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Le sons de l'exotisme au cinéma. Bruits, voix, musiques, Textes en français et anglais
Azevedo Amandine d' ; Faucon Térésa ; Kerlan Anne
MIMESIS
24,00 €
Épuisé
EAN :9788869763519
Quel bruit fait l'exotisme dans les films ? Comment double-t-on un accent ou traduit-on une spécificité langagière et culturelle ? Comment le cinéma fait-il parler l'Autre ? Comment recycle-t-il et invente-t-il des "clichés sonores" de l'exotisme avec ses bruits, ses sons, ses rythmes ? Et à l'inverse, comment impose-t-il le silence à des corps, des objets, des lieux ? Ce livre collectif est l'occasion d'étudier ces interactions de l'exotisme entre écoutant et écouté. L'exotisme n'est pas qu'un spectacle pour les yeux, il est également un spectacle pour les oreilles. Ouvrage bilingue en français et en anglais. Les quatre directrices de publication enseignent et font des recherches sur le cinéma à l'université et au CNRS. Elles ont co-fondé en 2018 l'atelier "Exotismes en champ-contrechamp : réception et circulation des ? gures de l'altérité dans le cinéma de ? ction" qui se propose de réï¬échir aux dynamiques d'échanges et de regards entre le "nous" et les "autres" , l' "ici" et l' "ailleurs" .
«Tante Palma était une sorte de mère. C'est la première féministe que j'ai connue. Elle disait que "célibataire" n'était pas un étar civil mais un état de grâce.»Au beau milieu de la grande cuisine familiale de la fazenda, Antonio attend l'arrivée de son arrière-petit-fils. Son esprit s'envole, les souvenirs l'assaillent. Tante Palma surgit. Jeune, audacieuse, indépendante, elle captive ses neveux et nièces. Un véritable théâtre à elle seule, créant chaque jour la surprise. À commencer par cet étrange cadeau de mariage qui rythmera les joies et désespoirs de toute la famille sur quatre générations: le riz ramassé sur le parvis de l'église, le jour du mariage de José et de Maria Romana. Qui aurait pu imaginer que, presque cent ans plus tard, leur fils Antonio serait encore en train de cuisiner ce riz aux vertus saisissantes...Romancier, dramaturge, scénariste et poète, Francisco Azevedo (Rio de Janeiro, 1953) a aussi travaillé pour le cinéma et la télévision. Nombre de ses pièces de théâtre - Unha e carne, Coraç
Le film populaire indien, lieu de postures et de motifs visuels et sonores sans cesse déclinés, fait siens les mythes ; ces derniers influent tant sur le contenu que sur la forme des fictions. La singularité de ce cinéma tient à un travail d'hybridation : la mise en scène s'appuie sur le cadre du film formulatique (séquence musicale, frontalité, décor) pour mieux le torser. Cette torse passe par la répétition de motifs mythologiques, artistiques et par des références autres (historiques, politiques). En prenant la notion de " mythe " comme prisme, l'ouvrage permet d'interroger ces formes filmiques et leur rapport à la puissance des images. Qu'en est-il des formes 1 filmiques dès lors qu'elles se mêlent à des enjeux mythiques et à des formes visuelles plus anciennes ? Cette réflexion sur les cinémas populaires croise alors l'art de bazar, l'imprimerie bon marché, la lanterne magique, le théâtre, la photographie et la série télévisée, non dans un fatras formel, mais dans l'intrication d'un champ visuel dense, riche et hétéroclite. C'est le cinéma qui donne une nouvelle forme à la mythologie, forme traversée d'une mémoire d'autres formes.
Botafogo (O cortiço) est un grand classique de la littérature brésilienne du XIXe siècle. Ce roman naturaliste - Azevedo est considéré comme le "Zola brésilien" - décrit les conditions de vie très rudes dans un quartier populaire, presque un bidonville, de Rio de Janeiro. Dans ce microcosme grouillant de jeunesse et de vitalité, les intrigues amoureuses et sexuelles sont nombreuses, la violence guette à chaque instant. Un grand nombre de personnages hauts en couleurs - immigrants portugais prêts à tout pour faire fortune, mulâtresses opulentes, mais aussi esclaves - s'y croisent, s'y aiment, s'y heurtent et s'y déchirent. A sa parution en 1890, le livre a fait scandale en raison de la présence, pourtant anecdotique, d'un personnage homosexuel et d'un couple de lesbiennes - ce qui n'empêchera pas son auteur de devenir membre de l'Académie brésilienne des Lettres en 1897, et ce jusqu'à sa mort en 1913. Ce roman, vif et brûlant, plein d'humanité, n'a rien perdu, finalement, de sa force d'évocation et de dénonciation du sort de tous les exploités de la Terre. Une traduction française expurgée a été publiée en 1955 au Club Bibliophile de France. Nous le proposons ici dans une nouvelle traduction moderne et complète d'Olivier Bosseau.
Pourquoi, partout et de tout temps, les hommes ont-ils voulu offrir des sacrifices à leurs dieux ? Pour leur plaire et s´attirer leurs faveurs ? Pour les remercier sans rien demander en échange ? Qu´est-ce qui se cache derrière ce rite ? Hubert et Mauss, éminents spécialistes des religions, pensent que si le sacrifice est "l´instrument privilégié de communication entre l´homme et les forces supérieures" , comprendre son langage signifie cueillir l´essence de la religiosité primitive.
L'importance exceptionnelle que les différentes formes de religion ont eu dans l'histoire de l'humanité est tout à fait étonnante. Au lieu de concentrer leur attention sur la situation existentielle en tant que dimension vécue dans le présent, les êtres humains ont cherché le plus souvent à expliquer son sens dans la référence à l'au-delà. La raison de cette tendance semble avoir été dictée surtout par le fait que pour l'être doué de conscience de soi la mort est impensable, inacceptable. Ce texte analyse le problème de la recherche d'un sens ultime, qui de fait apparait inatteignable, comme le montrent les expériences des grands philosophes de la modernité ayant souligné les limites de la pensée et du langage. Toutefois le message évangélique du Christ garde toute sa validité en tant que mystère de l'anéantissement de Dieu dans l'amour.
Les relations entre les deux arts du temps et du mouvement, danse et cinéma, ont déjà fait l'objet de divers travaux, mais les problématiques restaient générales : comment le cinéma montre-t-il la danse ? Comment le cinéma fictionne-t-il le monde de la danse ? Quelles sont les gains et les pertes de la rencontre entre ces deux arts (ce que le cinéma y gagnerait, ce que la danse y perdrait) ? L'hypothèse sera donc : comment parler de danse au cinéma au delà de l'évidence des performances ? Qu'entendre par les " danses idéales " créées par le cinéma selon le critique Ricciotto Canudo ?
Cet ouvrage développe l'idée que la perception a une histoire et que notre manière de voir ne fut pas toujours la même selon les époques. De plus, la vision n'est pas une donnée invariable et elle est constamment réinventée par le contact avec l'environnement. Ce propos théorique - l'un des défis conceptuels majeurs en esthétique au XXe siècle - a engendré un vaste débat qui se trouve aujourd'hui au centre de l'actualité scientifique, du fait des recherches récentes en épigénétique, plasticité neuronale, anthropologie, et en relation avec la prolifération des dispositifs et des médias techniques contemporains. La philosophie de Merleau-Ponty a développé cette conception de la perception en tant que phénomène qui se métamorphose au sein de l'histoire et dont les changements se laisseraient entrevoir dans les formes d'expression humaines.