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Tout le monde savait
Bacot Valérie ; Blasi Clémence de
FAYARD
18,10 €
Épuisé
EAN :9782213717180
Tout le monde savait. Tout le monde se doutait. Beaucoup de gens avaient leur petite idée de ce qui pouvait m'arriver dans l'intimité du foyer. Les coups, la violence banalisée, les humiliations quotidiennes... Tous les invariables de cette vie qui n'en est pas vraiment une. Un jour, pour qu'il ne nous tue pas, je l'ai tué. Depuis cette nuit-là, celle du 13 mars 2016, le sommeil ne m'a plus jamais trouvée. Je pense à mon procès. Ces cinq jours devant la cour d'assises de Chalon-sur-Saône, au cours desquels la société va me demander de raconter mon histoire. C'est encore un combat entre lui et moi. Est-il possible qu'on me comprenne ? Vais-je être écoutée, ou entendue ? Est-il encore capable de me faire du mal, de m'envoyer finir ma vie en prison ? Dès l'âge de douze ans, Valérie Bacot connaît la peur et l'emprise auprès de Daniel, son beau-père, son violeur, puis son mari et proxénète. Elle raconte ici sa vérité, celle de la tyrannie quotidienne et de l'abandon.
Le quatrième centenaire de la ville de Québec célébré en août 2008 des deux côtés de l'Atlantique a contribué à renforcer les liens entre la France et l'ensemble de la Province canadienne à majorité francophone. Ces relations se sont à la fois améliorées et banalisées dans les dernières décennies, grâce à la massification du tourisme et de la culture populaire. Néanmoins, on se souvient fort peu de ce qu'a pu être, pendant deux siècles, l'éloignement des deux cultures française et canadienne- française jusqu'à la "révolution tranquille " des années 1960. La communication fut en effet pour le moins partielle entre une Nouvelle France devenue vieille France et une métropole qui construisait dans la douleur République et laïcité en ignorant superbement la terre qu'elle avait dû abandonner aux Anglais en même temps que ses habitants. Cela fit qu'une immense majorité des Français d'aujourd'hui ne connaît de l'histoire de son lointain cousinage qu'une petite série de stéréotypes. Ce livre tente de mettre en perspective ce qui fut un long malentendu dont la responsabilité est largement partagée et dont le moins que l'on puisse dire est qu'il n'a été que très peu documenté.
Résumé : Cet ouvrage doit son nom de Guide au fait qu'il renseigne le lecteur, à travers ses neuf cents entrées, sur les chercheurs, leurs objets et leurs travaux, les institutions et les revues qui structurent la discipline, ou encore les concepts et les techniques utilisés et le rapport aux disciplines voisines. Il ne s'agit donc pas d'un manuel. C'est un ouvrage francophone, mais qui réserve une large place aux chercheurs étrangers et aux travaux publiés en d'autres langues que le français. C'est un ouvrage de science politique, mais qui rend compte des apports considérables des disciplines voisines à la connaissance scientifique du politique. Sans être un dictionnaire, il porte un intérêt particulier aux enjeux de définition et de dénomination. Destiné notamment aux étudiants de premier cycle en science politique, cet ouvrage sera également utile aux étudiants plus avancés, mais aussi à ceux d'autres disciplines, ou encore aux lycéens en fin d'études secondaires. Au-delà des publics universitaire et scolaire, ce Guide de sociologie politique pourra intéresser tout citoyen désirant en savoir un peu plus sur une discipline scientifique qui ne peut pas être réduite à la publication de résultats d'enquêtes sur les intentions de vote ou la popularité des politiciens.
Méditerranées propose un périple civilisationnel sous la conduite d'un Ulysse contemporain. Son voyage le conduit de Troie à Marseille à la veille de la Grande Guerre, en passant par tous les temps et les lieux - Tyr, Athènes, Alexandrie, Rome, al-Andalus, Venise, Gênes, Istanbul, Alger, Tunis - qui ont constitué la mare nostrum d'aujourd'hui. Ce livre dévoile les étapes de cette longue histoire, portée par des ?uvres patrimoniales exceptionnelles. Mais il ouvre en même temps à une tout autre dimension, celle de l'actualité, mettant ainsi en perspective le passé avec le présent, un présent vu par des écrivains issus de toutes les rives de la Méditerranée et vivant au plus près des réalités sociales et politiques de leur pays.
Carnages. Des millions de morts dont le décompte pourrait avoisiner celui des victimes de toutes les guerres depuis 1945. Qui en parle? Qui s?intéresse à ces « carnages incompréhensibles »? Rwanda, Kivu, Sud-Soudan, Somalie, Darfour? Invoquer la folie des hommes ne fournit aucune clé d?interprétation; et l?on ne peut pas se contenter de regarder l?Afrique sous le seul angle des Droits de l?homme ou de la Françafrique.Étonnamment, ces conflits majeurs n?ont jamais été appréhendés dans leur globalité. Qui ont été les soutiens, voire les promoteurs de toutes ces guerres? Quels intérêts ont-elles servis? À contre-courant de tout ce qui s?écrit sur l?Afrique, Pierre Péan expose les logiques stratégiques qui visent à remodeler l?Afrique, et dont les « dégâts collatéraux » ont été d?une ampleur inédite et tragique.Il nous révèle ainsi les dessous du Grand Jeu africain des puissances occidentales et les affrontements feutrés entre elles. Après la chute du mur de Berlin, les États-Unis, aidés notamment de la Grande-Bretagne et d?Israël, ont décidé d?étendre leurs aires d?influence sur le continent africain, en réduisant notamment le pré carré français. L?instauration du nouvel ordre mondial y a été d?autant plus profonde que l?Afrique est devenue un des principaux terrains du « choc des civilisations » qui a installé, avant le 11-Septembre, l?Est africain dans l?espace conflictuel du Proche-Orient. Les regards braqués sur le Grand Moyen-Orient n?ont pas vu que le Soudan était devenu pour Israël et pour les États-Unis un pays potentiellement aussi dangereux que l?Iran: il fallait donc « contenir » et diviser le plus grand pays d?Afrique.Les États-Unis, le Royaume-Uni, Israël, la France, le Canada, la Belgique et plus récemment la Chine ont été les belligérants fantômes de ce conflit. Il est temps que l?on tire au clair les responsabilités des uns et des autres. Pierre Péan est écrivain et enquêteur. On lui doit notamment Une jeunesse française: François Mitterrand (Fayard, 1994), La Face cachée du Monde (avec Philippe Cohen, Mille et une nuits, 2003); Noires fureurs, blancs menteurs (Mille et une nuits, 2005), Le Monde selon K (Fayard, 2009).
Josy Eisenberg est rabbin et anime "A bible ouverte" et "La source de vie" sur France 2. Il a notamment publié Le Judaïsme pour les nuls (First, 2009). Adin Steinsaltz, rabbin et mathématicien, a reçu le prix Israël pour son commentaire des deux Talmuds.
Le nouveau monde de l'oncle Henry La fin de la guerre froide semblait déboucher sur un monde simplifié: au centre, une Amérique victorieuse et sans rivale, seule superpuissance capable de dicter son ordre mondial et de diffuser partout son mode de vie et ses valeurs. La magistrale leçon d'histoire et de diplomatie d'Henry Kissinger détruit cette illusion: l'Amérique, prévient celui qui a inspiré pendant près de dix ans sa politique étrangère, va devoir réformer profondément sa vision du monde et ses méthodes d'action, sous peine de se réfugier à nouveau dans un isolationnisme aussi dangereux qu'illusoire. Il lui faudra évoluer dans un système complexe d'équilibre des forces, une notion avec laquelle elle est justement en "délicatesse". Cette révision déchirante concerne d'abord le rêve américain de sécurité collective: incarné pendant près d'un siècle par Woodrow Wilson, l'architecte de la paix de Versailles, il se nourrit de grands principes (l'autodétermination), de volonté de coopération, de partage des valeurs (américaines) et du respect du droit international. Cette doctrine prenait le contre-pied d'une conception européenne qui avait dominé les affaires internationales pendant près de trois siècles avant de s'effondrer. Richelieu, Metternich et Bismarck avaient inventé les concepts d'Etat-nation et de souveraineté, dans un équilibre où chacun, toujours prêt au conflit, se déterminait selon son intérêt national et sa marge de manoeuvre. Or la doctrine wilsonienne n'est plus pertinente, et le nouvel ordre "ressemblera davantage aux systèmes étatiques des xviiie et xixe siècles qu'aux schémas rigides de la guerre froide". Il comprendra cinq ou six grandes puissances - les États-Unis, la Chine, la Russie, le Japon, l'Europe (si elle est unie) et peut-être l'Inde -, entre lesquelles s'établira un jeu mouvant. Et l'ancien conseiller des princes conclut sa grande fresque en suggérant à Bill Clinton de s'intéresser "au style de Bismarck". Les solutions les plus inventives, affirme-t-il, consisteront à "construire des structures mixtes, en chevauchement", fondées sur des principes, des préoccupations de sécurité, ou des intérêts économiques communs. Mais le rodage de ce système, dit-il, "prendra sans doute plusieurs décennies"... --Vincent Giret--
Résumé : Il s'appelle Sainte-Marie-du-Mont, village posé au bord de la Manche, à la base de la presqu'île du Cotentin. C'est le personnage de ce livre. La plage est commode. En l'an 900, le Viking Vieul Aux Epaules y jeta ses drakkars. Dix siècles plus tard, l'Américain Eisenhower lança sur elle ses barges ; depuis, on la nomme Utah Beach. Juché sur la colline, le bourg essuie depuis toujours les tempêtes magistrales : guerre de Cent Ans, guerres de religion, révolutions, occupations... Il n'est pratiquement pas d'événement majeur qui n'ait laissé sa trace sur ce coin de bocage enclavé dans ses haies, de sorte que la chronique communale ne cesse de renvoyer à l'histoire de France. Mais aujourd'hui comme hier, les gens d'ici vivent à leur pas, car l'Histoire est peu de chose, au bout du compte, auprès des histoires qui tissent la trame des jours ordinaires.