Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
MAINE DE BIRAN LA SCIENCE DE L'HOMME
AZOUVI
VRIN
51,00 €
Épuisé
EAN :9782711612482
On a voulu rendre ici Maine de Biran au problème qui fut toujours le sien, depuis ses premières réflexions de 1793 jusqu'aux ultimes fragments de 1824 : élaborer une " science de l'homme " enfin capable d'intégrer, mais sans les confondre, les diverses sciences qu'elle doit inclure pour être complète. En lieu et place de la traditionnelle division encyclopédique des savoirs, qui se prolonge jusqu'à d'Alembert et Condorcet, Biran s'attache à instaurer un partage épistémologiquement déterminé : il élabore pour ce faire une doctrine originale, sa théorie des " points de vue ". Véritable colonne vertébrale du birmanisme, c'est elle qui subsiste sous les multiples changements dont la doctrine est affectée, elle dont le philosophe ne se départit jamais, même lorsqu'il doute de pouvoir un jour " fermer son cercle. " L'unité de cette philosophie, cherchée en vain dans des contenus, ou simplement abandonnée en décrétant infidèles à elle-même certaines parties de l'œuvre, ne saurait être trouvée que dans sa méthode. C'est du moins la thèse du présent ouvrage.
Résumé : Deux mythes ont longtemps structuré la vision que les historiens de l'ère contemporaine ont nourrie de la France : que les Français auraient prétendu avoir résisté dans leur immense majorité, alors que la Résistance n'a eu de cesse, De Gaulle le premier, de rappeler qu'elle fut une minorité ; que les Français n'auraient découvert le génocide des Juifs par les nazis qu'à partir des années 1980. Le premier mythe, Pierre Laborie l'a démonté dans Le chagrin et le venin. Occupation. Résistance. Idées reçues (Folio Histoire n° 232). Quant au deuxième, François Azouvi démontre magistralement que dès le lendemain de la guerre, une véritable pensée du génocide s'est élaborée où les catholiques et les protestants prirent une part immense, que nul n'avait mesurée jusqu'ici. Les intellectuels de tout bord ont été pris à la gorge par la spécificité de ce phénomène. La culpabilité, contrairement à une idée reçue, a été assumée, proférée, au point d'animer la progressive réception de l'événement par tout le corps social. Lorsque, en 1967, la guerre des Six-Jours éclate, elle rencontre une opinion publique déjà très bien instruite et sensibilisée au drame des Juifs par vingt années de romans, de films, de récits, de témoignages. Si les Français ont occulté Vichy, ils n'ont jamais occulté l'extermination des Juifs. Pour le prouver, François Azouvi livre ici la première étude systématique de tout ce qui a été écrit, publié ou produit en France sur le génocide depuis 1945.
Au fil d'une enquête passionnante, Cyril Azouvi nous fait découvrir pour la première fois la face cachée du premier aéroport d'Europe, qui reste l'un des plus mal aimés de la planète. Il nous introduit dans les lieux les plus fermés, depuis les pistes jusqu'aux zones de rétention des clandestins, en passant par le salon d'accueil des chefs d'État. Et nous présente le «peuple de Roissy», un univers en soi : pilotes, aiguilleurs du ciel, mais aussi cuisiniers, médecins, aumôniers ou encore «placeurs», «repousseurs», «effaroucheurs». Autant de personnages hauts en couleur que l'auteur interroge, recueillant des histoires cocasses ou tragiques. On y croise une hôtesse de l'air qui écrit des romans, un chasseur d'oiseaux et un apiculteur de pistes, un chien renifleur d'explosifs, des phobiques de l'avion qui s'entraînent dans un simulateur de vol, Dany Boon en plein tournage, le SDF le plus riche du monde... Du Roissy qui dérange au Roissy qui fascine, au centre des questions de sécurité, d'immigration, d'environnement, mais aussi au c?ur du rêve et du voyage, Cyril Azouvi explore un monde à la fois proche et très secret.
En France, tout le monde a une opinion sur Descartes: les philosophes, ce qui est normal; mais aussi les écrivains, les hommes politiques, les ecclésiastiques, les architectes ou les savants. Car c'est devenu une de nos vérités nationales: Descartes représente la France, et les Français ont l'esprit cartésien. Etranges assertions, à la vérité, dont il y a lieu de se demander comment elles se sont formées, comment ce philosophe mort hors de France en 1650 a pu finir par incarner une nation toute entière. Telles sont les interrogations qu'explore, en les renouvelant, le présent ouvrage. Comment se peut-il, demande François Azouvi, que tant de fois catholiques et athées, droites et gauches, nationalistes et républicains se soient déchirés au sujet de cette figure à la fois emblématique et contreversée. Qu'y avait-il dans la philosophie de Descartes qui pût alimenter trois siècles et demi de disputes et fabriquer ce mythe d'une France cartésienne? Au fil des chapitres, c'est toute l'histoire intellectuelle et politique de la France, de 1650 à nos jours, qui est revisitée pour comprendre le fait énigmatique et singulier d'un philosophe prêtant son nom à un pays pour en façonner l'identité.
Des religieux voués à la prédication peuvent-ils se reconnaître "une vocation universitaire" ? L'Université, de son côté, est-elle prête à recevoir et intégrer la collaboration de "frères prêcheurs" ? En 1907, quelques jeunes dominicains français, professeurs au "Saulchoir" , en Belgique, où ils étaient alors exilés par les lois anti-congréganistes, créaient la Revue des Sciences philosophiques et théologiques : ils se donnaient ainsi un instrument qui leur permettrait de communiquer au public savant non seulement les fruits de leurs propres travaux, mais aussi les résultats d'autres spécialistes engagés dans les mêmes disciplines et de nourrir par là un dialogue constant au sein de la recherche universitaire. En 2007, célébrant son centenaire par un colloque à l'Institut Catholique de Paris, la revue a voulu évaluer la pertinence des intuitions qui présidèrent à sa fondation et dresser un inventaire critique de ses principales réalisations. L'intérêt des contributions ici rassemblées dépasse celui de l'histoire d'un siècle d'études dans l'Ordre des Prêcheurs : on y trouve des ressources originales pour penser aujourd'hui la question du rapport entre culture universitaire et appartenances religieuses, raison et foi.
Généralement cité pour mémoire, Francis Hutcheson (1694-1746) mérite d'être lu dans le texte. La question de la nature et des rapports du Beau, du Bien, du Vrai et du Juste se pose à lui dans un contexte renouvelé : il s'agit, dans le cadre de la théorie lockienne des idées, et contre la rationalité pratique d'un Hobbes ou d'un Mandeville, d'aller plus loin que Shaftesbury pour sauver la morale du relativisme. Identifier, au coeur de la vertu, la spécificité du sens et du sensible face aux calculs de la raison, telle est la tâche que Hutcheson s'est assignée. Sa postérité, de Hume et Kant, qui lui doivent beaucoup, s'étend jusqu'à la philosophie analytique, qui voit en lui l'initiateur original de questions actuelles.