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Algérie. Diagnostic d'un non-développement
Baba-Ahmed Mustapha
L'HARMATTAN
33,00 €
Épuisé
EAN :9782738478863
Mettre la rente pétrolière au service du développement est un exercice difficile que l'Algérie indépendante n'a pas réussi. Parce que rien n'a été fait, en dépit des déclarations, pour modifier le cap, l'opération s'est transformée en une gigantesque gabegie, dont les effets sont durables. L'inefficacité du capital productif constitué au prix fort est telle que les insuffisances du système productif ne peuvent être dissimulées que pour un temps par une création monétaire incontrôlée, censée permettre d'assurer la pérennité des entreprises. L'économie mais aussi la société finissent par en être perverties. Même le programme auquel le FMI a associé son nom n'a stabilisé le cadre macroéconomique que de manière illusoire. L'architecture inadaptée du programme et la large permissivité manifestée paradoxalement à l'égard de sa mise en œuvre n'ont pas permis de juguler l'expansion monétaire. Parallèlement la large monétisation du produit du rééchelonnement, pour soutenir des entreprises en déshérence, a fait exploser la dette publique. Ce sont les finances publiques qui ont besoin d'être assainies, à un moment où la fiscalité pétrolière s'effondre. Redoutable est le défi pour le nouveau président.
L'homme mondialisé" est une contribution à l'émergence d'un nouvel humanisme correctif des aspects négatifs de la globalisation multiforme qui constitue désormais la marque de notre monde actuel, mais en même temps amplificateur des bienfaits dont se trouve potentiellement porteuse cette globalisation. Pour identifier les uns et les autres aspects négatifs et bienfaits l'auteur s'est attaché à l'analyse historique, philosophique, culturelle, économique et politique du "monde actuel", en mettant en lumière le désordre engendré à travers la prééminence scientifique, technologique et économique du Nord et qui affecte de manière négative, les échanges de tous ordres et notamment sur le plan des idées, entre ce Nord et le Sud de la planète. De là l'appel dramatique à l'émergence volontariste de nouveaux penseurs, de nouvelles élites susceptibles de promouvoir, par un dialogue salvateur des civilisations, un "nouvel humanisme face à la mondialisation" (tel est le sous-titre de l'ouvrage) générateur d'une nouvelle et féconde forme d'échanges et de solidarité et marqué par le retour à la dimension humaine et la prise en compte de l'unicité du destin des habitants de notre planète fussent-ils du Nord ou du Sud. Les deux annexes qui terminent cet appel constituent une illustration concrète des conditions et limites de ce dialogue au plan culturel et du possible et nécessaire recours aux valeurs modernes de la démocratie qui en faciliteront l'aboutissement.
Dans le néomonétarisme devenu stade suprême du capitalisme, la finance américaine se libère de toute sujétion et soumet à la dictature des marchés les économies et les autorités politiques. Elle accélère la désindustrialisation du pays et hypothèque son avenir. Elle a fait échouer les économies de la plupart des pays avancés sur des rivages insoupçonnés. Les désordres rendent les lendemains imprévisibles. Les politiques comme les experts internationaux sont désemparés et désarmés. Aujourd'hui, le danger serait de laisser à l'oeuvre les mêmes causes. Le monde a besoin de changer de paradigme pour éviter de sombrer dans un trou noir.
A l'instar de tous les pays arabes, l'Algérie est malade de ses gouvernants : ceux-ci se prévalent de la légitimité acquise durant la révolution de novembre 1954 et de ses valeurs immortelles, dont ils se prétendent dépositaires. Ils déclarent gérer la manne pétrolière au profit de ceux qui sont dans le besoin ; en réalité les faveurs vont aux nantis. Le régime politique se pare des atours de la démocratie mais le peuple ne la vit pas ; les plus démunis connaissent les affres de l'exclusion. Mais le discours ne peut plus cacher les tares de la gouvernance malavisée ; l'utilisation irrationnelle de la rente pétrolière est révélée brutalement par le nouveau contrechoc pétrolier.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.