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Récusation des doctrines philosophiques et autres opuscules
Bacon Francis
HERMANN
38,15 €
Épuisé
EAN :9782705669775
Les trois opuscules ici traduits (Production virile du siècle, Récusation des doctrines philosophiques, Pensées et vues sur l'interprétation de la nature), bien que publiés après la mort de Bacon, apparaissent comme autant d'esquisses de YInstauratio Magna. Inscrits dans le projet de la réforme du savoir, ils participent comme le reste de l'oeuvre proprement philosophique d'une ambition déçue : devant les obstacles institutionnels qui bloquent la réalisation du projet, il s'agit, en se bornant désormais au terrain théorique, de populariser les idées nouvelles. Le problème n'est plus de mettre au point un programme de reconstruction des sciences, mais bien de trouver un mode d'exposition susceptible d'emporter l'adhésion du public. Les opuscules peuvent dès lors être considérés comme autant d'" expériences " destinées à tester les réactions du lecteur et à évaluer les moyens de s'attirer la meilleure audience possible ; bref, comme trois variations littéraires sur un même thème, régies par trois modèles distincts, où l'urgence d'une prise nouvelle sur la nature requiert une expression opportune et la trouve. Dans tous les cas, la procédure classique de la réfutation (qui suppose un terrain commun où s'ouvre la discussion) s'estompe au bénéfice de la récusation (où la polémique globale tend à remplacer l'argumentation proprement dialectique) : une analyse critique des spectacles montés par la tradition y repère comme le théâtre des tendances ordinaires à l'esprit humain. Mais cette perspective demeure résolument méthodique, parallèle en cela du moins à la place que la logique traditionnelle réservait à la réfutation, dans la phase négative de sa stratégie. Car la dénonciation des idoles constitue déjà un premier pas dans la réforme du savoir.
Résumé : Francis Bacon (1561-1626) est une figure étrange et controversée de l'histoire politique et littéraire anglaise. Après être tombé en disgrâce par deux fois, sous Elisabeth I et sous Jacques I, il se consacre à son activité scientifique et philosophique. Il expose sa vision rationaliste et inductive du raisonnement scientifique dans le Novum Organum (1620) et étudie, à la manière des moralistes antiques, les affaires humaines dans les Essais de Morale et de politique (1625). D'un coup de scalpel, il les dissèque et en révèle l'essence. Son regard de juriste se pose sur les passions, avec une précision et une netteté de trait qui font de ce texte une grande ?uvre classique.
Les technologies visant à augmenter les capacités physiques et psychologiques des soldats ont toujours fait partie intégrante de l'histoire militaire. Toutefois, les recherches actuelles n'ont plus rien à voir avec les expériences du passé, à tel point qu'il est désormais possible de parler d'une révolution de la condition humaine qui mènera à plus ou moins brève échéance à une situation où les guerres du futur seront menées par des "super soldats". Cette possibilité, qui est de plus en plus réelle et inévitable, mais qui demeure étonnamment négligée par les éthiciens, ouvre la porte à une série de questions fondamentales : ces technologies sont-elles moralement problématiques ? Si elles sont permises, en vertu de quels critères est-il possible de distinguer celles qui sont acceptables de celles qui ne devraient pas être tolérées ? Ces innovations vont-elles enfreindre les principes moraux de la "guerre juste" ? Quels devraient être les paramètres éthiques du développement de ces technologies ? Ce premier ouvrage en langue française sur le soldat augmenté cherche à répondre à ces questions. Refusant d'adopter un point de vue manichéen sur cette question, Jean-François Caron explique que les nouvelles technologies d'augmentation entraînent un dilemme moral important. D'un côté, elles peuvent être interprétées comme une obligation morale de la part de l'armée à l'égard des soldats. De l'autre, elles peuvent également entraîner des violations des règles de la guerre. A la lumière de cette tension, l'auteur propose une vision nuancée des tenants et aboutissants de ces technologies militaires et suggère un cadre éthique original permettant de délimiter leur développement et leur utilisation.
Mobiles, interactifs, capables de communiquer, les robots peuvent-ils pour autant "penser" ou prendre des décisions à la place des humains ? Faut-il les considérer comme des agents moraux ayant une "autonomie" ou leur donner un statut juridique particulier ? Qui est alors responsable de leurs actions - le concepteur informaticien, le fabricant industriel, l'usager consommateur ? Pour quelles finalités tous ces robots sont-ils conçus ? Depuis peu, le public a découvert comment des robots pouvaient remplacer l'être humain dans un nombre croissant d'activités économiques, sociales et politiques. Les robots-drones sont utilisés dans les conflits armés ou encore dans des contextes non armés pour la surveillance ou l'assassinat ciblé. Des robots aux formes androïdes ont fait leur apparition dans le domaine de la santé et du bien-être. Dans les hôpitaux, des robots opèrent sous la direction du chirurgien, d'autres robots aux formes animales deviennent des "compagnons" pour les personnes âgées. Dans des écoles, des robots sont utilisés par des enseignants pour l'apprentissage des langues ou des matières scientifiques. Dans des maisons, des robots de service aspirent la poussière des tapis tandis que des jouets-robots s'occupent des enfants. Dans le domaine de l'agriculture, des robots traient les vaches et nettoient l'étable. Dans les usines, les robots accélèrent la productivité et l'efficacité de la production industrielle. Tous ces robots qui remplacent les êtres humains dans des tâches devenues "robotisables" font-ils de notre société "une société robotisée" ? Tant par la réflexion théorique qu'à l'aide d'exemples précis, cet ouvrage multidisciplinaire examine comment les robots modifient la qualité de nos relations humaines, en quoi ils transforment certaines valeurs fondamentales comme la liberté et l'égalité, ou encore de quelle façon ils entraînent des changements sociaux et culturels, par exemple dans nos relations aux animaux ou à l'environnement.
Résumé : " Une peinture est un tout organisé, un ensemble de formes (lignes, surfaces colorées...) sur lequel viennent se faire ou se défaire les sens qu'on lui prête. Le contenu de cet ensemble n'est pas un équivalent d'émotion, de sensation, il vit de lui-même. Ces relations entre les formes sont un transfert de relations de l'univers à une autre signification. Dans ce qu'elle a d'essentiel la peinture est une humanisation du monde. " Pierre Soulages (1948) Voici réunis, dans leur variété, leur constante et exemplaire rigueur, quelques-uns des textes et entretiens de Pierre Soulages. Ils explicitent pour nous son oeuvre immense.
Cénat Jude Mary ; Cyrulnik Boris ; Dérivois Daniel
Même si, avec plus de 200 000 morts et des dizaines de milliers de blessés, le séisme du 12 janvier 2010 a déjà suscité nombre de réflexions sur l'histoire et la population haïtiennes, on a rarement l'occasion de lire des témoignages aussi poignants ainsi qu'une fine analyse des traumatismes et de la résilience des survivants. Tout le monde s'en souvient : isolés, sans abri, sans nourriture, débordés par la dévastation et dans l'attente des secours, les insulaires ont vécu parmi les morts et avec les morts pendant de nombreuses semaines. Ces témoignages de survivants nous font précisément entrer dans cet enfer, dans le récit d'une souffrance insupportable, mais qui refuse toute attitude condescendante. Par-delà blessures et amputations, le dialogue avec l'auteur laisse lentement apparaître les voies salutaires de la résilience, une sortie proprement humaine vers la vie, comme une renaissance que donne en partage le peuple haïtien à l'humanité entière. Cela nous donne un ouvrage touchant, rigoureux et engagé. Un ouvrage édifiant.