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LES RAPPORTS DE L'AME ET DU CORPS DESCARTES, DIDEROT ET MAINE DE BIRAN
BAERTSCHI
VRIN
53,00 €
Épuisé
EAN :9782711611164
L'antique question des rapports de l'âme et du corps a été profondément renouvelée avec Descartes, tellement que, souvent, la solution dualiste qu'il lui a donnée est présentée comme un édifice métaphysique se suffisant à lui-même. C'est oublier qu'elle s'inscrit dans un mouvement inauguré par l'émergence de la science nouvelle et le rejet de la vision scolastique de la nature. Ce mouvement qui, en France, se développe en une tradition vigoureuse, avant d'être supplanté par le kantisme et l'idéalisme allemand vers le milieu du XIXe siècle, suscite après Descartes le développement de la biologie, qui se détache de la physique mécanicienne en s'y opposant, puis de la psychologie. Or, ces sciences induisent deux autres conceptions des rapports psychophysiques : le matérialisme avec Diderot et un dualisme renouvelé tendant vers un monisme spiritualiste avec Maine de Biran, ce qui indique à quel point la thèse de l'influence réelle devient difficile à articuler pour qui admet la vérité de la science nouvelle.
Résumé : Depuis quelques années, les neurosciences connaissent un développement foudroyant, grâce notamment à l'imagerie cérébrale. D'où l'essor de la neuropsychologie, faisant naître l'espoir d'une meilleure connaissance du fonctionnement de l'esprit humain et de nos capacités morales (neuroéthique). Ce livre est consacré à l'examen de trois questions éthiques que cet essor a renouvelées. La première est celle de savoir quelle est la "vraie" éthique normative. L'utilitarisme et le kantisme s'affrontent depuis longtemps au plan philosophique. Des études récentes en neurosciences ont amené certains auteurs à soutenir que l'utilitarisme serait meilleur, en ce sens qu'il serait la conception la plus adéquate pour diriger notre conduite. Mais est-ce vrai ? Des études expérimentales peuvent-elles avoir un impact aussi décisif ? La seconde concerne le statut moral des êtres humains qui paraissent ne pas posséder les facultés psychologiques nécessaires à l'exercice de la morale. La question est ancienne, pensons à l'épineux problème du statut moral des embryons ou des patients en état végétatif. Récemment, on s'est demandé si les psychopathes étaient capables d'un comportement authentiquement moral. Si ce n'est pas le cas, quel impact cela aurait-il sur leur statut moral ? La dernière est celle de la portée morale de certains traits de la psychologie humaine. L'être humain ne se comporte pas toujours de manière correcte, et il existe des situations où il est important de le détecter. Ainsi, l'imagerie cérébrale a récemment été proposée pour identifier les menteurs. Peut-on faire confiance à cette technologue ? Et puis, si nous sommes souvent moralement déficients, ne devrait-on pas utiliser les neurosciences pour nous améliorer moralement ?
Depuis quelques décennies, les progrès de l'imagerie cérébrale (scanners et résonance magnétique) ont permis un développement sans précédent de notre connaissance du cerveau. Comme souvent, les avancées scientifiques et les applications qu'elles rendent possibles soulèvent des questions éthiques fondamentales. Leur enjeu apparaît ici d'autant plus décisif qu'elles concernent un organe qui symbolise pour beaucoup la personne elle-même: mieux connaître le cerveau, c'est mieux nous connaître: et agir sur lui, c'est agir sur notre identité. Jusqu'où pouvons-nous et devons-nous aller? Au-delà des problématiques proprement éthiques, le domaine de la neuroéthique s'étend à des questions philosophiques fondatrices, que les neurosciences renouvellent en profondeur: la nature de l'être humain, les rapports de l'âme et du corps, le libre arbitre ou l'identité personnelle. Cet ouvrage est principalement consacré à quatre de ces questions: le rôle. classiquement dévalorisé par les philosophes, des émotions dans nos décisions morales: la place de la responsabilité et de la liberté individuelles à l'épreuve du déterminisme cérébral: l'observation des états mentaux à travers la neuro-imagerie qui réactive un vieux rêve, lire dans l'esprit: et enfin l'amélioration des capacités humaines que promettent les médicaments du cerveau. En soumettant les neurosciences à l'examen philosophique et, réciproquement, en étudiant en quoi leurs avancées nous obligent à repenser nos conceptions morales, cette réflexion solidement argumentée évite à la fois un refus de principe et un enthousiasme naïf.
Résumé : Depuis la fin de la dernière guerre, le nationalisme a souvent été dénoncé comme une cause majeure de nombreux conflits armés. Et le remède proposé a généralement consisté en exhortations et actions visant à éradiquer, ou du moins à atténuer, cette attitude partiale, chauvine et dangereuse. Les conflits nationaux et ethniques perdurent, ils renaissent même avec une violence nouvelle. Comme c'est souvent le cas dans de telles situations, on en est donc venu à se demander si on n'avait pas pris une mauvaise direction. Le débat qui en découle est d'abord (géo)politique ; mais il est aussi conceptuel et normatif. C'est cet aspect qu'examine ce volume, à la lumière des essais de plusieurs philosophes : Philip Gerrans, David Miller, Bernard Baertschi, Daniel Weinstock, Nenad Miscevic, Elmar Holenstein, Markus Haller, Barry Smith et Murray Rothbard. Certains estiment qu'on a effectivement emprunté une mauvaise direction, et prônent une certaine réhabilitation de la nation ; d'autres refusent une telle approche. C'est là l'occasion d'un renouveau de la controverse entre cosmopolitisme et nationalisme, universalisme politico-moral et particularisme politico-moral, car le cas du nationalisme est encore un aspect d'un débat plus général, celui de la place de l'universel et du particulier en morale.
Imaginez un monde où le temps ne serait que synonyme de météo. Pas de montre, pas d'horaires, pas de stress. Seulement le soleil qui rythme vos journées. Croyez-moi, ce monde existe, j'y ai vécu pendant presque six ans. Quel meilleur moyen que la bicyclette pour vivre cette aventure ? Voyager à une vitesse humaine à la rencontre de l'autre, de soi, voilà toute la clé de cette expérience. Des plaines verdoyantes de Yellowstone aux paysages arides d'Atacama. Des ours placides d'Alaska aux éléphants affamés de Zambie. De la fraîcheur de l'altiplano bolivien à la fournaise du désert de Gobi. J'ai appris au fil de ma route à écouter, ressentir et vivre le présent. Notre planète offre une richesse culturelle, géologique et animalière captivante. Loin des idées reçues, j'ai découvert un monde tolérant d'une générosité insoupçonnée. Parti à 32 ans pour réaliser mon rêve à la force des mollets, il m'aura fallu plus de 100 000 km pour m'épanouir pleinement. A travers ce récit, je veux transmettre mes émotions, mes joies, mes peines, mais surtout vous faire prendre conscience que chacun peut vivre ses rêves s'il s'en donne les moyens. Bon voyage...
Généralement cité pour mémoire, Francis Hutcheson (1694-1746) mérite d'être lu dans le texte. La question de la nature et des rapports du Beau, du Bien, du Vrai et du Juste se pose à lui dans un contexte renouvelé : il s'agit, dans le cadre de la théorie lockienne des idées, et contre la rationalité pratique d'un Hobbes ou d'un Mandeville, d'aller plus loin que Shaftesbury pour sauver la morale du relativisme. Identifier, au coeur de la vertu, la spécificité du sens et du sensible face aux calculs de la raison, telle est la tâche que Hutcheson s'est assignée. Sa postérité, de Hume et Kant, qui lui doivent beaucoup, s'étend jusqu'à la philosophie analytique, qui voit en lui l'initiateur original de questions actuelles.