aussi d'être mal dessinées, bref de desservir en même temps la littérature et la bande dessinée. La vogue récente des adaptations littéraires dans le domaine du roman graphique permet de revenir sur certains lieux communs et d'interroger les formes et enjeux de ce type de transpositions, aujourd'hui souvent ambitieuses et fort originales. Richement illustré, le présent livre fait le point sur cette nouvelle tendance dont il examine à la fois les défis et les réussites. Le but qu'il poursuit est double : montrer d'abord qu'une adaptation littéraire peut être aussi audacieuse et créative qu'un récit original ; prouver ensuite qu'une bonne adaptation n'est pas obligée, contrairement à ce qui se répète partout, de s'éloigner de son modèle. Les meilleures adaptations littéraires en bande dessinée sont fidèles à leur texte-source, sans pour autant le reprendre de manière servile. Les divers aspects d'une adaptation littéraire en bande dessinée ? du besoin de raccourcir le texte ou de réduire le nombre de personnages à la nécessité d'associer un visage à une voix en passant par la difficulté de dessiner un "ton" ou un "style" ? sont examinés ici à travers une sélection représentative d'oeuvres récentes. On y retrouve entre autres Jacques Tardi, Stéphane Heuet, David Sala, David Vandermeulen, Manu Larcenet, Clément Oubrerie et une dizaine d'autres créateurs.
De tous les genres littéraires, le roman-photo est à la fois le plus méprisé et le moins connu. Pour le roman-photo a l'ambition de révéler toute la richesse de ce genre hybride, dont l'importance est capitale à une époque où se rapprochent littérature et photographie. Abordant aussi bien les stéréotypes du roman-photo sentimental que les inventions du roman-photo moderne, notamment sur Internet, le livre nous donne d'abord un aperçu très richement illustré de l'histoire du genre, que l'auteur compare à ses faux frères, la bande dessinée et le ciné-roman. Il examine aussi la manière dont texte et image peuvent s'allier pour inventer des récits entièrement inédits. Il propose enfin des analyses des grands auteurs du "nouveau roman-photo" (Marie-Françoise Plissart, Michael Snow, Sophie Calle ou Suky Best). Prenant le contrepied de tout ce qu'on écrit depuis cinquante ans, cet essai nous invite à lire, d'urgence, des romans-photos.
Résumé : Ridley Scott interroge la nature humaine par tous les moyens du cinéma, se livrant aux images choquantes autant que monstrueuses. Il renoue avec des questions philosophiques relatives à l'animal, l'automate, la machine.Tous ses films insistent sur cette faculté héroïque d'aller au-delà de son essence. Au point de se laisser porter par un désir d'éternité qui trouve sans doute dans l'intelligence artificielle des ressources capables de nous transformer. Ce "transformisme", dans Blade Runner comme dans Alien Covenant, confronte l'homme au "Créateur" qu'il est devenu, concurrencé par d'étranges robots, des Cyborgs capables de remplacer, de le relever en direction d'un posthumanisme ou d'un transhumanisme dont l'oeuvre de Ridley Scott montre les risques.
Un béret peut changer une vie. Devenu conscrit (à l'époque du roman, il y en avait encore), notre jeune héros se retrouve plongé de but en blanc dans un ennui kaki, qui lui laisse quand même la possibilité de vaquer à ses pensées les plus noirâtres. Car celles-ci s'entortillent autour des idées de la mort (laquelle fera bientôt irruption dans sa jeune vie), de la guerre (en revêtant un béret, il songe inévitablement à la guerre de son père), de l'amour (l'inaccessible Hanska), de l'immigration (son mineur de père arrivé en Belgique juste après la guerre), des eaux troubles du passé (l'Italie fasciste)... Mais le héros emporte avec soi aussi de quoi lire : un Jules Verne et un vieux carnet ayant appartenu à son père. L'un et l'autre vont l'aider à voir plus clair dans ces eaux où il risque de se perdre. Pour percer la houle, ces deux véhicules donc : les Vingt mille lieues, mais aussi ce vieux carnet aux pages toutes noircies d'une écriture gribouillée, serrée, presque illisible : celle de son père ?
Qui était " René avant Magritte " ? Une énigme, que personne, jusqu'ici, n'avait cherché à éclaircir. C'est ce qu'a voulu découvrir Jacques Roisin, au cours de l'investigation qu'il a menée pendant treize années (de 1985 à 1998), en rencontrant les témoins encore vivants de la jeunesse du peintre et en fréquentant les lieux de ses vingt-huit premières années. Le compte-rendu de ce travail colossal de recherche a été rédigé sur le ton d'une enquête policière. Le récit nous fait revivre, dans le cadre du " Pays noir " de Charleroi puis à Bruxelles, ses frasques cruelles avec ses frères, sa fascination pour les images, ses lectures et ses séances de cinéma muet, les circonstances du suicide de sa mère - tout ce passé dont le peintre refusera toujours de parler - et, enfin, sa rencontre avec un peintre dans un cimetière et le choc de la découverte du Chant d'amour de Giorgio de Chirico. Tout au long de ce livre, vivant comme un reportage, passionnant comme un roman, apparaît en filigrane l'esprit subversif d'un " Ceci n'est pas une pipe ", véritable manifeste surréaliste, en germe dans l'enfance et la jeunesse turbulentes de René Magritte. Les innombrables témoignages de première main, recueillis auprès de ceux qui ont bien connu le jeune René, étayent l'enquête de terrain et permettent d'éclairer d'un jour totalement nouveau une oeuvre qui ne cesse de nous interpeller. De nombreux documents iconographiques, eux-mêmes inédits, concernant René, sa famille, son quartier, les lieux et les gens qu'il a fréquentés, enrichissent l'intérêt de la lecture. Le portrait de René minutieusement recomposé par Jacques Roisin nous apparaît comme la face cachée du peintre Magritte.
Résumé : Pendant la Seconde Guerre mondiale, dans le camp de concentration de Stutthof, une femme du nom de Flora dirigeait un théâtre de pain. Avec une partie de sa maigre ration, elle modelait de petites figurines. Le soir, en cachette dans les toilettes, elle et quelques prisonnières animaient ces acteurs de mie devant des spectateurs affamés et promis au massacre. Où qu'il soit, quelle que soit l'époque, l'être humain est entouré d'histoires et a besoin d'histoires. Cela lui est aussi vital que l'oxygène. Depuis plus de vingt ans, il existe un livre qui parle de ce besoin : La Dramaturgie d'Yves Lavandier. Un livre devenu culte dans les milieux professionnels. La Dramaturgie se présente comme l'équivalent contemporain de La Poétique d'Aristote. C'est donc un traité sur les mécanismes du récit, leur raison d'être et leur signification. Mais alors que le philosophe n'avait que les pièces grecques pour illustrer son ouvrage, Yves Lavandier peut s'appuyer sur un répertoire beaucoup plus riche, puisant ses nombreux exemples dans le théâtre, le cinéma, la télévision, les contes et la bande dessinée. La Dramaturgie fait aujourd'hui l'objet d'une nouvelle édition aux Impressions Nouvelles. Yves Lavandier a révisé son livre pour l'occasion. Il s'adresse en priorité aux dramaturges et aux scénaristes (débutants comme professionnels), mais il intéressera tous les partenaires des arts du récit, acteurs, producteurs, metteurs en scène, dessinateurs, et même les spectateurs curieux de mieux comprendre le théâtre, le cinéma ou la bande dessinée, et les rapports que ces arts entretiennent avec la vie.