Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
La novellisation. Du film au roman
Baetens Jan
IMPRESSIONS NOU
22,00 €
Épuisé
EAN :9782874490569
On appelle "novellisation" le genre qui adapte un film original sous forme romanesque. Ce genre, confondu souvent avec le scénario et limité à tort à certains produits dérivés des grandes machines hollywoodiennes, est en fait aussi ancien que le cinéma lui-même, et la France a joué un rôle clé dans son développement. L'ambition de ce livre est non seulement de décrire les transformations de ce genre, qui permet de jeter une nouvelle lumière sur les rapports entre cinéma et société, mais aussi et surtout de relire un certain nombre de classiques français, du Jeanne d'Arc de Dreyer aux Vacances de Monsieur Hulot de Tati, de J'irai cracher sur vos tombes à La Vie de Jésus de Bruno Dumont par exemple. Cet essai, abondamment illustré, révèle ainsi la diversité fascinante des échanges entre cinéma et littérature. Biographie de l'auteur Jan Baetens enseigne à l'Institut d'Etudes culturelles de l'université de Leuven. Il est l'auteur de nombreuses études sur les rapports entre texte et image au cinéma, en bande dessinée et en photographie, dont le classique Hergé écrivain (Champs-Flammarion). Aux Impressions Nouvelles, il a publié plusieurs essais et volumes de poésie, notamment une "novellisation" du célèbre film de Jean-Luc Godard, Vivre sa vie. Il est considéré par beaucoup comme le dernier poète flamand d'expression française.
La bande dessinée s'est toujours inspirée du patrimoine littéraire, qu'elle continue d'adapter. Mais beaucoup de ces adaptations ont mauvaise réputation. On les accuse non seulement de simplifier les récits d'origine mais aussi d'être mal dessinées, bref de desservir en même temps la littérature et la bande dessinée. La vogue récente des adaptations littéraires dans le domaine du roman graphique permet de revenir sur certains lieux communs et d'interroger les formes et enjeux de ce type de transpositions, aujourd'hui souvent ambitieuses et fort originales. Richement illustré, le présent livre fait le point sur cette nouvelle tendance dont il examine à la fois les défis et les réussites. Le but qu'il poursuit est double : montrer d'abord qu'une adaptation littéraire peut être aussi audacieuse et créative qu'un récit original ; prouver ensuite qu'une bonne adaptation n'est pas obligée, contrairement à ce qui se répète partout, de s'éloigner de son modèle. Les meilleures adaptations littéraires en bande dessinée sont fidèles à leur texte-source, sans pour autant le reprendre de manière servile. Les divers aspects d'une adaptation littéraire en bande dessinée ? du besoin de raccourcir le texte ou de réduire le nombre de personnages à la nécessité d'associer un visage à une voix en passant par la difficulté de dessiner un "ton" ou un "style" ? sont examinés ici à travers une sélection représentative d'oeuvres récentes. On y retrouve entre autres Jacques Tardi, Stéphane Heuet, David Sala, David Vandermeulen, Manu Larcenet, Clément Oubrerie et une dizaine d'autres créateurs.
Ce livre décrit en quelque soixante poèmes toute l'histoire de la bande dessinée, de Rodolphe Töpffer, qui inventa le genre dans sa forme contemporaine, à Aurélia Aurita, auteure de Fraise et chocolat, en passant par tous les grands auteurs américains et européens qui ont " fait " la bande dessinée et qui lui ont permis de devenir un des arts les plus vivants d'aujourd'hui. Les poèmes, toutefois, ne sont pas de simples descriptions des bandes dessinées ou de leurs auteurs, mais tentent à chaque fois de saisir ce qu'une ?uvre a de plus spécifique, et de rattacher cette "griffe" à une expérience de lecture qui ajoute aux dessins des perspectives inédites et imprévues. En ce sens, les poèmes se veulent à la fois une anthologie de la bande dessinée, mais faite à l'aide de mots seulement, et une encyclopédie de tout ce qu'on pourrait dire, écrire et penser sur elle.
Résumé : La poésie, aujourd'hui, c'est ce qui se lit : à voix haute, en public, et pourquoi pas sur scène. Ce livre veut montrer l'histoire et la diversité de la lecture publique. Il cherche aussi à signaler une confusion entre l'écrit et l'oral qui risque de nuire à la poésie au moment même où on cherche à la défendre. Dans l'esprit de François Truffaut, auteur d'une étude fort critique sur "Une certaine tendance du cinéma français", le présent essai invite à rompre le consensus sur les bienfaits supposés de la lecture en régime de "voix haute ". En ce sens, il prolonge quelques hypothèses d'un livre précédent : Pour en finir avec la poésie dite minimaliste.
La lecture critique de la bande dessinée valorise souvent la dimension purement visuelle des planches au détriment du texte. C'est sous-estimer un pan décisif de cet art, et singulièrement tout le sel des albums d'Hergé. Son oeuvre, qui transforme la bande dessinée en genre littéraire, invente en effet un nouvel équilibre entre l'iconique et le verbal. Dans le cas d'Hergé, la "ligne claire" est autant question d'écriture que de dessin. Voilà ce que démontre brillamment l'essai de Jan Baetens, initialement publié aux éditions Labor et entièrement revu pour la présente édition. Dans le "style" d'Hergé, le souci du texte complète le goût des histoires et l'invention linguistique renforce les trouvailles de mise en page ; ce sont dans les jeux sur les mots, les lettres, les phylactères et la narration que l'on découvre un Hergé véritablement "écrivain" .
Un béret peut changer une vie. Devenu conscrit (à l'époque du roman, il y en avait encore), notre jeune héros se retrouve plongé de but en blanc dans un ennui kaki, qui lui laisse quand même la possibilité de vaquer à ses pensées les plus noirâtres. Car celles-ci s'entortillent autour des idées de la mort (laquelle fera bientôt irruption dans sa jeune vie), de la guerre (en revêtant un béret, il songe inévitablement à la guerre de son père), de l'amour (l'inaccessible Hanska), de l'immigration (son mineur de père arrivé en Belgique juste après la guerre), des eaux troubles du passé (l'Italie fasciste)... Mais le héros emporte avec soi aussi de quoi lire : un Jules Verne et un vieux carnet ayant appartenu à son père. L'un et l'autre vont l'aider à voir plus clair dans ces eaux où il risque de se perdre. Pour percer la houle, ces deux véhicules donc : les Vingt mille lieues, mais aussi ce vieux carnet aux pages toutes noircies d'une écriture gribouillée, serrée, presque illisible : celle de son père ?
Gotlib nous a quittés le 4 décembre 2016. Sa disparition a suscité une cascade d'articles dans la presse, montrant bien l'impact que son oeuvre a eu sur au moins deux générations de lecteurs. Le fait que tous ses livres soient disponibles et constamment réédités en est un autre témoignage sûr. Cependant la littérature secondaire disponible sur Gotlib n'est pas à la hauteur de l'immense humoriste et rénovateur de la bande dessinée qu'il a été. On trouve surtout des recueils d'hommages, des écrits de circonstance et des approches biographiques, mais finalement peu de travail critique. La forme de l'Abécédaire est particulièrement appropriée pour tenter d'embrasser la totalité d'une oeuvre très dispersée, qui a connu des périodes très différentes, des supports de publication multiples, et qui comprend plusieurs collaborations importantes - sans oublier que Gotlib n'a pas été seulement un auteur, mais aussi un directeur de magazine, mentor de toute une génération de dessinateurs. Richement illustré, cet Abécédaire composé de soixante-neuf articles décrit l'oeuvre de Gotlib en étendue, en retraçant la généalogie et le caractère propre de tous ses personnages importants, et l'interroge dans ses dimensions narrative, comique, graphique, sociologique, transgressive, autobiographique, psychanalytique, voire politique.
Un professeur de lycée proche de la retraite, Raymond Raymont, participe à un voyage scolaire à Londres. La traversée de la ville, que le personnage observe de manière aussi perspicace que mélancolique, n'est pas seulement l'occasion de faire le point sur sa situation présente, elle va aussi ranimer les souvenirs d'un autre voyage, quarante ans auparavant. Peu à peu affleurent des correspondances étranges, pour ne pas dire totalement improbables, entre passé et présent.