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A la place du roi. Vice-rois, gouverneurs et ambassadeurs dans les monarchies française et espagnole
Aznar Daniel ; Hanotin Guillaume ; May Niels
CASA DE VELAZQU
21,00 €
Épuisé
EAN :9788415636854
A l'aube des temps modernes, les monarchies espagnole et française se profilent comme les deux plus puissantes d'Europe occidentale. Rivales, elles sont néanmoins liées par d'innombrables liens, politiques et culturels. La volonté de s'affirmer, tant à l'intérieur qu'à l'extérieur de leurs états, impose à leurs princes de s'appuyer sur des individus capables de rendre visible, voire présente, leur autorité et leur dignité. Les vice-rois hispaniques, comme les gouverneurs français, ont alors pour mission de représenter l'autorité royale dans des lieux éloignés de la cour, où le roi ne peut être présent. L'affirmation de la majesté, de plus en plus individualisée dans la personne du souverain, semble métamorphoser le rôle de ces lieutenants territoriaux, jadis simples agents, en de véritables images reflétant la personne même du souverain. A l'étranger, cette fonction incombe aux ambassadeurs ainsi revêtus de «la gloire du roi». Le faste, le cérémonial, les images, la gestualité et la parole, constituent les instruments de cette mission : tenir la place du roi en son absence.
J'ai cru ma fille morte et elle m'est revenue. Ce qu'elle m'a raconté défie l'entendement, mais je me suis rendu à l'évidence, c'est la vérité. Vingt ans après, j'ai enfin découvert le secret d'Iris.Notes sur Viridan,Professeur Arnaud SavelDans notre grande série, Phénomènes et spécimens de Darcourt:LES ÉTOILES FILANTESRock loves fashion!Dehors Mick et Jerry, John et Yoko, Serge et Jane, Pete et Kate! Dehors les légendes! Les momies! Dehors les vieilles stars qui prennent des rides dans la presse people! Place à Thomas et Alexia! Parce qu'il ne faut jamais laisser mourir les traditions, Darcourt a son couple hype de la décennie. Ils sont beaux, ils sont cools, et ils seront bientôt milliardaires! Vous aussi vous voulez votre dose de paillettes? Vous voulez croiser les golden lovers? Vous aurez la chance d'effleurer leur bonheur du bout des doigts ce soir. Ne ratez pas le concert privé de Thomas dans la bibliothèque de Darcourt. Note à tous ceux qui avaient prévu de filer à l'anglaise avant la fin pour éviter le discours de notre vénérable président: nos informateurs nous ont appris que les élèves dissidents seraient mis sur liste noire. Alors, à bon entendeur, salut! Et ne boudez pas, le privilège d'assister à un concert acoustique de notre star locale vaut bien ces fastidieuses minutes.Tic tac, tic tac, le compte à rebours a commencé...Je faillis m'étouffer avec mon sandwich. J'avalai trop vite une lampée de Coca Light pour faire passer la bouchée et les bulles acides envahirent le fond de ma gorge. Assez peu élégamment, je recrachai le tout dans une quinte de toux. Quand j'eus repris un semblant de dignité, je levai les yeux au-dessus de l'écran de mon portable. Personne n'avait l'air de s'être aperçu de ma mésaventure. Tant mieux. Inutile de donner à mes petits camarades des raisons supplémentaires de ricaner à mes dépens. Je posai le reste de mon repas sur le banc, et j'inspirai une bouffée d'air où flottait l'odeur humide des feuilles mortes. Les vacances de la Toussaint étaient derrière nous, mais il faisait encore beau pour la saison, et un soleil timide perçait à travers les branches enchevêtrées des arbres au-dessus de moi. L'hiver tardait à s'installer, mais bientôt les déjeuners à l'air libre que j'aimais tant à Darcourt seraient de l'histoire ancienne.
Ishtar, la lune mauve, règne sur Viridan et dans le coeur des T'sent.Le Livre des T'sentUn an auparavant.C'était toujours la même sensation, la même boule au fond de la gorge. J'avais beau savoir que, dans une semaine, je me demanderais comment j'avais pu être aussi impressionnée par une bande d'ados aussi mal dans leur peau que moi, une angoisse tentaculaire me tordait l'estomac. Pourtant, je commençais à avoir l'habitude. Après l'humiliation cuisante de mon premier jour en sixième, au CES Pierre-Loti, j'avais mis au point un plan infaillible pour survivre à la rentrée. Il comportait trois règles d'une efficacité redoutable:Règle n° 1: reléguer dans un placard la robe écossaise à col Claudine refourguée à mon père par une vendeuse sadique, ou tout autre vêtement piège. Enfiler à la place un vieux jean, un pull noir extra-large et une paire de baskets fatiguées.Règle n° 2: jeter aux oubliettes le cartable tout neuf rempli de livres et de cahiers bien rangés, et balancer mes affaires en vrac dans un sac en toile taché d'encre.Règle n° 3: effacer le sourire nerveux qui avait la fâcheuse tendance de venir se plaquer sur mon visage, dévoilant le magnifique appareil de torture qui ornait mes incisives. Le remplacer par une expression neutre ou, mieux encore, un air maussade perfectionné devant la glace.Je ne m'en étais pas trop mal sortie ces dernières années à Rennes, et mes dents étaient désormais, grâce à l'obstination d'un orthodontiste un poil tortionnaire, parfaitement alignées. Mais en arrivant devant l'imposant bâtiment que je me préparais à hanter jusqu'à ma majorité, j'eus le pressentiment que ma stratégie allait s'avérer perdante.Un peu à l'écart des autres, un petit groupe d'élèves toisait la foule qui commençait à s'amasser devant les hautes grilles en fer forgé du lycée. Les filles rivalisaient d'élégance nonchalante, en slim brut et ballerines. Les garçons, le col de leur chemise relevé sur la nuque, comparaient leurs nouveaux portables, et recoiffaient leurs mèches savamment rabattues sur le visage. Au milieu d'entre eux se tenait, altière, une fille très mince et très blonde, de ce blond presque platine que l'on retrouve chez les très jeunes enfants et les tops model suédois. Elle avait l'assurance de ceux qui savent que leur beauté rendra leur vie plus intense que celle des autres. Son rire cristallin s'éleva dans l'air limpide du matin. Elle tourna la tête et son regard glacé croisa le mien.
Présentation de l'éditeur - Laisse tomber, souffla Nora. Tu n'as rien à te reprocher. Je lui rendis son sourire, touchée par sa confiance. Mais hélas, j'étais loin d'être aussi catégorique qu'elle. Il y avait tant de choses qu'elle ne savait pas. Tant de choses que je leur cachais à tous ! Un vertige me saisit. Petit à petit, j'avais reconstruit ma vie, mais les fondations reposaient sur des sables motivants. Malgré tous mes efforts, Viridan refusait de se laisser oublier.
La corrida et le rodéo, les deux seuls affrontements homme-bovin mondialement connus, sont de lointains cousins dont les relations historiques et formelles interrogent tes processus de transformation de la culture entre l'Europe et l'Amérique. Cette étude de géographie culturelle envisage toutes les pratiques tauromachiques, des courses de taureaux du sud-ouest européen à l'immense famille des rodéos nord et sud-américains. Les jeux, les fêtes et les spectacles sont analysés comme des marqueurs territoriaux et comme des moyens d'expression identitaire qui prennent forme et signification les uns par rapport aux autres. Il en résulte une mosaïque territoriale complexe où les relations homme-bovin véhiculent des sentiments d'appartenance dont les clivages et les solidarités s'expriment à l'échelle d'une aire culturelle transatlantique. Ces pratiques, rurales et urbaines, populaires et savantes, témoignent aussi d'un processus de construction territoriale où se relaient deux temps forts de la mondialisation occidentale : l'impérialisme ibérique, contemporain de ta colonisation : de l'Amérique à partir du XVIe siècle, et l'hégémonie culturelle étasunienne qui s'affirme dès le milieu du XIXe siècle.