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Plus de lumiere !
Luc Baba
MURMURE SOIRS
20,00 €
Épuisé
EAN :9782931235003
Uc Baba invite à découvrir les secrets d'oeuvres littéraires mythiques, signées Cervantes, Goethe, Emily Brontë, Mary Shelley, Lord Byron, Bram Stoker, John Polidori, Ruyard Kipling, Mark Twain, Hans Christian Anderson, Léon Tolstoï, Jules Verne, Robert Louis Stevenson, Jean Giono, Ernest Hemingway et Antoine de Saint-Exupéry. Le destin de ces écrivains, la genèse de leurs chefs-d'oeuvre sont éclairés au fil de douze récits mêlant nouvelles, fragments de lettres et de journaux imaginaires empreints de leur style respectif. En une bonne vingtaine d'années, avec près d'une trentaine d'ouvrages à son actif, Luc Baba s'est fait une place bien à lui dans le paysage des lettres belges francophones. Enseignant, comédien, slameur, romancier, essayiste et poète, il a tracé un parcours sous le signe de l'authenticité. S'il recourt volontiers à la fable, c'est pour mieux plonger dans les réalités de notre monde, guidé par une sensibilité et une générosité hors pair. Dans ce recueil, qui n'a sans doute pas d'équivalent, il s'est fixé le défi audacieux de partir à la rencontre d'écrivains mondialement connus, de la Renaissance à nos jours. Pour chacun, il a choisi une oeuvre et, se fondant sur une recherche documentaire, il nous narre ce moment crucial où la nécessité de passer à l'écriture s'est imposée, où le ressort d'une oeuvre s'est tendu, le plus souvent suite à une blessure personnelle. Ce faisant, il plonge dans l'intimité de chacun d'eux, dans les épreuves traversées, les tourments, leurs rencontres décisives. A chaque fois, la magie opère : en quelques lignes à peine, un univers personnel est dressé, une ambiance esquissée et une présence imposée, qui nous les rendent tout à la fois familiers et uniques. En optant pour le récit bref, il met côte à côte des géants aux pieds d'argile et multiplie les angles d'approche, passant du récit linéaire au journal intime, aux échanges épistolaires ou aux dialogues. A chaque fois, le propos paraît subtilement gagné par l'écriture de l'auteur concerné. Il est probable que chaque lecteur vive ces rencontres insolites à la mesure de ses affinités littéraires. Celle qu'il consacre à Giono au crépuscule de sa vie, alors qu'il écrit l'Iris de Suze, est une pure merveille. Ou encore celle où nous découvrons les prémisses du Petit Prince. Mais déjà d'autres visages et d'autres livres se bousculent derrière eux, plus vivants que jamais. Un pari réussi, qui ravira les amoureux des livres !
De l?école à l?usine: Dans l?usine Vanneste & Brel, Jacques donne de la voix depuis son bureau où montent le bruit des machines et le grondement des camions. Il pleut sur Bruxelles et Jacques rêve d?une autre vie? « Pourquoi pas la chanson? » se demande-t-il simplement un soir. Une petite chambre dans le grand Paris: Dans la Ville Lumière où tant d?artistes rêvent de gloire, le grand Jacques à moustache découvre les petites scènes et la pauvreté. Et puis, un jour de 1956, Brel chante un titre qui donne aujourd?hui encore des frissons et des larmes: Quand on n?a que l?amour. Des chansons comme de petites pièces de théâtre: Une chanson de Brel, c?est comme une toute petite pièce de théâtre où passent des gens ordinaires, un peu perdus, parfois. Ta ti ya ti: Brel s?obstinait à prétendre que les chanteurs sont des poètes de salle de bains! « On écrit pour des gens qui prennent leur douche le matin en disant ta ta ya ta ti ya ti! »? Tu vois comme on est loin de « ta ti ya ti », et comment Brel aime écrire sur des sujets différents. On dirait que chaque chanson représente une petite part de sa vie. La belgitude: Chaque fois qu?il voyageait loin, Jacques Brel disait aux gens: « Oui, mais quand j?étais petit? Et à Bruxelles, quand j?étais jeune? »La lune et les étoiles: Devenu lui-même une étoile aux yeux des autres, Brel ressent l?envie d?inventer de nouveaux horizons. Laissant le public à ses regrets, c?est dans les salles de cinéma qu?il revient bientôt. Après le cinéma, Brel s?en va vers d?autres rives encore, et le vert et le bleu des belles îles Marquises, pour un dernier rêve à réaliser: voler! Ce jour d?octobre: Mais à l?instant de fermer mon cahier, je revois le grand Jacques en élève peu sérieux, le jour où invité à résoudre un problème de mathématiques, il avait écrit sur la feuille blanche « la mer est belle, et longue, infiniment. »
Une jeunesse passée dans l'enfer de Londres, à découvrir la misère et la folie des hommes ne laissait pas présager que Charlie deviendrait la première gloire du cinéma.
Ramsgate. Portes de l'Europe, de l'espoir, ou cul-de-sac. Attente, lieux incertains, temps suspendu. Ombres errantes, tapies ou menaçantes, ou au contraire apaisées au terme entrevu du chemin. L'infini à portée de main et pourtant l'absence de liberté, la privation, le confinement, la suspicion. Un peu de soleil parfois, à travers les nuages ou les grillages. De ce sujet d'actualité, Luc Baba et Valérie Adams-B ont tiré un carnet de notes et d'images d'une rare intensité, à égale distance d'une plume et d'un regard engagés, attentifs aux décalages infimes, aux dérives intimes, aux détails apparemment insignifiants, mais aussi à la beauté inquiète ou rayonnante et à la poignance des choses, des traces, des objets, des reflets.