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Sur les traces d'une diaspora juive en Afrique au Moyen Age
Bâ Idrissa
INDES SAVANTES
36,00 €
Épuisé
EAN :9782846543415
La mise en place de populations sémites ou considérées comme telles - en Afrique du Nord et dates les lisières septentrionales du Sahara, remonte à l'antiquité. De nombreuses communautés juives se rattachent au premier et au deuxième Temples. Unis devant l'oppression romaine, Juifs et Berbères opèrent un rapprochement tactique qui inscrit leur résistance dans la durée et facilite d'importants transferts culturels qui ne justifient pas, cependant, la théorie de la sémitisation ou de la judaïsation des Berbères. Les communautés juives installées au nord et au coeur du Sahara ne participent, du IXe au XIVe siècle, au commerce transsaharien, que par la redistribution des produits soudanais en Afrique du Nord et au-delà. Aux XIVe et XVe siècles, leur implication dans ce commerce est intense, avant que l'Askya Mohamed ne brise nette une dynamique qui ne se remettra en place qu'aux XVIIIe-XIXe siècles. Aussi, en liaison avec le commerce transsaharien, pas seulement lui, retrouve-t-on des communautés juives ou des commerçants juifs présents, avec des fortunes diverses et à des périodes différentes, dans le Sahara mauritanien, la boucle du Niger et un peu partout dans le Sahel ouest-africain. Le commerce aidant, les transferts et les échanges culturels sont nombreux et féconds, amenant l'historien à déceler dans la question des origines sémitiques, de la judéité ou de la judaïsation de peuples sahariens ou soudanais une part non négligeable de réappropriation de mythes bibliques et de rattachements à l'islam, par une subtile réécriture de l'histoire.
Le Delta central du Niger, encore appelé Macina, donne l'impression d'un pays indéchiffrable, incompréhensible, de tous les contrastes. Avec ses immenses potentialités. Son cheptel inquantifiable. Ses vestiges. Ses marabouts. Ses talibés. Sa réticence à l'école des Blancs. Ses stratifications sociales immuables depuis le temps de l'Empire théocratique peulh. Ses femmes peulhes qui, depuis des siècles, parcourent de longues distances à pied pour vendre le lait de vache afin de faire face aux besoins quotidiens. Sur ce pays complexe, décideurs et développeurs s'acharnent avec des théories et des pratiques souvent inadéquates. A l'Indépendance du Mali, la nouvelle administration se substitue aux anciens cantons. Les gestionnaires des terres et des pâturages sont marginalisés dans la gestion des ressources pastorales. Pour certains observateurs, "ce coup de force" de la nouvelle administration constitue le point de départ d'un désordre, qui persiste. Le pays n'est-il pas qualifié de poudrière, tant les conflits sont nombreux et récurrents, liés à la gestion de l'espace et des ressources, aux manipulations politiciennes? Dans le Delta, une des premières contraintes ressenties par les intervenants extérieurs est la "culture du conflit". Dix ans après avoir mis en place un programme d'éducation civique et de gouvernance, nous sommes toujours frappés par les pesanteurs qui marquent la région. Le Delta est considéré, à raison, comme un pays conservateur. Biographie: Boubacar Ba est né à Korientzé, dans le delta central du Niger. Il est diplômé de l'Ecole Nationale d'Administration du Mali, option Sciences juridiques. Du temps de l'Etat théocratique (19e siècle) aux reconfigurations et restructurations profondes de l'ère démocratique, Boubacar Ba promène sur le Delta un regard intérieur et critique à la fois. Son approche, qui est celle d'un opérateur en développement, est documentée par plus de dix années de terrain. Comme personne ressource, son expérience en fait un homme documenté et un conseiller avisé. Il avance dans cet ouvrage des pistes de réflexion et des schémas pour l'action, particulièrement utiles, en ces temps où l'impasse du développement en Afrique commande d'inventer des concepts et stratégies innovants.
Ce livre explore de manière approfondie le monde de la drogue au Sénégal afin de mieux combattre ce fléau des temps modernes qui touche les fondations mêmes de la société. Il nous dévoile ses multiples visages, des ruelles sombres aux salles d'attente silencieuses des centres psychiatriques, en passant par les maisons d'arrêt et de correction et les couloirs et salons feutrés des institutions républicaines où se décident les politiques publiques. Avec optimisme, l'auteur ne se contente pas de lister les défis à relever, il offre aussi un message d'espoir et de résilience, en partageant les résultats de ses recherches, ainsi que des récits et témoignages glanés auprès d'usagers, des réflexions d'experts et des perspectives innovantes sur la manière de combattre ce fléau. Plus qu'une analyse scientifique, c'est un appel à l'action et une invitation de tous les acteurs de la société sénégalaise (Etat, associations, individus, etc.) à unir leurs forces pour faire du Sénégal un pays où la lumière de l'espoir et de la solidarité brille plus fort que les ombres des addictions.
À l'Indépendance, en 1960, le Mali rompt avec l'école coloniale. Durant 74 ans, l'éclipse de l'outil premier de la transmission du savoir, la langue du pays, avait compromis l'espoir d'un enseignement universel. Dès 1962, une grande réforme inaugure cinquante années de projets destinés à reconstruire l'école : introduction du travail productif, des langues nationales, implication des communautés, réforme des médersas... Ces innovations font du système malien un chantier porteur d'enseignement pour l'Afrique en construction. La crise des systèmes éducatifs en Afrique a plus que jamais besoin d'éclairages historiques. Ce vaste travail de mémoire, accompli par l'un des acteurs de cette histoire, contribuera à la compréhension des défis actuels par la mise en avant des préoccupations qui ont guidé les précurseurs, les réformateurs, l'administration scolaire, les enseignants de l'école malienne au long de ces cinquante années.
J'ai très tôt quitté le quai de la vie routinière / pour prendre place dans le train de la poésie. / Sur ce long trajet de la Grande Itinérance, / "le cheval qui boit mais ne mange pas" / est passé par bien des gares peuplées / d'improvisateurs. / J'ai vu ces pléthores de coquilles vides / sacrifier honteusement au rituel de la surcharge, / comme s'il ne leur était point possible de se vider / de leurs émotions tumultueuses dans une parole moins / sacrée !
Plus de deux siècles après, l'idée folle de reconstruire à l'identique l'illustre frégate l'Hermione se réalise. L'Angoumois et le Périgord renouent ainsi avec l'époque glorieuse où les canons de la Marine, faits du fer, du bois et des eaux du haut bassin versant de la Charente, rejoignaient au fil du fleuve l'arsenal de Rochefort. Histoire passionnante que celle-ci, elle fait renaître des pans entiers d'une tradition locale trop oubliée qui a pourtant marqué ces provinces de son empreinte et structure aujourd'hui encore nombre de leurs paysages. C'est aussi l'histoire de ces canons qui, des côtes américaines à celles des Indes, vont faire trembler la flotte anglaise. Une véritable épopée où se croisent les destins du marquis de La Fayette, de George Washington et de ces glorieux marins que sont Latouche-Tréville à Rochefort ou Suffren à Toulon. Ce livre, parfaitement documenté et illustré, est le résultat de plusieurs années de recherches et de reconstitutions historiques menées par un groupe issu de la " Route des tonneaux et des canons ", en liaison avec l'association " Hermione-La Fayette ". C'est avec fougue qu'il raconte une prodigieuse aventure humaine où son lecteur devient le compagnon de ces hommes de haute race ou d'humble condition qui tous participent à une vaste entreprise : redonner son rang à la marine française et par là-même, grâce à ses " canons de la Liberté ", participer à la première victoire des Droits de l'Homme.
Cet ouvrage est le troisième de quatre volumes, dont les deux premiers sont parus en 2019 et 2020. Le premier, intitulé "l'Inde entrevue" , est consacré aux deux Compagnies, celle de Colbert et celle de Law, aux comptoirs et à leur commerce, à la politique de Dupleix et à la rivalité franco-britannique, qui se termine par la mainmise de l'East India Company et à l'éviction complète des intérêts français dans la seconde moitié du XVIIIe siècle. Au XIXe siècle, des officiers napoléoniens qui administrent le royaume sikh du Punjab et des missionnaires catholiques entretiennent une présence française dans un pays où la France ne joue plus aucun rôle. Elle végète dans ses misérables comptoirs jusqu'au Second Empire quand, grâce aux progrès du libre-échange au Royaume-Uni, grâce à l'essor de l'émigration indienne aux colonies à sucre, grâce à son industrie textile, Pondichéry connaît un spectaculaire renouveau. Le second volume traite de la politique d'assimilation de la Troisième République dans ses comptoirs, dont tous les habitants sont dès 1871 proclamés citoyens et électeurs sans distinction de couleur, de religion ni de caste. Imposée sans concertation préalable par le pouvoir central, cette politique qui se veut décentralisatrice produit des effets désastreux, conférant le pouvoir à un parti indien réactionnaire et anti-français, puis, à partir de 1906, à de véritables maffias politiques. Les effets de l'assimilation se font sentir jusqu'au dernier moment : héritière de sa devancière, la IVe République ne peut céder ses établissements à l'Inde de Nehru sans consulter leurs habitants qui sont des citoyens français. Or, le parti du Congrès ne veut pas d'un référendum. Le troisième et le quatrième volumes sont consacrés aux regards et aux influences croisés. Les représentations de l'Inde en France, l'image et l'influence de la France en Inde, les perceptions du nationalisme indien en France et les relations bilatérales après l'indépendance de l'Union indienne jusqu'à nos jours. Le quatrième volume " Les relations bilatérales " est la suite du troisième et reprend la bibliographie et un index général. Jacques Weber, professeur émérite d'Histoire contemporaine à l'université de Nantes, membre de l'Académie des Sciences d'outre-mer, grand spécialiste de l'Inde à laquelle il a consacré de nombreux ouvrages, et de l'histoire coloniale. Il a publié aux Indes savantes : Les Relations entre la France et l'Inde de 1673 à nos jours ; Littérature et Histoire coloniale (ouvrage collectif) ; Le Siècle d'Albion. L'empire britannique au XIXe siècle (1815-1914) ; Les Elections législatives et sénatoriales outre-mer (1848-1981) avec L. Jalabert et B. Joly".
Biographie de l'auteur Pierre-Henri Simon (1903-1972), membre de l Académie française, est l écrivain le plus pénétrant auquel les Charentes ont donné naissance. Il réussit là un roman d une intense vigueur, qui marie la modernité à la raison classique. Il s y montre ici d une clairvoyance extrême sur ce qui fonde toute vie intelligemment conduite : le tiraillement entre un humanisme jamais assez conciliant et sa nécessaire mise en doute.
Jean Geoffroy est né à Marennes en 1853. Très tôt, avec ses parents, il part pour Paris où il reçoit une solide éducation artistique. A partir de 1875, il travaille pour l'éditeur Jules Hetzel, participe à l'illustration de nombreux ouvrages destinés à la jeunesse et réalise plusieurs affiches publicitaires. Sous le nom de Géo, il participe régulièrement aux Salons qui accueillent avec succès ses peintures et ses aquarelles. Représentant du courant naturaliste, il met ses sujets principaux, l'enfance et la famille, au service de la jeune troisième République et de ses idéaux, se faisant un héraut des réformes scolaires lancées par Jules Ferry ou Ferdinand Buisson. Dès lors, son art se met dans les pas de l'Histoire, celle qui prônait les vertus nationales à travers l'exaltation de l'école républicaine et la mise en place d'un système de santé pour tous. En peignant, sans pathos, le quotidien, voire l'intimité, des humbles, Geoffroy devient un passeur d'idées sociales aussi important pour les historiens que pour les historiens d'art. En son temps, la réception de son oeuvre fut enthousiaste et il bénéficia de nombreux achats et commandes de l'Etat et de collectionneurs. La ville de Saintes reconnut très tôt cet enfant du pays, puisque dès 1893, elle lui acheta son Compliment, un des chefs-d'oeuvre du musée de l'Echevinage.